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Mercredi 14 Mai 2003

iTunes 4, le p2p, et les majors !

Humeur > Strategie
iTunes 4 et le Music Store ne peuvent s'empêcher de soulever de vives réactions depuis leurs sorties ! Et pour cause, Apple tente d'imposer un système concurrentiel d'achat de musique en ligne qui se veut un juste milieu entre les prix affolants pratiqués par les majors et la gratuité non viable à long terme, du partage via les réseaux P2P. Le conflit entre pirates et maisons de disques faisant rage, les économistes et rédacteurs de presse informatique gardent, avec espoir, les yeux rivés sur les chiffres de ventes de musique via le Music Store.
Conjoncture actuelle


Un 'vol' bilatéral' !

Les majors 'volent' clients et auteurs légalement, et les utilisateurs de p2p illégalement. Les deux extrêmes sont tous deux des modèles de cupidité ! Alors que jusqu'à maintenant, à l'aide d'une utilisation raisonnée du p2p (achat si on écoute régulièrement, apprécie et qu'on en a les moyens), on pouvait espérer obtenir un certain équilibre n'entraînant pas de perte de bénéfice pour les majors et une certaine flexibilité pour les clients qui pouvaient ainsi découvrir facilement d'autres styles, d'autres groupes, et choisir leurs morceaux.

Encore faut-il que l'utilisateur sache se maîtriser et prendre conscience que le tout-gratuit n'est pas viable à long terme. Or l'intolérance semble régner, beaucoup de pirates ne sont pas prêts à lâcher leur petit confort, mais auront-ils le choix dans les mois qui suivent ?

Aggressivité croissante des majors

De leur côté les majors semblent n'avoir toujours pas compris que leur part du gâteau est bien trop importante. Sony a récemment annoncé abandonner ses protections sur les CD audio, cependant la chasse au pirate est plus que jamais à l'ordre du jour comme le témoigne les percutants procès aux USA, les annonces agressives de la RIAA et de la MPAA et les tentatives de légalisation de l'identification des pirates dans le but de les poursuivre au sein de l'Europe. Sans compter leurs agissements nettement moins légaux contre le piratage, tels que l'élaboration de divers traceurs et softs anti-partage permettant de tracer, contrôler, stopper les systèmes des pirates connectés aux réseaux p2p... Cette 'guerre' fait rage depuis 6 mois, mais les majors ont un atout et pas des moindre, leur poid sur l'économie et donc sur les politiques ! No comment...

Apple, en sauveur ?


En ces temps de tensions extrêmes entre consommateurs et majors, Apple apparaissait aux yeux de tous comme 'la' solution contre le piratage abusif et les prix exagérés des CD audio. Le Music Store permet d'écouter des extraits, de télécharger rapidement des morceaux ou des albums que l'on choisit, le tout à un prix défiant toute concurrence. Or tous ses prédécesseurs s'y sont cassés les dents et c'est sans grand espoirs que les maisons de disques ont signé les récents contrat avec Apple. Et pourtant, les résultats financiers actuels sont encourageants, avec en quelques semaine plus de 2 millions de téléchargements (payants) à partir du Music Store pour seulement moins de 3% des personnes possédant un ordinateur (les MacUsers) au niveau mondial. De quoi faire réfléchir les maisons de disques...et les auteurs qui pourraient bien rapidement se passer de ces derniers.

Un système de protection efficace ?

iTunes 4, le p2p, et les majors !
Afin d'obtenir des accords avec les majors du disque, Apple a dû mettre en place un système de protection complexe des fichiers téléchargés via le Music Store, appelé DRM. Ce système de gestions des droits numériques est basé sur un double identifiant  : l' Apple ID, utilisé lors du paiement des fichiers sur le Music Store, et un id spécifique à chaque Mac dépendant de votre carte Ethernet. Ce 'traceur' est implémenté dans dans chaque fichier AAC et est automatiquement recensé et vérifié dans une base de donnée centrale permettant ou non la lecture du fichier. L'extension '.mp4p' ne veut donc rien dire d'autre que 'mp4 protected' ( protégé ) !

Quelle en est la conséquence ? Les fichiers téléchargés ne peuvent être copiés sur seulement 3 Mac différents . Apple détient donc une fiche détaillée de chaque personne utilisant les services du Music Store et une trace de chaque fichier téléchargé, imitant ainsi le modèle Passport de Microsoft ! Un sérieux coup pour la liberté individuelle, mais un procédé indispensable afin de s'accorder avec les Majors.

Seulement, voilà, tout système de protection a malheureusement ses failles. Il est facilement contournable via une gravure audio, ou tout bonnement une capture du flux sonore d'iTunes via Audio Hijack, puis une reconversion AAC (afin de perdre le moins possible de qualité sonore). Tout comme l'enregistrement via les sorties audio matérielles, Apple est et restera malheureusement incapable de l'empêcher, à moins d'envisager un système de protection matérielle à l'instar de Microsoft et son projet Palladium  !

Risque de détournement du streaming...

iTunes 4, le p2p, et les majors !
Apple ne s'est certainement pas vanté non plus auprès des majors des risques de reconversion de son logiciel à des fins de partage. En effet, l'implémentation dans iTunes d'un module de streaming de ses musiques en réseau local, a ouvert une brèche grande ouverte aux pirates. Le module de partage permet de diffuser relativement facilement sur Internet ses musiques.

Eh oui, quoi de plus facile que de capturer un flux de streaming envoyé par un client ITunes, que vous réceptionnez ? Un logiciel dédié à cette tâche est apparu très rapidement : ITunesDL et un autre permet depuis quelque temps déjà de capturer le son : Audio Hijack. Mais n'allez pas croire que ces logiciels ont été créés dans ce but.

La fluidité d'une lecture en streaming, dépend et du débit de celle-ci (de 128, 192, 256 ou 320 la plupart du temps) et de l'optimisation du module de streaming. Le streaming iTunes via une connexion ADSL de 128kbps en upload (ADSL 1), connexion qui fournit en théorie pile le débit nécessaire à une lecture fluide à distance, n'est pas très optimisé, car on constate que la lecture est entrecoupée par de nombreuses mises en caches. Ce phénomène est d'autant plus fréquent qu'un nombre important de personnes lisent vos musiques en même temps. Ainsi à moins d'avoir une connexion ADSL 2 Pro à 256kbps en upload (minimum), il vous sera impossible de faire du streaming en de bonnes conditions. Toute l'utilité d'iTunesDL se révélait alors, mais cela permettait dans la foulée aux pirates de se doter d'un logiciel de téléchargement.

Moteurs de recherche dédiés

Apple avait trouvé bon de révéler les détails de son système de protection afin d'avertir les adeptes du partage, mais ce fût sans effet. En plus des nombreux trackers et sites web référançant les serveurs iTunes, des petits malins de chez SpyMac se sont récemment empressés de créer un moteur de recherche pour ses clients iTunes partageant leur musique. Comment est-ce possible ? Voici une réponse plus qu'explicite du Webmaster de SpyMac, David Benesch, mettant une fois de plus Apple en cause : «Cette fonctionnalité est présente dans iTunes (...) mais nous avons dû effectuer la dissection nous-mêmes » !

Conclusion


Bref, Apple nous a mis à disposition un outil à double tranchant puisque développeurs et bidouilleurs invétérés, adeptes du partage ont tôt fait d'exploiter les faiblesses du logiciel afin de servir leur cause, mettant ainsi Apple dans une situation délicate face aux majors. Apple nous a permis une telle utilisation, mais espérait peut-être une attitude plus raisonnable de notre part et ceci dans notre propre intérêt puisque le système Music Store-iTunes actuel pallie clairement à nos besoins musicaux. Gageons un rapide retour en arrière dès la prochaine mise à jour d'itunes, car dans le cas contraire les accords avec les majors risquent d'être rapidement remis en cause !

@ Neobugs


Les réactions à cet article
Témoignages et avis....
  • Le 14/05/2003, 21:20@ Nico : Mouais :(

    Je rigolais en lisant ce que Microsoft voulais faire avec Paladium .... mais la Apple s'en raproche :/

    "Ce système de gestions des droits numériques est basé sur un double identifiant  : l' Apple ID, utilisé lors du paiement des fichiers sur le Music Store, et un id spécifique à chaque Mac dépendant de votre carte Ethernet. Ce 'traceur' est implémenté dans dans chaque fichier AAC et est automatiquement recensé et vérifié dans une base de donnée centrale permettant ou non la lecture du fichier."
  • Le 15/05/2003, 01:47@ Macleone : re: Mouais

    Bof. je trouve qu'il y a un immense fossé entre Palladium et ce système. Tout d'abord, il ne s'applique qu'aux personnes téléchargeant des musiques sur l'iTunes Music store, et il ne s'applique qu'aux fichier necessitant des doits d'utilisation (droit d'auteurs dans ce cas).
    Microsoft veut avec son système, controller tous vos fichiers jusqu'a votre moindre fichier Word qui traine. Et son système serait imposé par l'OS.
    Je pense qu'il est mal venu de comparer le système mis en place par Apple pour la gestion et régularisation des fichiers à droit d'auteur (qui reste cependant assez souple. cf article) et le système de Microflop qui consiste à tout bloquer sauf ce qu'ils choisissent.
  • Le 15/05/2003, 09:13@ Nico : Vi mais ...

    Donc si tu achete un mp3 sur music store et que tu le refile a un pote, comme ce fichier a ton identifiant, apple vera que ton pote ne l'a pas acheter et tu deviendra un refourgeur de mp3 pirate ... fini le libre echange :(
  • Le 15/05/2003, 09:51@ Charled : ?

    Très bon article, bien rédigé. Merci.

    Deux réflexions à sa suite.

    D'une part, je me demande si Apple et les Majors, sachant que des "petits malins" arriveraient à permettre ce qu'Apple a volontairement bridé, n'ont pas prévu de prendre en compte un certain pourcentage de piratage. En considérant que le nombre de "pirates" (inévitables) serait marginal par rapport au nombre d'acheteurs.

    D'autre part, comme Neobugs le fait remarquer, qu'est-ce qui empêcherait, à l'avenir, Apple de travailler en direct avec les artistes ? Elle maitrise le canal de distribution (Music Store), la com' (Music store aussi) elle protège les droits d'auteurs, elle sait rédiger des contrats...
  • Le 15/05/2003, 19:22@ polo : et oui

    Bhe oui je disais dans le forum que C'est pas parti pour s'arrèter le itunes music store avec 2 millions de titres vendus en 2 semaines !

    par contre que les majors fassent pression sur apple pour renforcer la sécurité sur les fichiers audios ou pire qu ils demandent à apple de virer l'option rendez vous y a des risques !

    l'autre risque est artistique et c'est le plus probable ! c'est que les majors vu le succès d'itunes music lache la pression et même à la limite se fiche de l'échange peer to peer et inondent le store de nouveautés quasi hebdomadaire une espèce de musique jetable qui aurait pour effet de nuire fortement à la créativité !
  • Le 15/05/2003, 21:31@ Edie S. : Steve, my Brother

    C'est assez fou que les Mac Users soient si complétements passionnés par leurs machines qu'ils en perdent tout esprit critique envers les stratégies commerciales de Jobs !


    "Apple nous a permis une telle utilisation, mais espérait peut-être une attitude plus raisonnable de notre part et ceci dans notre propre intérêt puisque le système Music Store-iTunes actuel pallie clairement à nos besoins musicaux."

    Remplacer, dans cette phrase "Apple" par "Microsoft" et tout le monde crierait au Windowsien endoctriné par son Big Brother !
    Non, mon gars. Apple ne te "permet" rien, Apple te vend un soft (iTunes), puis te vend un service (iTMusic Store).

    Que ça te satisfasse, libre à toi. Que d'autres considèrent le Peer2Peer comme un magasin gratuit de musique, libre à eux. Peu importe lesquels ont raison ou tord.

    Apple n'a pas à mettre en place des moyens techniques censés canaliser et contrôler nos agissements d'utilisateurs informatiques et ce "dans notre propre intérêt".
    Apple ne propose que de l'informatique. Le discours commercial tend à faire croire qu'il vend aussi un art de vivre. C'est faux. Tout aussi faux que Bill Gates nous vend la sérénité avec son fond d'écran Prairie dans Windows XP.
  • Le 15/05/2003, 23:20@ Neobugs : Bien sûr...

    Correction, Apple ne vend pas iTunes, en revanche ils ont permis de franchir un premier pas dans le domaine de l'économie numérique. Je me doute bien qu'ils se font de l'argent dessus, et que tout commes les majors, leurs marges dépassent de loin celles des auteurs.

    Apple vend un service, et le consommateur lamda ne semble pour l'instant pas s'en plaindre. Le consommateur est roi, libre à lui d'acheter via le Music Store ou non. La protection devait être la condition sine quoa none pour l'établissement des contrats avec les majors et je dois dire que j'aurais été à la place des dirigeants d'Apple s'en étant occupé, j'aurais fait de même.

    Ne rêvons pas, Apple, Microsoft..., toutes ces firmes sont régies de près ou de loin par le capitalisme, véritable maître de ce monde.

    Ce n'est peut-être pas, voir sûrement pas le meilleur modèle économique mais je pense qu'on s'est d'ors et déjà engagé dans une voie sans issue où il est difficile de faire demi tour en un coup de volant. Mieux vaux freiner, encourager la vente online, et essayer de se passer d'un maximum d'intermédiaire entre les artistes et les clients.

    L'idéal serait que les chanteurs vendent chacun leur produits online mais pourquoi s'engageraient-ils dans cette voie lorsqu'on sait que cela coute cher, et que comme je l'ai déjà dit, bcp s'y sont déjà cassé les dents...

    Ces protections n'existeraient peut-être pas si il n'y avait pas cette minorité de 'leecher', dont une bonne partie représente le consommateur moyen, appâté par la gratuité de la chose. Au risque de me répéter, le tout gratuit n'est actuellement pas une solution viable. Des lois définissent nos droits, nos agissements sont contrôlés et ce n'est certainement pas pour rien, bien que certaines de ces lois soient discutables, il faut bel et bien empêcher l'homme d'agir selon son gré. Si l'homme savait se maîtriser, nous n'en serions certainement pas là.

    Je ne suis pas fanatisé par la pomme, loin de là, mais entre les projets démentiels de Microsoft et ceux d'Apple, il y'a une sacrée différence. Mieux vaut soutenir le plus faible afin d'établir une relative concurence au profit du consommateur, et cela se fait d'autant plus facilement qu'Apple, dans son optique d'innovation propose des solutions logicielles préférables à mon sens, à celles de Microsoft.

    Quant à l'art de vivre, seul les utilisateurs le définisse. Comme le montre cette article Apple est loin de pouvoir tout contrôler et à ce que je sache aucun projet type Palladium n'existe chez cette firme.

    Enfin, je laisse la parole à un musicien dont le but n'est absolument pas l'argent contrairement aux firmes évoquées ci-dessus.

    " On me demande souvent pourquoi j'offre gratuitement ma musique...

    Eh bien pourquoi pas ? pourquoi devrait-on toujours payer pour avoir quelque chose ? moi je pense que la musique est une création destinée à communiquer des idées sous la forme de symboles sonores ; et mon ambition première et de communiquer ces idées aux autres. La distribution de cette forme de musique n'est pas la principale source de revenus des industries de la musique (sociétés d'enregistrement, distributeurs, détaillants etc... ) alors pourquoi ne pas l'offrir gratuitement, ce qui permettrait d'atteindre les gens plus facilement.

    Ma conviction vient de ce que, selon moi, la création musicale n'appartient à personne et chacun doit donc pouvoir en jouir (sans nécessairement la vendre à d'autres ni faire payer les autres) ; l'idée d'un "domaine commun" où chacun pourrait profiter des créations musicales sans que personne n'en tire un bénéfice financier peut sembler utopique dans le monde d'aujourd'hui. De nos jours, la cupidité gouverne l'humanité toute entière, en relation avec le concept de propriété.

    On ne devrait pas tout conserver par devers soi, sauf pour des raisons de sauvegarde personnelle, ou si l'on préfère louer ses créations aux autres. Le concept de richesse découle de celui de propriété et du contrôle des ressources.

    Je crois que la création devrait se retrouver dans un lieu accessible à tous ; il est avéré que le véritable progrès vient du partage des idées et de leur développement en commun ; la société égyptienne ancienne en est un exemple tout comme internet aujourd'hui ; les logiciels gratuits ou partagés sont la raison manifeste du développement d'internet ; le commerce est une entrave à cette croissance en introduisant des concepts de propriété, de créations exclusives ou restrictives et de paiement pour des informations qui sont souvent gratuitement accessibles ailleurs.

    Dans la société moderne, il n'est pas évident de créer une situation où idées et informations seraient à la disposition de tous gratuitement et pourtant il le faudrait ; ceci est particulièrement vrai pour la création et la réflexion.

    Les gens me disent : "si vous donnez votre musique, comment allez vous gagner votre vie ?" ; faire des enregistrements, payer les techniciens et les musiciens, acquérir du matériel, tout cela coûte de l'argent. Mais il ne faut pas penser que tout ce que vous créez doit nécessairement vous rapporter de l'argent ; quand on est réellement motivé, cela suffit pour réaliser ses idées.

    Ce ne doit pas être "l'argent d'abord", l'argent qui n'est qu'un concept convenu, un concept comme un autre et pas davantage ; ce concept n'a aucune valeur s'il n'est pas reconnu par tout le monde ; en général, le fait d'avoir envie d'argent et de s'efforcer d'en acquérir a un effet négatif sur l'esprit ; la quête de l'argent, tout comme son acquisition, représente un obstacle au développement spirituel.

    Offrir des créations et de la musique ne signifie pas que tout doit être gratuit, mais il est des gens qui, soit n'ont pas les moyens de payer pour de la musique, soit n'en n'écouteront jamais s'ils doivent payer pour cela ; pour ceux-là comme pour tous les autres qui ont déjà acheté de la musique, il devrait exister un "lieu" où pouvoir écouter de la musique sans frais. J'envisage d'offrir gratuitement aux gens un tiers ou la moitié de la musique que je crée ; ceci devrait aussi s'appliquer à d'autres créations musicales, à l'information en général, à la recherche musicale, à la philosophie etc...

    Certains de mes concerts ne sont pas gratuits cependant, car il me faut bien payer les orchestres et l'équipe qui m'entoure ; il m'arrive de gagner de l'argent sur les concerts que nous donnons, quelquefois je m'en tire de justesse, quelquefois je suis déficitaire ; je m'arrange en gros pour gagner ma vie ; lors de nos tournées, les chauffeurs, preneurs de son et autres techniciens ne sont pas pléthore ; cela ne représente pas grand-chose et personne ne fait fortune ; tout l'argent que je gagne en surplus va dans la recherche, le développement de créations et les déplacements sur des sites dont les infrastructures rendent presqu'impossible tout gain d'argent ; notre groupe s'est déplacé à Cuba, au Sénégal en Inde, etc... et dans presque tous ces cas, c'est moi qui en ai assumé les frais.

    Certaines créations et certains concepts doivent être accessibles à tous afin de contribuer au développement de chacun.

    La paix soit avec vous.

    Steve Coleman "
  • Le 16/05/2003, 09:59@ polo : bon

    Assez daccord avec cette analyse concernant la politique d'Apple !

    par contre le discours du musicien J'en ai jamais lu des "comme ça" et pourtant de par mon boulot j'en croise tout les jours des musiciens et je parle bien de musiciens(ceux qui créent) pas des show buisness musician qui eux on le sais ne pensent pas du tout à la musique !
  • Le 16/05/2003, 12:24@ Neobugs : Voilà...

    C'est un musicien américain. Son discours original est *L*http://www.m-base.org/mp3_philosophy.html*/A*ici*/L* ! Vous y trouverez ses musiques mises à disposition etc...
  • Le 16/05/2003, 14:15@ polo : des mots encore des mots

    oui bhe il risque pas de faire beaucoup d'adeptes!
    même si la musique peut être une passion ca ne reste pas moins un métier comme plein d'autres
    et faut pas rèver même le musicien marginal et passionné cherche à gagner des sous à tout pris
    et dans certains cas avant tout !
    c'est un beau discours mais qui colle pas à la société dans laquelle on vis pour qu il colle faudrait tout changer !
  • Le 16/05/2003, 15:57@ Neobugs : Au contraire...

    Plusieurs musiciens adoptent ce moint de vue, mais formant une faible minorité.

    Seulement je ne suis pas d'accord avec vous, qui vous assure que la société actuelle est basée sur un bon modèle... Ce 'discours' tend à proposer un modèle complètement différent. L'auteur est clairement conscient que le modèle qu'il propose est difficilement applicable dans notre monde capitalliste.
  • Le 04/10/2003, 15:13@ 45Niggaz : P2P

    Bonjour,
    A propo du P2P je trouve sa un scandale darreter plein de gens pour avoir dl des centaine de musique, ou meme partager des musique alors qui il a 1 milliard dautre perssone qui partage et qui dl , c de linjustice pour moi , le P2P sera encore a mon avis utiliser encore pour ben lontemps et ecouter mes conseils
    continuer a dl et a partager, ne faite pas ce que vous dis les autre , de faire attention etc...

    merci a mac4ever je soutien votre site web
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