L’Union européenne vient officiellement de commencer à déployer son système d’entrée/sortie (EES), une nouvelle plateforme numérique destinée à enregistrer les données biométriques des voyageurs non européens franchissant les frontières extérieures de l’espace Schengen.
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Un contrôle automatisé
Le dispositif EES va remplacer progressivement les tampons papier apposés sur les passeports, et marque un tournant dans la gestion des flux migratoires et dans la sécurité aux frontières.
Concrètement, tout voyageur non ressortissant européen — qu’il soit détenteur d’un visa court séjour ou qu'il en soit exempté — devra, lors de sa première entrée, effectuer un enregistrement biométrique complet : scan du passeport, prise d’empreintes digitales, et capture d’une photographie faciale.
Ces données seront stockées dans une base de données européenne commune et reliées à divers systèmes sécuritaires de l’UE (SIS, VIS, Europol). Lors des passages ultérieurs, seule une vérification d’identité biométrique sera nécessaire.
L’EES vise plusieurs objectifs : identifier les personnes dépassant la durée de validité de leur visa, mais aussi renforcer la lutte contre l’immigration irrégulière et la fraude documentaire. Selon la Commission européenne, le système devrait permettre également de mieux suivre les mouvements transfrontaliers et de réduire la dépendance aux contrôles manuels.
Le dispositif s’applique à l’ensemble des pays de l’espace Schengen, à l’exception de l’Irlande et de Chypre, mais inclut la Suisse, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein.
Un déploiement progressif sur six mois
La mise en œuvre complète du système sera progressive sur six mois, afin de laisser le temps aux États membres, aux opérateurs aéroportuaires et aux voyageurs de s’adapter. Ainsi, il est prévu qu'il soit pleinement opérationnel d’ici le 10 avril 2026, date à laquelle les tampons physiques dans les passeports seront remplacés par des enregistrements électroniques.
La Commission insiste sur une phase d’adaptation dite en douceur. Mais plusieurs compagnies aériennes et associations de voyageurs redoutent déjà un risque d’allongement des files d’attente dans les aéroports, notamment lors de la haute saison.
pour ou contre ?
Si Bruxelles vante un progrès technologique au service de la sécurité, plusieurs ONG et défenseurs des libertés numériques s’inquiètent de la centralisation massive de données biométriques. L’EES enregistrera des millions de visages et d’empreintes chaque année — une évolution qui soulève des questions de protection de la vie privée et de cybersécurité, alors que l’UE multiplie déjà les bases de données transnationales.
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