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Jeudi 11 Mars 2010

Le Libre, l'Open-Source, UNIX et le Mac

Humeur > Opinion
Introduction


Cet article reprend tout depuis le début, aussi peut-il être redondant si vous savez déjà ce qu'est le logiciel libre : si vous êtes capable de faire la différence entre logiciel libre et logiciel open-source, alors sautez directement à la conclusion. Sinon, l'article et plus sûrement ses quelques derniers paragraphes sont susceptibles de vous apprendre des choses.

Libre et Open Source


La première notion à acquérir pour comprendre ce que sont logiciels libres et open-source est celle de code source. Le code source d'un logiciel est ce qu'a écrit le programmeur. Il est rédigé dans un langage à la syntaxe d'une précision absolue et est très généralement compréhensible par d'autres programmeurs.

Par exemple, voici le code source d'une minuscule application qui, lancée dans le terminal, affiche "Bonjour Mac4ever !" :


#include <stdio.h>
int main(void){
printf("Bonjour Mac4ever !\n");
}


Malgré quelques lignes ésotériques, la lecture de la troisième ligne peut mettre la puce à l'oreille de n'importe qui quant au but et à la logique interne du programme (print = afficher en anglais) : affiche "Bonjour Mac4Ever !".

Ce code source miniature est écrit en C. Les ordinateurs ne comprennent pas le C, les humains peuvent en revanche le comprendre. Pour que l'ordinateur sache quoi faire avec ce code-source, il faut le compiler. L'action de compiler le code source, (la compilation, donc) transforme ce code lisible par les êtres humains en une suite inintelligible de 1 et de 0, qui sont des instructions compréhensibles par le processeur. Par exemple voici (en hexadécimal) une partie du contenu du programme ci-dessus, une fois compilé :



11 40 64 79 6c 64 5f 73 74 75 62 5f 62 69 6e 64
65 72 00 51 72 00 90 00 72 10 11 40 5f 65 78 69
74 00 90 00 72 18 11 40 5f 70 75 74 73 00 90 00
00 02 5f 00 0c 73 74 61 72 74 00 4b 00 04 5f 00
27 6d 61 69 6e 00 50 4e 58 41 72 67 00 55 65 6e
76 69 72 6f 6e 00 67 00 02 6d 68 5f 65 78 65 63
75 74 65 5f 68 65 61 64 65 72 00 47 5f 70 72 6f
67 6e 61 6d 65 00 6c 02 00 00 00 03 00 cc 1d 00


Il est possible de remonter de cette forme compilée (on dit aussi binaire) vers un autre langage de programmation, l'assembleur. En poursuivant notre exemple, cela pourrait donner ça :



.cstring
LC0:
.ascii "Bonjour Mac4ever !\0"
.text
.globl _main
_main:
LFB3:
pushq %rbp
LCFI0:
movq %rsp, %rbp
LCFI1:
leaq LC0(%rip), %rdi
call _puts
leave
ret
LFE3:
.section __TEXT,__eh_frame,coalesced,no_toc+strip_static_syms+live_support
EH_frame1:
.set L$set$0,LECIE1-LSCIE1
.long L$set$0
LSCIE1:
.long 0x0
.byte 0x1
.ascii "zR\0"
.byte 0x1
.byte 0x78
.byte 0x10
.byte 0x1
.byte 0x10
.byte 0xc
.byte 0x7
.byte 0x8
.byte 0x90
.byte 0x1
.align 3
LECIE1:
.globl _main.eh
_main.eh:
LSFDE1:
.set L$set$1,LEFDE1-LASFDE1
.long L$set$1
LASFDE1:
.long LASFDE1-EH_frame1
.quad LFB3-.
.set L$set$2,LFE3-LFB3
.quad L$set$2
.byte 0x0
.byte 0x4
.set L$set$3,LCFI0-LFB3
.long L$set$3
.byte 0xe
.byte 0x10
.byte 0x86
.byte 0x2
.byte 0x4
.set L$set$4,LCFI1-LCFI0
.long L$set$4
.byte 0xd
.byte 0x6
.align 3
LEFDE1:
.subsections_via_symbols


Il n'est pas possible par des moyens automatiques de remonter plus haut en direction d'un langage plus facile à analyser par les humains. Vous comprendrez donc que dès que l'on dépasse une simplicité élémentaire, il est impossible d'analyser la forme binaire d'un logiciel (même en la transformant en assembleur) afin de comprendre sa logique interne. Pour pouvoir faire cela, il est indispensable de disposer du code source.

La métaphore de la recette de cuisine


Le Libre, lOpen-Source, UNIX et le Mac
Richard Stallman par Anders Brenna
Si le paragraphe précédent vous a un peu perdu, je vais user d'une comparaison fournie par Richard Stallman, le créateur du mouvement du logiciel libre.

Comme toute métaphore informatique, elle atteint assez vite ses limites et il convient de ne pas la pousser trop loin.

Une recette de cuisine est une suite d'instructions très précises, rédigées dans un langage particulier que l'on ne peut saisir que si l'on a les connaissances nécessaires. Il s'agit du code source. On réalise une recette de cuisine en suivant les instructions pas à pas, et l'on obtient ainsi un plat cuisiné, que l'on peut manger ou servir.

Pareillement, on compile le code source du logiciel, le transformant ainsi en une application (la forme binaire du logiciel) que l'on peut lancer et utiliser ou distribuer à d'autres personnes.

Notez qu'une limite de la métaphore apparaît ici : alors qu'un plat cuisiné est un objet physique que l'on ne peut reproduire sans un certain coût, un logiciel peut être copié d'un ordinateur à l'autre avec un coût négligeable. Cela n'a cependant pas grande incidence pour la suite immédiate de l'explication : de la même manière qu'il est impossible, passé une certaine complexité, de retrouver la recette à partir du plat cuisiné, il est impossible, à partir d'une application compilée, de remonter jusqu'au code source.

On appelle logiciel Open Source un plat qui vous est servi avec sa recette, c’est-à-dire un logiciel dont le code source est mis à disposition par les auteurs. Comme nous allons le voir, un tel mode de distribution présente des avantages techniques importants et indéniables.

Quelles sont les conséquences de la consommation de plats dont on ne connaît pas la recette ? Les idées viennent immédiatement : le cuisinier a le pouvoir de mettre ce qu'il veut dans son plat à votre insu, vous devrez le payer pour faire gouter le plat à vos amis, si le restaurant d'à côté ne fait pas le plat que vous aimez vous devrez rester chez lui à la merci d'une augmentation de tarif, etc.

Transposé dans le monde du logiciel, cela devient : l'impossibilité de contrôler ce que fait réellement un logiciel en train de s'exécuter sur votre ordinateur, l'interdiction de partager les logiciels gratuitement, le phénomène de l'enfermement propriétaire (vendor lock in en anglais) qui rend les utilisateurs prisonniers d'un vendeur sous peine de coûts de transition importants (Apple a été condamnée pour cela à cause des DRM sur l'iTMS).

L'Open Source


Le Libre, lOpen-Source, UNIX et le Mac
Qu'ai-je à faire, moi qui n'ai pas de temps à perdre, de disposer du code source d'un logiciel ? Je ne vais pas aller l'éplucher alors que je n'y comprends rien ! vous dites vous peut-être à ce stade de l'explication.

Passons à nouveau dans le monde des recettes pour avoir la réponse à cette interrogation : si l'industrie de l'agro-alimentaire révelait non seulement ses procédés au grand jour mais aussi les raisons qui les sous-tendent, iriez-vous éplucher de tels documents ? Certainement pas, vous n'en avez probablement ni le temps ni les compétences. En revanche, il est des gens qui ont ces compétences, et certains dont un tel audit constitue le métier. Ne seriez-vous pas rassuré si de telles personnes pouvaient fouiner dans les usines des grands groupes alimentaires et nous informer, au hasard et par exemple, que nous mangeons trop de sel ? N'aimeriez-vous pas pouvoir faire chez vous ces délicieux petits biscuits que vous êtes obligés d'acheter plus cher que ce qu'ils ne valent ?

La confiance


Le Libre, lOpen-Source, UNIX et le Mac
Même les programmeurs ne relisent quasiment jamais le code qui tourne sur leur machine. La possession du code source ne vous apportera rien directement. Ce qui compte c'est que quelqu'un l'ai relu. Les développeurs de logiciels Open Source sont suffisamment dispersés et nombreux pour rendre ridicule toute théorie du complot (bien que des erreurs puissent passer inaperçues assez longtemps). Il convient d'être plus circonspect quand on a affaire à une société dont l'unique but (comme toutes les sociétés dans le modèle capitaliste) est de contenter ses actionnaires. En résumé, on peut avoir plus facilement confiance en un logiciel Open Source qu'en un logiciel propriétaire (dont le code source n'est pas librement disponible).

La qualité


Au-delà de la confiance, la gestion de la qualité est également facilitée par le modèle de diffusion Open source. En caricaturant, un logiciel propriétaire est développé par une équipe d'ingénieurs stressés et sous payés. Un logiciel Open Source est développé par plusieurs équipes d'ingénieurs stressés et sous payés, par des universitaires détendus et sous payés et par des hobbyists détendus et bénévoles à travers le monde. Ces gens plus nombreux moins stressés et très compétents, s'astreignant à un ensemble de bonnes pratiques pour rendre la collaboration à distance possible, produisent très logiquement du code de meilleure qualité que les entreprises développant du logiciel propriétaire.

L'utilisateur est un ami


Les gens ont parfois du mal à croire que les logiciels Open Source sont développés par des hobbyistes. Quelles sont donc leurs motivations ? La reconnaissance est un excellent moteur, même s'il n'est pas le seul. Les auteurs de logiciels Open Source encouragent leurs utilisateurs à les contacter, afin de faire part de suggestion, de problèmes, etc. Là où une entreprise écoutera son client selon l'argent qu'il apporte, un développeur de logiciel Open Source écoutera son utilisateur car il veut que son logiciel soit utilisé, c'est pour cette raison qu'il l'a écrit.

L'utilisateur prend ainsi un rôle non plus passif de consommateur, mais d'acteur. En contrepartie du logiciel de qualité qu'il a reçu gratuitement, il peut s'il le souhaite participer indirectement au développement en rapportant les bugs, ou en faisant des suggestions.

Le prix


Un logiciel dont le code source doit être librement disponible ne peut être payant. Si on essaye de vous le vendre, il vous suffit de télécharger (en toute légalité) le code source et de le compiler pour obtenir la même chose gratuitement. Est-ce pour autant que les logiciels Open Source sont gratuits ?

Les logiciels Open Source sont gratuits pour l'utilisateur, mais ils ont un coût, et celui-ci est énorme. Par exemple le noyau Linux coûterait la bagatelle d'un milliard de dollars. Ce sont les grosses entreprises d'informatique et les institutions de recherche qui supportent l'immense majorité de ces coûts, car elles ont compris qu'il était dans leur intérêt de collaborer pour obtenir des choses dont elles ont toutes besoin.

Les avantages économiques du logiciel Open Source sautent aux yeux : il est gratuit pour l'utilisateur, et il permet aux entreprises qui y participent de mutualiser avec leurs concurrents des coûts qu'ils auraient de toute façon dû supporter seuls en choisissant une solution propriétaire.

Le Libre, lOpen-Source, UNIX et le Mac



Le libre


Voyons maintenant la subtile différence entre "libre" et "Open Source". Comme expliqué plus haut, on peut considérer un logiciel Open Source comme un logiciel dont le code source est librement disponible (il y a des subtilités). Un logiciel libre est un logiciel Open Source un peu particulier, car les termes de la licence sous laquelle il est distribué doivent garantir 4 libertés fondamentales à l'utilisateur.

Liberté 0 : Lancer le programme
La première des libertés est celle de pouvoir faire fonctionner l'application où vous voulez, quand vous voulez, dans le but que vous voulez. Par exemple, pas de clauses comme "Licence pour 5 postes maximum" ou "Pas d'utilisation commerciale".

Liberté 1 : Modifier le programme
Vous avez le droit d'étudier le fonctionnement interne du programme (le code source est indispensable pour ce faire) et d'utiliser la version modifiée dans les conditions définies par la liberté 0 (c’est-à-dire sans conditions).

Liberté 2 : Partager le programme
Vous avez le droit d'aider votre prochain. Vous pouvez donc distribuer des copies, sous forme binaire ou sous forme de code source, payantes ou gratuites, du programme. Vous devez cependant le faire dans des conditions qui garantissent de manière permanente et irrévocable les 4 libertés à ceux à qui vous le distribuez. Si vous ne garantissez pas ces libertés, alors la redistribution est illégale.

Liberté 3 : Partager vos modifications
Enfin, vous avez le droit de faire profiter le monde de vos modifications, de la même manière que vous pouvez distribuer la version originale du produit.

Les avantages éthiques


Le Libre, lOpen-Source, UNIX et le Mac
Pourquoi parler de logiciel libre au lieu de logiciel Open Source ? Parce que, bien qu'il s'agisse dans l'immense majorité des mêmes logiciels, le fondement philosophique de la chose n'est pas du tout le même. L'Open Source met l'accent sur des critères techniques car la méthodologie Open Source est meilleure que la méthodologie propriétaire. Le logiciel libre quant à lui met l'accent sur des critères éthiques. Toute restriction imposée dans cette économie de l'abondance qu'a créée l'avènement de l'informatique est un bridage inutile et socialement nuisible. C'est pourquoi il faut utiliser et répandre le logiciel libre, afin qu'à terme soient garanties les libertés de chaque utilisateur, et que les notions de partage et de coopération qui président au modèle de développement Open Source soient universelles et irrévocables.

Le mot irrévocable est ici important. En effet, s'il est possible de fermer un logiciel Open Source non libre, c'est à dire de le transformer en logiciel propriétaire, cela est absolument illégal avec un logiciel libre. C'est à dire que les logiciels qui sont libres le resteront. Qui plus est les licences libres sont virales, en ce sens qu'un logiciel qui utilise du logiciel libre doit lui même être libre dans son intégralité.

Un exemple relatif au Mac : Après avoir fondé NeXT, Steve Jobs et son équipe ont écrit un front end pour gcc, le compilateur libre de la Free Software Fondation, afin de pouvoir compiler l'Objective-C, un langage assez largement utilisé aujourd'hui sur le Mac puisqu'il est très lié au framework Cocoa. Initialement, ce front end était censé être propriétaire mais la FSF a fait appliquer la license GPL (la principale license libre) et maintenant gcc compile l'Objective-C grâce à du code libre, pour le plus grand bien de tout le monde, même d'Apple.

C'est grâce à ces avantages éthiques que l'utilisation du logiciel libre prend tout son sens. Le simple fait d'utiliser et de diffuser ce type de logiciel permet de mieux garantir les libertés des utilisateurs et l'on peut espérer que, petit à petit, tous les logiciels seront libres. C'est du moins l'espoir du fondateur du mouvement :

Une longue vidéo

Le Mac, dans tout ça ?


Quel est le rapport avec le Mac ? pouvez-vous légitimement vous demander. Tout cela a à voir avec un mot un peu magique : UNIX.
En quittant Apple en 1985, Steve Jobs a monté sa propre société, NeXT, dont je vous ai parlé juste au dessus. Il avait alors besoin d'un système d'exploitation et a porté son choix sur un logiciel open source : BSD.

Parallèlement, Richard Stallman fonde la Free Software Foundation dont le but est de financer le projet GNU, initié deux ans plus tôt. À l’époque le grand méchant n'est pas Microsoft, mais les différents systèmes d'exploitation propriétaires qui se partagent le marché. De ces systèmes à la généalogie complexe, on peut retenir qu'ils suivent tous la même philosophie devenue depuis une norme, et que l'on regroupe improprement sous le nom d'UNIX.

Le Libre, lOpen-Source, UNIX et le Mac



Ces deux histoires se rejoignent sur nos machines : en réintégrant Apple, Steve Jobs a amené avec lui son système d'exploitation qui s'avère être un UNIX. Le projet GNU, quant à lui, a donné naissance directement ou indirectement à d'innombrables logiciels libres, destinés en premier lieu à fonctionner sur les UNIX afin de concurrencer le logiciel propriétaire sur ce qui était à l'époque son terrain de prédilection. C'est ainsi que nous retrouvons dans nos Mac, outre la fiabilité d'UNIX, la possibilité de faire fonctionner une myriade de logiciels libres. Nous avons en effet à portée de main la quasi-intégralité de la logithèque de Linux, l'UNIX libre par excellence. (NB : ce site recense les principaux logiciels Open Source pour Mac)

@ Linschn (contributeur)


Les réactions à cet article
Témoignages et avis....
  • Le 24/03/2010, 14:26@ quentinms : Merci...

    C'est vachement intéressant !

    J'ai enfin compris la différence entre libre et Open-Source (à vrai dire je savais même pas qu'il y en avait une.)

    Merci pour l'article!
  • Le 24/03/2010, 14:54@ Thiburce : Petite précision

    [quote]Il n'est pas possible par des moyens automatiques de remonter plus haut en direction d'un langage plus facile à analyser par les humains[/quote]

    Cela est de moins en moins vrai, même si, je l'accorde, les méthodes ne sont pas encore parfaites. Il y a quand même des choses assez impressionnantes dans les labos d'IA universitaires (au LIP6-PoleIA, par exemple).

    cf. : [url]http://www.program-transformation.org/Transform/DeCompilation[/url]
  • Le 24/03/2010, 14:54@ iphonepro : Merci !

    Merci beaucoup pour l'article, très intéressant.
  • Le 24/03/2010, 15:12@ Myotis : Hm...

    Je vais jouer mon rabat-joie mais je reste malgré tout sceptique quant à la généralisation et la légitimité de ce model.
    Ca a été dit dans l'article, il faut de l'argent pour faire du libre et Open Source ... donc si toutes les sociétés faisaient du libre: d'où viendrait l'argent?
    Ensuite, quand on paye un logiciel, on paye un "service", donc est que, quand l'électricien vient je dois lui demander les tenants et détails techniques de sa réparation pour être certain qu'il m'a pas entubé?
  • Le 24/03/2010, 15:37@ gub : Hm… non.

    Myotis, je t'engage à relire l'article spécialement le chapitre "le prix".
    L'électricien tu payes du matériel (qui a un coût) et de la main d'œuvre (savoir et temps). Cette comparaison ses limites comme c'est bien écrit aussi, mais ta réparation tu peux la faire aussi vérifier par quelqu'un d'autre. Et comme tout service de ce genre, il est garanti contre la malfaçon.
  • Le 24/03/2010, 15:39@ gub : Merci

    Merci Linschn pour cette très bonne synthèse ! :)
  • Le 24/03/2010, 16:07@ kewell1983 : Merci

    Très bon article. Très bien expliqué. Je pense que même le novice peut comprendre (notamment grâce à l'exemple de la recette de cuisine). Merci Linschn.

    Je connais un bon exemple entre les différences entre le Libre et l'Open Source : ce sont le DivX et le XviD.

    Le DivX 4 (ou OpenDivx) a été distribué en Open Source. Mais il ne fut jamais totalement libre, si bien qu'après avoir réussi à améliorer le codec, DivX Network a fermé le code pour le rendre propriétaire et sortir le DivX 5.

    Alors que l'XviD est 100% libre et chacun peut y contribuer.
  • Le 24/03/2010, 16:10@ max : Ce que ne dit pas l'article

    Ce que ne dit pas l'article, c'est que mac OS X part justement d'un logiciel opensource (BSD) pour le rendre propriétaire.
    Donc tout ce que fait apple, reste pour apple. Pas forcement tres juste retour des choses quand justement beaucoup de gens ne jurent plus que par mac OS X depuis qu'il est basé sur BSD.

    C'est bien pour cela que le LIBRE existe (et les licences associées, en particulier la GPL). Qui dit en gros : je te donne tout ce que j'ai, mais tout ce que tu en feras tu me le donneras à ton tour.

    Fairplay imposé et heureusement, sinon nombre d'entreprises bosseraient à la mode apple, et le libre en pâtirait sérieusement, mais le propriétaire aussi.

    Donc en effet, apple l'egoiste profite des deux mondes.

    PS : pour ceux qui dirait que c'est normal c'est une entreprise commerciale, je rappelle que RedHat, Novell, Canonical (Ubuntu) font du libre (plus ou moins selon les boites) et pas seulement pour la gloire.
  • Le 24/03/2010, 18:05@ gub : BSD

    @max
    -> Tout à fait, si Apple peut rajouter une couche propriétaire au "système BSD" c'est que la "licence BSD" le permet, alors que la GPL ne le permet pas.
  • Le 24/03/2010, 18:12@ simon : le prix...

    "Un logiciel dont le code source doit être librement disponible ne peut être payant."

    C'est faux, un logiciel peut être payant. Open-source ou libre ne veut pas dire gratuit.
    Même si lorsque c'est le cas, il s'agit plutôt de payer les services liés (assistance...)

  • Le 24/03/2010, 19:06@ Le Pingouin Maské : .

    Je suis en désaccord sur plusieurs points. Tout d'abord, une entreprise n'a pas pour vocation de satisfaire ses actionnaires. Certaines entreprises n'ont pas d'actionnaires. Le but est de faire rentrer des $$ (aucune considération idéologique ici). Ensuite, en tant qu'universitaire sous-payé, je suis ravi de filer mes codes à des tiers quand ils sont relatifs à travail "fini". Par contre, je ne filerait jamais les codes sur lesquels je suis en train de travailler et qui correspondent à des recherches non encore publiées, pas par égoïsme, simplement parce que la recherche est aussi un milieu concurrentiel dans lequel on peut se faire enculer.

    Ensuite, sur la question de la qualité, c'est un débat assez vaste également. On pourrait facilement arguer du fait qu'un logiciel propriétaire, de part la motivation des équipes qui travaillent dessus (en gros, la logique du "si je fais mal mon boulot, je vais perdre mon gagne pain"). On peut citer Photoshop qui règne un peu sans partage. Je suis d'accord, il existe des Microsoft, mais, que ça vous plaise ou non, Windows est un (sinon le) système d'exploitation qui a l'éco-système de logiciel le plus vaste. Les mecs de Crosoft développent un système qui doit tourner sur n'importe quelle machine (x86), avec quasiment n'impote quel hardware et surtout n'importe quel logiciel pourri codé avec les pieds possible. Et pour ça, je leur tire mon chapeau. Libre ne rime pas forcément avec qualité. Je pense pouvoir citer au moins autant de projets libre, codé avec les pieds et mal documentés que de projets propriétaires dans le même cas. La différence vient des utilisateurs. Les utilisateurs de libre sont généralement plus "awares" de ce qui se passe sur leur machine et si un soft rempli moins bien sa fonction qu'un autre, il va dégager, evolution-style.
  • Le 24/03/2010, 19:29@ Al1 : La qualité

    @max : il me semble que ce que fait apple reste libre et gratuit, ça s'appelle Darwin, ce à quoi il ajoute une interface graphique propriétaire et payante, aqua, sans laquelle aucun de nous ne s'intéresserait au mac.

    @ Myotis : "il faut de l'argent pour faire du libre et Open Source ... donc si toutes les sociétés faisaient du libre: d'où viendrait l'argent?"
    Réponse : de l'économie qu'ils font en ne réinventant pas la roue à chaque fois, j'imagine.

    Moi j'aimerai revenir au paragraphe qualité : quand je vous lis et que je pense à OpenOffice (comparé à Microsoft Office ou iWork), je ne sais pas si le code est de bonne qualité mais le résultat est bien pourri !

    Richard Stallman a fait une conférence iconoclaste en compagnie de Jean-Pierre Berlan (INRA), que je vous invite à visionner, car elle met en corrélation l'appropriation des ressources informatique et l'appropriation du vivant dans le monde merveilleux des "bio-technologies". Ils sont bien ces bonhommes !

  • Le 24/03/2010, 20:22@ Al1 : brevetage du vivant

    Le lien pour la vidéo de la conférence :
    http://www.dailymotion.com/video/x4k7g3_richard-stallman-et-jeanpierre-berl_tech
  • Le 24/03/2010, 21:24@ Linschn : Réponses diverses

    Salut à tous !
    Merci pour vos réactions, sur lesquelles je rebondis avec plaisir.
    Les approximations que vous pointez sont dues a un soucis de ma part d'éviter les apartés qui au final perdent le lecteur, j'ai donc eu parfois recours à des tournures peu précises mais rapides.

    @Thiburce : Je suis d'accord avec ce que tu dis, j'en profite pour préciser qu'en règle générale il est plus simple de recoder la fonctionnalité que d'essayer de comprendre comment le logiciel propriétaire fonctionne. Exception notable : les drivers. En l'absence de documentation sur le matériel, observer le comportement du driver propriétaire est bien souvent la seule solution.

    @Myotis à propos du prix : comme le signale gub, j'ai abordé ce point dans mon article. Cependant je ne m'y suis pas étendu. Je vais prendre pour te répondre l'exemple extrême de réussite grâce au logiciel libre : Google.
    Très simplement, sans logiciel libre Google n'existerait pas. Pas de Linux, pas de gcc, pas de python etc. Google vend des espaces publicitaires, offre des services gratuitement, et utilise le logiciel libre à très grande échelle. Pour que leur modèle fonctionne, il leur faut innover et une grande part de leur budget passe donc à payer des ingénieurs qui développent du logiciel innovant et de qualité (Par exemple et au hasard : Go, leur nouveau langage), le tout sous licence libre ou open source.
    Pour la même raison que deux entreprises de transports routier ont intérêt à mettre la main au portefeuille pour réparer la même route, toutes les entreprises qui utilisent l'informatique (donc, toutes les entreprises) ont intérêt à développer du libre.

    @max Apple joue bel et bien le jeu de l'open source (même si ce n'est pas par philanthropie), comme l'explique ce post, par exemple : http://www.trollaxor.com/2004/02/thank-apple-for-freebsd.html

    @simon : Effectivement, on peut vendre du logiciel libre. Ce que j'aurais dû dire est "On ne peut vous forcer à payer un logiciel libre". Généralement ce qu'une entreprise vend quand elle vend du logiciel libre, c'est le support.

    @Le Pingouin Maské sur les entreprises : Actionnaires ou non, si le but est d'amasser des cacahuètes, le résultat risque de ne pas changer vis à vis du respect de la vie privée des clients.
    A propos du code de recherche : j'ai une vision de la recherche totalement différente de la tienne. J'estime d'une part que, avec chaque papier, le code qui a permis de fournir les résultats devrait être systématiquement fourni, sans que les lecteurs aient à le demander. C'est un autre discussion que celle d'ici, mais je serais ravi de l'avoir avec toi. Un premier lien ici : http://science.slashdot.org/story/10/02/09/1336250/Call-For-Scientific-Research-Code-To-Be-Released?art_pos=1
    D'autre part, je pense qu'il s'agit d'une grave erreur de considérer la recherche comme un activité concurrentielle. Il s'agit au contraire d'une activité collaborative, que l'on accomplit pas pour sa propre gloire mais pour faire progresser les choses. Si tu as peur de te faire "voler" des papiers, c'est peut-être que le système de notation (basé sur le nombre et l'impact des papiers) doit être revu. J'estime que la motivation du chercheur doit être le vrai impact qu'il a sur le monde, pas l'impact mesuré par je ne sais quel bureaucrate. Publier du code en cours de route est positif, cela augmente la qualité du code si quelqu'un s'y penche et rends la vie plus facile à ceux concernés par tes recherches. Au final, qu'importe si une équipe japonaise utilise ton code et publie deux semaines avant toi ?

    En dernier, la qualité : The gimp est aussi puissant que Toshop (apparemment l'interface est moins bien foutue pour certains), windows n'est pas du logiciel de qualité (j'ai une superbe démonstration de cela, mais la marge est trop étroite pour la contenir), et bien que l'utilisateur soit un facteur important de la sécurité et la stabilité d'un système, ce n'est pas un hasard si les Macs et les PC sous linux sont plus stables et plus sécurisés : c'est car l'architecture UNIX est bien pensée depuis le début.

    @Al1 sur OpenOffice : superbe transition pour mon prochain article (ou celui d'après, je ne sais pas encore) qui traitera de ce qu'Open Office n'est pas : un traitement de texte léger et rapide. Je pense pour ma part que c'est un logiciel de qualité, mais le fait que l'immense majorité des gens l'utilisent pour des tâches auxquelles il n'est pas destiné ternit sa réputation.
  • Le 25/03/2010, 06:28@ stegano2 : Mouais… Un peu révoltant cet article

    Je suis plutôt sceptique sur cet article.
    je suis un jeune développer, et là je suis en train de lire que je devrais pour l'interet de l'humanité partager mes codes sources gratuitement.

    Je suis indépendant, je fais comment pour bouffer si je donne les codes sources de mes petits utilitaires?
    Les grosses entreprises s'en tape de mes applications, elles sont destinées aux particuliers.

    Excusez moi mais, par exemple, firefox est gratuit parce que google rémunère à chaque recherche provenant de firefox.
    Je me vois pas mettre de la pub partout dans les logiciels pour pouvoir vivre. En plus j'aurai filé mon code source, alors suffirait qu'un gugus récupère mon code source, face une bonne com pour dire "garantie sans pub"… Et moi je vais dormir sous les ponts.

    Vous imaginez coca-cola qui file sa recette complete parce que pour le bien de l'humanité, faut vérifier qu'on nous empoisonne pas. Il aurait vécu de quoi le fondateur?

    Le gratuit, c'est bien que pour le client.
  • Le 25/03/2010, 06:34@ stegano2 : Suite

    Faut pas oublier qu'une entreprise peut pas se permettre de mentir à ses clients.
    Une perte d'image est bien plus important qu'une perte économique.
    Si quelqu'un s'aperçoit un jour d'une vaste supercherie provenant d'une entreprise, toute l'entreprise peut fermer le lendemain.

    Il ne peut pas y avoir de grand complot dans le logiciel libre ni dans le logiciel propriétaire.
  • Le 25/03/2010, 07:07@ stegano2 : Pour finir…

    Enfin je pense qu'au lieu de faire l'apologie du TOUT gratuit.
    Il faudrait surtout mener une recherche sur quelque chose d'intermédiaire.

    Par exemple:
    Si nous prenons l'exemple des laboratoires pharmaceutiques.
    On est tous d'accord, s'ils distribuaient leurs résultats de recherche à qui le veut et ceci gratuitement ce serait mega tip top pour sauver l'humanité.
    Mais bon ce serait juste pour une seule recherche, parce que faute d'avoir pu payer les chercheurs, ces derniers seront morts de faim.
    Donc pour éviter cela les laboratoires ont le droit à un délai pour rentabiliser leur recherche, production et tout le reste.
    Et ceci pourrait très bien être appliqué dans le secteurs des nouvelles technologies.
    Les brevets… OK, mais juste le temps que ça permette à l'entreprise de rentabiliser.
    Les codes propriétaires… OK, mais juste le temps que ça permette à l'entreprise de rentabiliser.
    Ca eviterai de devoir payer des royalties à des entreprises qui se retrouvent avec des solutions à eux dans des standards et ceci au bout d'un certain temps.

    Mais bon faut bien comprendre que les entreprises qui font du 100% libres, c'est possible que dans le monde des bisounours.

    Google sans la pub… Ils sont foutu.
  • Le 25/03/2010, 10:03@ Guitool : Noir ou Blanc... Gris peut être ?

    @stegano2 : en tant que travailleur indépendant, je suis bien d'accord avec toi. Encore que je dois avouer vivre essentiellement du service (régie, expertise, conseil) et non pas de la vente de logiciel.

    Cette idée de période d'exploitation avant passage au libre est très interressante. Une licence mixte variable dans le temps et très cohérente, et pourrait se percevoir schématiquement comme l'inverse du Shareware.

    Cet article, très interresant, ne dois pas nous faire oublier que ce qui doit primer pour l'utilisateur, c'est le choix ! A quoi bon offrir le code source d'un logiciel de comptabilité à un comptable s'il n'y a qu'une offre... Le temps qu'une bonne âme compétente et desinterressé lui modifie son outil, ce comptable aura bien le temps de penser à l'éthique du libre ;)
    Par contre, si un informaticien responsable et honnête lui propose une solution adaptée à un prix raisonnable, je ne pense pas qu'il hésitera une seule seconde.

    L'éthique n'est pas la propriété du libre !
  • Le 25/03/2010, 10:22@ Guitool : Code source...

    Autre point pour compléter cet article : il existe certains développeurs qui partagent non pas un logiciel complet, mais des briques de ces logiciels sans aucunes contraintes ou licences particulières. Cela permet à d'autres développeurs, du monde libre ou "du côté obscur du logiciel" (pour rester dans le ton du sujet) de batir leur propre solutions.

    Je souhaite souligner les valeures humaines de ces échanges SANS LICENCES (libre, OpenSource ou commerciale), qui me semble être pratiquées par bon nombre de développeurs passionnés. N'est-ce pas plus important que cette notion du partage gratuit, indissociable de la notion d'argent ?
  • Le 25/03/2010, 11:33@ Thiburce : Le monde de la recherche...

    @Linschn : A mon tour d'être d'accord avec ce que tu as précisé. Je pense très sincèrement que recoder une fonctionnalité est toujours plus enrichissant intellectuellement que de faire un reverse ingineering avec un outil automatique.

    J'ai une la même perception que toi sur ce que devrait être la recherche, le problème vient du fait que certaines entreprises privées publient des articles sans publier leur code source et monte une start up pour exploiter commercialement les travaux effectués (ce qui arrive aussi en France avec certains labos universitaires). Je ne dis pas que c'est une règle.

    En ce moment, je suis de très près les recherches en traitements d'image (image matting et image inpainting, entre autres), lorsqu'un papier est cosigné par un chercheur de Microsoft ou d'Adobe (par exemple), il ne faut pas espérer avoir le code source, et curieusement les articles gardes certaines parties floues pour que l'on ne puisse pas reproduire avec exactitude leurs résultats. Heureusement, ils sont quand même suffisament détaillés pour que l'on puisse, en réfléchissant un peu, arriver à des résultats proches. Mais voilà, une entreprise qui finance de la recherche, comme Adobe, n'a pas intérêt à diffuser les codes sources des futurs fonctionnalités de PhotoShop. Je peux le comprendre. Cependant, je ne suis pas sur que cela ne soit pas un frein à la recherche...

    Pour conclure, je me pose la question suivante : si je ré-implémente un article dont la méthode décrite est exploitée commercialement par une société, ais-je le droit de fournir en mon implémentation avec une licence libre (GNU GPL par exemple) ?
  • Le 25/03/2010, 20:23@ hougoul : Défaut

    Comme tout article sur le libre et l'open source, tout est à sens unique montrons que les avantages et aucun inconvénient comme qui est responsable du logiciel.
    Par exemple imaginons que je fais un logiciel d'architecture dont le principal avantage est de calculer les différentes charges subites par la structure du bâtit.
    Une entreprise l'utilise et le logiciel valide la construction.
    L'entreprise construit la maison puis au premier coups de vent elle s'écroule. Après vérification on prouve que l'erreur viens du programme.
    deux possibilités :
    Open source : L'entreprise l'a dans le XXX, elle n'avait qu'à bien vérifier les sources.
    Logiciel propriétaire : L'entreprise peut se retourné contre l'éditeur et obtenir des compensation.
    5ceci est un exemple fictif mais permettant de bien comprendre l'un des défauts)

    Cette histoire est déjà arrivé à de très grosse société mais elles ont obtenu des millions de dollars de dommage et intérêt car c'était des logiciels propriétaires.
  • Le 25/03/2010, 20:45@ stegano2 : Autre point

    un autre point point qui me fait réagir aussi dans cette article.

    "En contrepartie du logiciel de qualité qu'il a reçu gratuitement, il peut s'il le souhaite participer indirectement au développement en rapportant les bugs, ou en faisant des suggestions."

    Un utilisateur qui a payé un logiciel ne vas pas rapporter les bugs ou faire des suggestions?
    Personnellement, pour moi c'est plutôt le contraire. L'utilisateur sera d'autant plus exigeant qu'il a payé ce logiciel.

  • Le 26/03/2010, 16:15@ Linschn : Réponses diverses bis

    @stegano2 :
    Tu mélanges deux modèles. Le logiciel propriéatire crée artificiellement de la rareté grâce aux licences, et fait de l'argent sur le dos des utilisateurs grâce à cette fausse rareté. Le logiciel libre a pour but d'éradiquer cette rareté artificielle, nuisible à la société entière, et de permettre à tout le monde de profiter de l'abondance créée par l'informatique qui permet de dupliquer l'information à coût négligeable.
    Si tu ouvres ton code, et le place sous licence libre (et non open source), alors tu verras apparaître 3 types d'utilisateur : les incompétents, qui doivent avoir quelqu'un à côté d'eux pour appuyer sur le bouton, les compétents, qui profiteront de la gratuité induite par l'ouverture du code pour utiliser le logiciel en t'ignorant et sans te verser le moindre argent et pour finir les très compétents, qui amélioreront le logiciel en te laissant comme la licence libre les y oblige profiter de ces améliorations.
    Le schéma propriétaire actuel est de faire payer tous les utilisateurs. Un des schémas libre possible et de laisser profiter les utilisateurs compétents, de faire payer aux utilisateurs incompétents ce qui est réellement rare à savoir ton expertise et ton temps, et de profiter des améliorations effectuées par les utilisateurs très compétents.
    L'utilisation du mot incompétent n'a rien de péjoratif ici, je n'en ai juste pas trouvé d'autres pour décrire un utilisateur (qu'il soit particulier ou institutionel) qui a besoin non seulement de la licence, mais aussi de support et de formation.
    Quelques idées peuvent être tirées ici :
    http://glazman.org/JDLL2005/#

    Un autre moyen de faire du libre auquel je viens de penser : faire payer la fonctionnalité. Tu maintiens une liste de fonctionnalités non encore implémentées sur tes logiciels, et tu proposes au gens de promettre de l'argent pour telle ou telle fonctionnalité selon qu'ils souhaitent en profiter ou non. Celui qui la développe touche l'argent promis par les différents utilisateurs.


    @Guitool : Je vois deux désavantages à placer son code dans le domaine public : Il n'y a pas de clause d'attribution, et la reconnaissance du travail effectué est un puissant facteur de motivation pour les développeurs de logiciel libre/open source. Il est possible de refermer le code et de créer à nouveau de la rareté artificielle, ce que le logiciel libre permet d'éviter.
    Une licence libre n'est contraignante que pour celui qui n'a pas le soucis de la liberté des autres, de la même manière qu'une totale liberté des individus implique une société où règne la loi du plus fort.

    @Thiburce : Oui, on ne peut pas breveter les idées (et un algorithme est une idée) en Europe. L'application de ces brevets aux USA est plus que douteuse. Exemple pratique : j'ai fait une démo ce matin en utilisant une implémentation libre de l'algorithme SIFT, pourtant breveté.


    @hougoul : Je reprends ton exemple :
    Dans le monde propriétaire : l'entreprise de construction paye un logiciel propriétaire (probablement excessivement cher) et peut se retourner sur l'éditeur en cas de problèmes. Conséquences : une autre entreprise doit payer les mêmes frais, peut-être à un autre éditeur qui ne collaborera pas avec le premier. L'architecte indépendant n'a pas assez d'argent, et fait sans le logiciel, comme il a toujours fait.

    Dans le monde libre : les deux entreprises de construction utilisent le logiciel libre, et le font vérifier (pour un prix très légèrement inférieur que celui de la licence du logiciel propriétaire) par un cabinet d'experts (peut être même par le même, ce qui réduit encore les coûts) contre qui elle se retourneront si une faute est imputable au logiciel.
    L'architecte indépendant, lui, peut utiliser le logiciel s'il est prêt à en assumer les risques.

    Ce n'est pas parce que la GPL précise que l'auteur n'est pas responsable que tu n'as pas le droit de payer quelqu'un pour qu'il soit repsonsable à ta place. Tu as la possibilité de ne pas le faire si tu es prêt à en assumer les risques, ou si ceux ci sont négligeables. C'est une liberté en plus, pas une lacune.


    @stegano2 sur les suggestions :
    Un exemple qui date d'hier : j'ai crashé mon firefox en mettant une extension à jour. Impossible de le relancer, l'application ne démarre pas. Je suis allé sur l'outil de rapport de bug de Mozilla, j'ai voté pour que ce bug (que quelqu'un avait déjà signalé) soit réparé, ce qui a fait passer son statut en critique. En lisant les discussions des développeurs sous le rapport de bug, j'ai appris que le bug venait d'être corrigé dans la dernière version, et en attendant que Firefox 3.6.3 ne sorte, j'utilise une nightly build qui fonctionne parfaitement.
    Avec Internet Explorer : j'aurais envoyé un bug, je n'aurais pas pu lire les discussions des développeurs, je n'aurais pas pu voter pour faire poids sur ce bug et je n'aurais pas eu accès à la dernière build. En clair, je serais toujours en rade avec un navigateur qui refuse de se lancer.

  • Le 26/03/2010, 23:01@ stegano2 : Un titre

    @Linschn:

    Il y aura toujours ceux qui sont pour et ceux qui sont contre =)
    Moi je suis contre le propriétaire dans les standards parce que ça c'est se foutre de la gueule du monde.

    Quand je crée mes logiciels, c'est pour le vendre. il y a eu reflexions, des nuits sans dormir, et je ne peux pas vivre de la gloire que m'apporterait de passer mes sources sous licences libres.

    Formateur est un métier, ce n'est pas le mien. Oui je peux former sur mes solutions, mais je préfère créer mes solutions et si quelqu'un veut former des gens qu'il le fasse. Je ne veux pas faire du service, je préfère la production.

    et pour le crash de firefox,
    là c'est pas une histoire de libre ou pas. C'est une histoire de philosophie.
    Qu'empêcherait une entreprise ou moi par exemple aussi (^^) de mettre en place une plateforme de suivi de bug? =)
  • Le 29/03/2010, 19:24@ omega2 : erreurs

    Tant de fausse vérité dans cet article et les commentaires qui ont suivit.

    Libre ne veut pas dire "license virale". La GPL est virale. La license BSD qui est une autre license libre n'est pas virale : le logiciel entier reste libre mais si on fait un autre logiciel en utilisant une partie du code sous license alors on a le droit de rendre propriétaire le nouveau programme. Si la license BSD était virale alors soit windows et MacOS auraient soit beaucoup moins de code BSD dans le ventre soit beaucoup plus d'éléments de ces OS seraient libre.

    Google qui réussit grace au libre? LOL, essaye donc de récupérer le code source de leur moteur de recherche, de gmail, de leur suite bureautique, etc ... Google est justement un exemple flagrant d'une boite qui a réussit grace au code propriétaire même si leurs logiciels sont gratuit (payé par les pubs) et qu'ils se sont mis plus tard à faire du libre (chromium par exemple)

    Libre = gratuit? Même la GPL n'interdit pas la vente d'un logiciel qui utilise cette license.
  • Le 31/03/2010, 20:59@ hougoul : réponse bis

    L'exemple que j'i pris est mineur, mais je pensais à des projets de plus grande envergure end plusieurs 10 aines voir 100 aines de million d'euros. Or va trouver des experts qui s'engage sur de telle sommes.

    Je voulais juste soulever le fait que l'article n'est pas objectifs, ils ne montre que le coté blancs et jamais l'autre.

  • Le 21/09/2010, 20:07@ benammar : logiciel

    SLT je veut voir un logiciel de gestion d'entreprise sous delphi avec leur source
    ENFIN MERCI
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