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Vendredi 07 Octobre 2011

Steve Jobs, son discours à Stanford en 2005

Humeur > Opinion
Ceci est un texte préparé pour la remise des diplômes de Stanford par Steve Jobs, CEO d’Apple et de Pixar Animation Studios, le 12 Juin 2005. La traduction est à porter au crédit de Simon, qui a fait un travail remarquable et que nous remercions chaleureusement.

Steve Jobs, son discours à Stanford en 2005


Je suis honoré d’être parmi vous aujourd’hui à votre cérémonie de remise de diplôme d’une des meilleures universités dans le monde. Je n’ai jamais obtenu de diplôme universitaire. À vrai dire, je n'ai jamais été aussi proche de la remise d’un tel diplôme. Aujourd’hui, je veux vous raconter trois histoires de ma vie. C’est tout. Pas grand chose. Juste trois histoires.

La première histoire parle de relier les points.


J’ai abandonné l’université de Reed (Université d’arts libéraux américaine située à Portland, Ndlt) après les six premiers mois, mais j’y suis resté comme auditeur libre pendant 18 autres mois avant d’arrêter totalement. Alors pourquoi avoir laissé tomber ?

Tout a commencé avant ma naissance. Ma mère biologique était une jeune étudiante célibataire diplômée d’université. Elle souhaitait très fort que je puisse être adopté par des diplômés d’université, et tout fut mis en place pour que je sois adopté par un avocat et sa femme. Sauf que lorsque je fis mon apparition, ils ont décidé, à la dernière minute, vouloir une fille. Puis mes parents, qui étaient sur une liste d’attente, ont reçu un coup de téléphone au milieu de la nuit leur demandant : « Nous avons un petit garçon inattendu ; Le voulez-vous ? ». Ils ont dit « Bien sûr ». Ma mère biologique découvrit plus tard que ma mère n’avait jamais eu de diplôme universitaire et que mon père n’avait jamais terminé ses études secondaires. Elle a refusé de signer les papiers d’adoption définitifs. Elle ne céda que quelques mois plus tard, lorsque mes parents promirent qu’un jour, j’irai à l’université.

Et 17 ans plus tard, je suis allé à l’université. Mais j’avais naïvement choisi une université qui était presque aussi chère que Stanford (Prestigieuse université américaine de la Silicon Valley où ce discours est prononcé, Ndlt), et toutes les modestes économies de mes parents ont été dépensées pour mes frais universitaires. Après six mois, je n’en voyais pas les bienfaits. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire de ma vie, et aucune idée de comment l’université allait m’aider à trouver. Et là, je dépensais tout l’argent que mes parents avaient économisé durant leur vie entière. J’ai donc décidé de laisser tomber et cru que tout irait pour le mieux. C’était assez effrayant à l’époque, mais en regardant en arrière c’était la meilleure décision que j'aie jamais prise. À la minute où j’ai laissé tomber, j'ai pu arrêter de suivre les cours obligatoires qui ne m’intéressaient pas, et pu suivre ceux qui semblaient intéressants.

Tout n’était pas rose. Je n’avais pas de chambre au dortoir, je dormais sur le plancher des chambres de mes amis. Je ramenais les bouteilles de Coca-Cola pour la consigne de 5¢ pour acheter de la nourriture et marchais 11 kilomètres à travers la ville chaque dimanche pour obtenir un bon repas par semaine au Temple d’Hare Krishna (Association internationale pour la conscience de Krishna – Spiritualité d’origine Hindoue, Ndlt). Je l’adorais. Et beaucoup de ce sur quoi je suis tombé en suivant ma curiosité et mon intuition s’est révélé inestimable par la suite.

Steve Jobs, son discours à Stanford en 2005
Laissez-moi vous donner un exemple : l’université de Reed offrait à cette époque, peut-être le meilleur enseignement de calligraphie du pays. À travers le campus, chaque poster, chaque étiquette sur chaque tiroir était magnifiquement calligraphié à la main. Vu que j’avais laissé tomber et n’avais plus à suivre les cours normaux, j’ai décidé de suivre les cours de calligraphie et d’en apprendre les méthodes. J’ai appris les polices de caractères avec et sans Serif (Empattement), la variation de l’espace entre différentes combinaisons de lettres et ce qui fait de la grande calligraphie quelque chose de génial. C’était magnifique, historique, artistiquement subtil d’une manière que la science ne peut saisir, et j’ai trouvé cela fascinant.

Malgré tout, rien de ceci ne donnait l'espoir de se transformer en application pratique dans ma vie. Mais dix ans plus tard, lorsque nous avons conçu le premier ordinateur Macintosh, tout cela me revint. Et nous avons tout intégré dans le Mac. C’était le premier ordinateur avec une magnifique typographie. Si je n’avais jamais suivi cet unique cours à l’université, le Mac n’aurait jamais eu une telle variété de polices de caractères, et si Windows n’avait pas copié le Mac, il est probable qu’aucun ordinateur personnel ne les aurait. Si je n’avais jamais abandonné les cours, je n'aurais jamais atterri dans ce cours de calligraphie, et les ordinateurs personnels pourraient ne pas avoir la magnifique typographie qu’ils ont. Bien sûr, il était impossible de relier les points en regardant de l’avant lorsque j’étais à l’université. Mais c’était très clair en regardant en arrière, dix ans après.

Encore une fois, vous ne pouvez relier les points en regardant vers l’avant, vous ne pouvez les relier qu'en regardant en arrière. Alors vous devez croire que les points vont en quelque sorte se relier dans le futur. Vous devez croire en quelque chose – vos tripes, le destin, la vie, le Karma, peu importe. Cette approche ne m’a jamais quitté, et ça a fait toute la différence dans ma vie.

Ma seconde histoire parle d’amour et de perte.


J’ai été chanceux, j’ai trouvé ce que j’aimais faire tôt dans ma vie. Woz (Steve Wozniak – Co-fondateur d’Apple, Ndlt) et moi avons commencé Apple dans le garage de mes parents quand j’avais 20 ans. Nous avons travaillé dur, et en 10 ans Apple est passé de nous deux dans un garage à une société de 2 milliards de dollars avec plus de 4,000 employés. Nous venions de sortir notre plus belle création – le Macintosh – une année plus tôt et je venais d’avoir 30 ans. Et ensuite, je me suis fait virer.

Comment pouvez-vous vous faire virer d’une société que vous avez créée ? Bien, alors qu’Apple grandissait, nous avons embauché quelqu’un qui, je le pensais, était compétent pour diriger l’entreprise avec moi, et pendant la première année, ou à peu près, les choses allèrent bien. Mais ensuite, nos visions de l’avenir commencèrent à diverger et finalement nous avons eu une dispute. Quand ça s’est passé, notre conseil d’administration s’est rangé de son côté. Donc à 30 ans j’étais dehors. Et publiquement hors-jeu. Ce qui avait été l’objet de toute ma vie d'adulte avait disparu, et ça a été dévastateur.

Je n'ai vraiment pas su quoi faire pendant quelques mois. J’ai pensé avoir trahi la génération précédente d’entrepreneurs – avoir laissé tomber le témoin au moment où l’on me le passait. J’ai rencontré David Packard (cofondateur d’Hewlett-Packard, Ndlt) et Bob Noyce (Robert Noyce – cofondateur d’Intel, Ndlt) et ai tenté de m’excuser d’avoir tout gâché. J’ai été un échec public, et j’ai même pensé m’enfuir de la vallée (Silicon Valley). Mais quelque chose commençait doucement à éclore en moi. J’aimais encore ce que j’avais fait. . La tournure que prirent les événements chez Apple n’avait pas changé ça d’un pouce. J’avais été éconduit, mais j’étais toujours amoureux. C’est alors que j’ai décidé de recommencer.

Je ne l’avais pas vu alors, mais il s’est avéré que me faire virer d’Apple fut la meilleure chose qu’il ait pu m’arriver. La lourdeur du succès a été remplacée par la légèreté d’être un débutant à nouveau, moins sûr de tout. Cela m’a donné la liberté d’entrer dans la période la plus créative de ma vie.

Au cours des cinq années qui suivirent, j’ai lancé une entreprise appelée NeXT, une autre appelée Pixar, et suis tombé amoureux d’une femme exceptionnelle qui allait devenir ma femme. Pixar a créé le premier film d’animation au monde, Toy Story, et est maintenant le studio d’animation qui a le plus de succès à travers le monde.

Steve Jobs, son discours à Stanford en 2005
© Lea Suzuki / SF Chronicle


En un remarquable retournement de situation, Apple a acheté NeXT, je suis revenu à Apple, et la technologie que nous avions développée chez NeXT est au cœur de la renaissance actuelle d’Apple. Et Laurene et moi avons eu une merveilleuse famille ensemble.

Je suis plutôt certain que rien de tout cela ne serait arrivé si je n’avais pas été viré d’Apple. Ce fut un médicament au gout horrible, mais j’imagine que le patient en avait besoin. Parfois, la vie vous frappe la tête avec une brique. Ne perdez pas la foi. Je suis convaincu que l’unique chose qui m’a fait tenir, était que j’aimais ce que j’avais fait. Vous devez trouver ce que vous aimez. Et ce qui est vrai pour votre travail, l’est aussi pour vos amours. Votre travail va remplir une large partie de votre vie, et l’unique façon d’être vraiment satisfait est de faire ce que vous croyez être du bon travail. Et l’unique façon de faire du bon travail est d’aimer ce que vous faites. Si vous n’avez pas encore trouvé, continuez à chercher. Ne laissez pas tomber. Comme toutes les questions de cœur, vous saurez quand vous aurez trouvé.

Et, comme toute grande histoire, c’est de mieux en mieux au fil des années. Alors continuez à chercher jusqu’à ce que vous trouviez. Ne laissez pas tomber.

Ma troisième histoire parle de la mort.


Quand j’avais 17 ans, j’ai lu une citation qui disait quelque chose comme : « Si vous vivez chaque jour comme si c’était votre dernier, un jour vous aurez très certainement raison ». Ça m’a impressionné, et depuis lors, pour les 33 années passées, j’ai regardé dans le miroir chaque jour et me suis demandé: « Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, aurais-je envie de faire ce que je suis sur le point de faire aujourd’hui ? ». Et quand la réponse avait été « Non » pendant de trop nombreux jours, je savais que j’avais besoin de changer quelque chose.

Se souvenir que je serai bientôt mort est l’outil le plus important que j'aie jamais connu pour m’aider à faire des choix importants dans ma vie. Parce que presque tout – toutes attentes externes, tout orgueil, toutes craintes de l’embarras ou de l’échec – toutes ces choses s’éloignent face à la mort, laissant seulement ce qui est vraiment important. Se souvenir que vous allez mourir est le meilleur moyen que je connaisse pour éviter de tomber dans le piège de croire que vous avez quelque chose à perdre. Vous êtes déjà nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre votre cœur.

Steve Jobs, son discours à Stanford en 2005
© Diana Walker, décembre 2004


Il y a un an, on m’a diagnostiqué un cancer. J’ai fait un scanner à 7h30 du matin, et il a clairement montré une tumeur sur mon pancréas. Je ne savais même pas ce qu’était un pancréas. Les docteurs m’ont dit que c’était presque certainement un type de cancer qui était incurable, et que je ne devais pas m’attendre à vivre plus de 3 à 6 mois. Mon docteur m’a conseillé de rentrer chez moi et de mettre mes affaires en ordre, ce qui est le code des médecins pour se préparer à mourir. Cela signifie d’essayer de dire à vos enfants ce que vous pensiez avoir les 10 prochaines années pour leur dire, et ce en seulement quelques mois. Cela signifie de s’assurer que tout soit réglé afin que cela soit le plus facile possible pour votre famille. Cela signifie faire vos adieux.

J’ai vécu avec ce diagnostic pendant toute la journée. Plus tard dans la soirée, j’ai eu une biopsie, où l’on m’a introduit un endoscope dans ma gorge, à travers mon estomac et mes intestins, pour mettre une aiguille dans mon pancréas et obtenir quelques cellules de la tumeur. J’étais sous sédatif, mais ma femme, qui était là, m’a dit que, lorsqu'ils ont vu les cellules au microscope, les docteurs ont commencé à pleurer car il s’est avéré que c’était une forme très rare de cancer du pancréas qui pouvait être soigné par la chirurgie. J’ai été opéré et je vais bien maintenant.

Cela a été le moment où j'ai été le plus proche de la mort, et j’espère que ce sera le plus proche pour quelques décennies. Ayant traversé cela, je peux vous dire avec un peu plus de certitude que la mort n’était qu’un utile concept intellectuel.

Personne ne veut mourir. Même les gens qui veulent aller au paradis ne veulent pas mourir pour y arriver. Et pourtant la mort est la destination que nous partageons tous. Personne ne s’en est jamais échappé. Et c’est comme il se doit, car la mort est très probablement la meilleure invention de la vie. C’est l’agent du changement dans la vie. Elle efface l’ancien pour faire place au nouveau. Actuellement vous êtes le nouveau, mais un jour pas très éloigné, vous allez devenir progressivement l’ancien et être balayé. Désolé d’être si dramatique, mais c’est ainsi.

Steve Jobs, son discours à Stanford en 2005
Votre temps est limité, alors ne le gaspillez pas en vivant la vie de quelqu’un d’autre. Ne soyez pas piégés par le dogme – ce qui revient à vivre selon le résultat de la pensée d’autrui. Ne laissez pas le bruit de l’opinion des autres étouffer votre voix intérieure. Et le plus important, ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. Ils savent déjà ce que vous voulez vraiment devenir. Tout le reste est secondaire.

Quand j’étais jeune, il y avait un magasine appelé The Whole Earth Catalogue (Le catalogue du monde entier) qui était l’une des bibles de ma génération. Il a été créé par un gars appelé Stewart Brand pas loin d’ici à Melo Park, et il l’a amené dans nos vies avec une touche poétique. C’était à la fin des années 1960, avant les impressions par ordinateurs, de sorte qu’il était entièrement fait avec une machine à écrire, des ciseaux et des appareils polaroid. C’était une sorte de Google sous forme de livre, 35 ans avant la création de Google : c’était idéaliste et débordant d’outils astucieux et de grandes notions.

Stewart et son équipe travaillèrent à plusieurs numéros de The Whole Earth Catalogue, et puis quand ils jugèrent le moment venu, ils sortirent un numéro final.

C’était au milieu des années 1970, et j’avais votre âge. Sur la quatrième de couverture du dernier numéro, il y avait la photo d’une route de campagne tôt le matin, le genre sur laquelle vous pourriez vous retrouver à faire du stop si vous étiez aventuriers. En dessous, il y avait ces mots : « Restez affamés. Restez Fous. » C’était leur message d’adieux alors qu’ils se retiraient. Restez affamés. Restez Fous. Et c’est ce que j’ai toujours souhaité pour moi-même. Et maintenant, alors que vous avez terminé vos études pour devenir le nouveau, c’est ce que je vous souhaite.

Restez affamés. Restez Fous.

Merci beaucoup à vous tous.

Steve Jobs, son discours à Stanford en 2005
© Diana Walker, décembre 2004


Steve Jobs, 1955 - 2011

@ arnaud


Les réactions à cet article
Témoignages et avis....
  • Le 07/10/2011, 09:46@ dorjey : traduction

    Merci pour le traducteur ! J'ai remarqué 2 choses à corriger : "le l’université de Reed"
    Sinon : "Vous devez croire en quelque chose – vos intestins, le destin, la vie, le Karma, peu importe" Peut-être que "vos tripes" eut été plus correct il me semble à la place d'intestins... ;-)

    Mais peu importe, je trouve le discours de Steve vraiment passionnant : j'aime beaucoup le monde du Mac pour la philosophie de son créateur : Savoir sentir son instinct et le suivre. Pas facile au départ, exigeant, risqué, dur, mais tellement payant à l'arrivée.
  • Le 07/10/2011, 10:05@ Dr.Trevör : :')

    Ah c'est fort pour les intestins ! :D
    Je suis touché par ce discours... je l'avait déjà vu il y a quelques années.
  • Le 07/10/2011, 10:23@ TomX : Whole Earth Catalogue

    Pour ceux qui veulent voir la page en question du Whole Earth Catalogue : http://30.media.tumblr.com/tumblr_ljhqxelrIO1qam384o1_500.jpg
  • Le 07/10/2011, 10:27@ arnaud : Thanx !

    @ dorjey

    Merci, bonnes remarques.


    @ TomX

    Merci, ajoutée
  • Le 07/10/2011, 10:46@ John : je suis un brin relou..

    "insatiable" passe mieux comme traduction plutôt "qu'affamé" sans s'éloigner du sens
  • Le 07/10/2011, 11:21@ Dav : Merci

    Une vidéo sous-titrée en français du discours est visible sur YouTube :

    http://www.youtube.com/watch?v=7iy3j_2m7PA&feature=youtube_gdata_player

    Un discours magnifique qui donne à réfléchir.
    Merci Steve pour tout ce que tu as apporté à la technologie ces 30 dernières années.
  • Le 07/10/2011, 12:18@ thomasbdl : Un travail "remarquable" ?

    Un travail remarquable ? Entre les fautes d'orthographe, les fautes grammaticales, les aberrations syntaxiques et les traductions littérales qui n'ont aucun sens, j'ai un peu de mal à voir ce qu'il y a de remarquable là-dedans.

    Pour tout lecteur francophone qui se respecte et a gardé un minimum de fierté linguistique, cette traduction apparaît comme un travail approximatif. Un exemple ?

    •[i] "Rien de ceci n’avait espoir de se transformer en application pratique dans ma vie."[/i]
    Ne veut strictement rien dire en français.

    •[i] "Cette approche ne m’a jamais laissé tomber [...]"[/i]
    Vraiment ?

    •[i] "J’ai senti que j’avais laissé tomber la génération précédente d’entrepreneurs [...]"[/i]
    Je ne parlerai même pas de la formulation chaotique et me contenterai de souligner une erreur monumentale généralement commise par des gens qui n'ont qu'un anglais de touristes : [i]"to let down"[/i] signifie [i]"décevoir"[/i], pas [i]"laisser tomber"[/i].

    • [i]"Au cours des cinq prochaines années, j’ai lancé une entreprise appelée NeXT, une autre appelée Pixar, et [b]est[/b] tombé amoureux d’une femme exceptionnelle qui allait devenir ma femme."[/i]
    C'est une blague ?

    • [i]"En un remarquable tournant des événements [...]"[/i]
    Et ils allaient plutôt à gauche ou à droite, les événements ?

    • [i]"[...] vous aurez très certainement raison ». Ça m’a impressionné [...]"
    [i]"To make an impression"[/i] ne signifie pas toujours [i]"impressionner"[/i]. Dans le cas présent, je ne vois pas du tout comment une citation pareille pourrait "impressionner" qui que ce soit.

    • [i]"[...] j’ai regardé dans le miroir chaque jour[b]s[/b] [...]"[/i]
    Chaque jourS ?! Vraiment ?!? Les gosses apprennent à ne plus faire cette faute en CM2.

    • Je pourrais continuer, encore et encore... Ca n'en vaut pas vraiment la peine.

    Les traductions d'interviews, de discours, de déclarations et autres n'ont jamais été le point fort de Mac4Ever. À vrai dire, elles sont souvent risibles et requièrent parfois une sacrée dose de bravoure pour être déchiffrées. Je m'en contrefiche. Je ne me contente pas de lire vos articles et pense me débrouiller assez bien en anglais que pour suivre d'autres sites d'actualité sans difficultés. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Des milliers de gens comptent sur vous pour leur fournir une information claire et accessible, ce que vous ne faites pas toujours. Vous allez me rétorquer que Mac4Ever est un site gratuit et que ceux qui ne sont pas contents n'ont qu'à aller voir ailleurs. C'est plus compliqué que ça.

    La scène francophone compte très peu de sites fiables qui n'ont pas qu'une vocation anecdotique. Contrairement à la plupart de vos concurrents, vous possédez une équipe complète dédiée à la rédaction d'articles et, malgré ce que vous tentez de nous faire croire, l'information est payante : s'il n'est pas nécessaire de passer à la caisse pour suivre l'actualité, votre site affiche en permanence des publicités et vous semblez parfois vouloir caser un maximum de liens sponsorisés vers l'Apple Store en ligne en un minimum de mots. En bref, vos lecteurs vous rapportent de l'argent.

    Ce n'est pas un reproche ; on dit que tout travail mérite salaire. Le vôtre perd de sa pertinence et de sa lisibilité de jour en jour et ce, depuis quelque temps déjà. Alors, pourquoi râler maintenant ? Parce que cet article est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Je me fous de vos news people, de vos liens sponsorisés et de votre lectorat qui chaque jour fait preuve d'un peu plus de connerie. Mais ce discours écrit par Steve est l'un des textes fondateurs de notre temps, la transcription de ses idéaux et de ses valeurs. Plus qu'Apple, cette vidéo est l'héritage qu'il nous a laissé, la façon dont il voulait être perçu par les générations à venir.
    De ce fait, elle doit être transmise avec force et précision.
    Une traduction approximative ne suffit pas.


    En tant que journalistes et passionnés, votre rôle est d'apporter cette précision. Si vous n'en êtes pas capables, demandez à quelqu'un de [i]réellement[/i] compétent en la matière, quitte à vous offrir les services d'un professionnel s'il le faut. Mais, par pitié, ne nous jetez pas ce genre de crasse sous le nez, et ne nous faites pas l'affront d'appeler cela un "travail remarquable".

    Allez, bisou.
  • Le 07/10/2011, 12:27@ arnaud : @ thomasbdl

    Je suis certain que l'auteur de la traduction te sera infiniment reconnaissant de ton temps, et des corrections pertinentes que tu proposes. Maintenant, c'est toujours un peu la même histoire, je me demande bien pour quelle foutue raison ça te semble être l'occasion de cracher sur son boulot d'ensemble, un peu sur sa personne au passage, et sur notre rédaction par la même occasion.

    J'ignore s'il existe un besoin de clamer sa grande supériorité à la face du monde, mais si tel est le cas, c'est l'expression la plus primitive et stupide d'égo mal contrôlés

    Des bisous également.
  • Le 07/10/2011, 12:30@ rosa : merci

    Bonjour,

    ce discours me touche.
    Je n'ai pas encore la réponse à ce que je vais faire aujourd'hui si je dois mourir demain.

    Me délivrer déjà de la peur, c'est déjà une bonne chose.
  • Le 07/10/2011, 13:46@ thomasbdl : La suite...

    http://www.mac4ever.com/news/65565/steve_jobs_son_discours_a_stanford_en_2005/
  • Le 07/10/2011, 15:21@ johnnn : La suite

    http://ibuzzyou.fr/discours-de-steve-jobs-en-2005-a-stanford-video-vostfr.html

    Regarder le discours en VOSTFR !
  • Le 07/10/2011, 15:33@ rangi33 : Un bisous pour une personne pitoyable

    Je ne rajouterai pas grand chose aux commentaires d'Arnaud.

    Mr Thomas et la legerete de l'etre dans sa splendeur....
    Critiquer sans apporter la moindre correction. Du travail de critique hautement "professionnelle". Mac Ever n'attend que toi pour les aider ...
    Je te felicites grandement pour la richesse de ton intervention

  • Le 07/10/2011, 22:41@ Bigjimparisien : @thomasbdl

    Si la traduction n'est pas au niveau de ton intellect ou de ta compétence linguistique, passe ton chemin et abreuve toi de la VO disponible sur des milliers de sites. Ne crache pas à la gueule de ceux qui passent du temps pour des gens comme toi qui n'ont aucun respect ni reconnaissance.

    Quant au lectorat qui chaque jour fait preuve d'un peu plus de connerie... je te donnerai bien la couronne que tu mérites
  • Le 09/10/2011, 03:35@ Steve C : Mon avis ....

    Vos pub drôlement situé mais pour le reste bravo vous êtes réactif , on attend pas des lustres pour avoir un info convenable .


    HA oui , Mac4ever vous n'est pas qu'un site franco de France , on vous lis de par le monde et même en Amérique ... ne nous oubliez pas svp :)
  • Le 09/10/2011, 10:50@ nicgb : @thomasbdl @ arnaud

    Je découvre ce site pour cette triste occasion.

    Merci pour la retranscription de ce formidable discours.

    Oui, c'est dommage de ne pas retrouver dans cette traduction l'effort de perfection qui a fait de la Pomme ce qu'elle est aujourd'hui.

    Moyennant quoi, notre véhément 'critiqueur' aurait peut être pu apporter sa pierre à l'édifice, et apporter des solutions à toutes les fautes relevées... Pour avoir au final une retranscription parfaite qui sera lue et relue par beaucoup.

  • Le 09/10/2011, 17:49@ MiC-M4C : Merci pour tout !

    La photographie de Steve Jobs en haut de page est superbe, ainsi que la mise en page de l'image, avec le texte à droite.
    J'y suis très sensible, tout comme je suis sensible à la disparition de ce visionnaire qui faisait partie, de près ou de loin, de notre quotidien.

    Une nouvelle ère commence et elle s'annonce passionnante.
    Les cinq prochaines années ont sans doute déjà été planifiées avec l'équipe actuelle, Steve Jobs ayant sans doute déjà validé le design du prochain vrai nouvel iMac !
    L'inconnu commence dans 5 ans...

    Le mythe Steve Jobs est parachevé par sa mort prématurée programmée.

    Merci Steve Jobs.
  • Le 09/10/2011, 18:38@ jack-22 : Propositions de corrections

    J'ai été très touché par ce discours.
    Je vous propose quelques petites corrections mineures.
    ou ce discours est prononcé
    où ce discours est prononcé
    la meilleure décision que je n’ai jamais prise
    la meilleure décision que j’aie jamais prise (subjonctif)
    j'a pu arrêter de suivre les cours obligatoires qui ne m’intéressaient pas,
    j'ai pu arrêter de suivre les cours obligatoires, qui ne m’intéressaient pas,
    et marchait
    et marchais (oui, oui, comme georges...)
    chaque Dimanche
    chaque dimanche
    Et beaucoup de ce sur quoi je suis tombé en suivant ma curiosité et mon intuition, s’est révélé
    Et beaucoup de ce sur quoi je suis tombé en suivant ma curiosité et mon intuition s’est révélé
    offrait à cette époque, peut-être, le meilleur enseignement
    offrait à cette époque, peut-être le meilleur enseignement
    ce qui fait la grande calligraphie quelque chose de génial
    ce qui fait de la grande calligraphie quelque chose de génial
    vous ne pouvez seulement les relier qu'en regardant en arrière
    vous ne pouvez les relier qu'en regardant en arrière
    ou
    vous pouvez seulement les relier en regardant en arrière
    alors qu’Apple grandissait nous avons embauché
    alors qu’Apple grandissait, nous avons embauché
    ça été dévastateur
    ça a été dévastateur
    Co- fondateur
    cofondateur (cf. Littré)
    Mais quelque chose commençait doucement à éclore en moi – J’aimais encore ce que j’avais fait.
    Mais quelque chose commençait doucement à éclore en moi. J’aimais encore ce que j’avais fait.
    fut la meilleure chose qu’il ne puisse jamais m’arriver
    fut la meilleure chose qu’il ait pu m’arriver
    La lourdeur du succès a été remplacé
    La lourdeur du succès a été remplacée
    la technologie que nous avions développé
    la technologie que nous avions développée
    le plus important que je n’ai jamais connu
    le plus important que j’aie jamais connu
    dit que lorsqu'ils ont vu les cellules sous un microscopes les docteurs
    dit que, lorsqu'ils ont vu les cellules au microscope, les docteurs
    C’est l’agent de change de la vie
    C’est l’agent du changement dans la vie (à vérifier avec le texte anglais)
    c’était idéaliste, et débordant d’outils
    c’était idéaliste et débordant d’outils
    Sur la couverture arrière du dernier numéro il y avait
    Sur la quatrième de couverture du dernier numéro, il y avait
  • Le 09/10/2011, 19:55@ jeff : @thomasbdl

    sale con
  • Le 09/10/2011, 20:58@ SteveC72 : @Arnaud

    Dans des moments pareil, je me provoque mentalement un "/ignore" bien senti.
    Beau travail pour l’ensemble et pour un site d’informations minute et d'opinions vous faites un sacré bon travail .... ne lâchez pas ...
  • Le 10/10/2011, 11:22@ Sed : @ all

    Pourquoi insulter une personne qui apporte une critique constructive? Le discour de Steve pousse à se surpasser, à dépasser les difficultés. J'apprécie le travail fait par M4E mais je remercie aussi Thomasbdl pour son apport. Ce serait plus simple de ne rien dire et de laisser les gens écrire avec de nombreuses fautes ou en langage SMS. Mais à la fin, certains restent sur le bord de la route alors que d'autres continuent d'avancer. La philosophie de Steve ne se suffit pas de la médiocrité.
  • Le 10/10/2011, 18:16@ Frédérika : hola quelle affaire

    Quelle bataille de chiffonniers . Respectons plutôt la penser de Mr Jobs et se qu'il à voulu nous dire . Je suis nulle en horthographe et cela ne m'empèche pas d'être heureuse ,de vivre ds le moment présent et de rencontrer des hommes et des femmes merveilleux !
    belle journée à vous tous.
  • Le 11/10/2011, 13:16@ trantor : @ all

    J'aime assez ce que Thomasbdl à écrit, j'ai trouvé cela plutôt constructif. Ce travail de traduction n'était pas remarquable.
  • Le 11/10/2011, 14:56@ Laure.chat : @all

    clair on sans tape des fautes
    FUCK ceux qui critik m4f !!
    Job je taime!
  • Le 11/10/2011, 18:01@ @ Lou75 : quelle fierté à etre un cabot ?

    c'est normal - quand on sait - de faire observer ce qui ne va pas dans une traduction ou de ce qui aurait été plus à la hauteur du respect du à cet homme remarquable mais, en effet et exceptionnellement si l'on y tient tant, pourquoi ne pas proposer directement à la rédaction une version qui prendrait presque autant de place !? et nous épargnerait ce genre de cacophonie peu digne dans une telle circonstance...
    toujours cette réaction "humaine" ? de bouffer le nez de quelqu'un parce qu'on supporte mal l'événement ? jusqu'à quand ce genre de comportement archaique ?
    la belle idée de l'"esprit critique" français est tombée bien bas de nos jours (comme beaucoup de choses, à commencer par le respect) et tombe le plus souvent maltapropos...
    mais nous connaissons les difficultés des traducteurs et autres correcteurs et aussi leur caractérologie repérée depuis longtemps... Apple ne vous a pas infusé de sa souplesse philosophique ?
    Steve on t'aimera for ever quoiqu'en redisent les mauvais coucheurs.

  • Le 11/10/2011, 19:17@ LordNewton : Wouaw

    Wouaw! Quelle magie dans ce discours, il m'a remonté le moral et donné du pep's! que de belles paroles, de l'émotion, j'en ai les larmes aux yeux...
    Seul reproche, le discours est trop court venant d'un si grand homme...

    Merci pour la traduction Mac4Ever...
  • Le 13/10/2011, 00:14@ jffarny : Y-a-t'il un psy dans la salle ?

    Je suis curieux d'avoir une explication des mécanismes psychologiques ont pu pousser thomasbdl à consacrer son temps de cerveau à humilier Simon en piétinant sa contribution (forcément bénévole).
    Juste par curiosité, car il aurait été 100 fois mieux dépensé en apportant sa contribution bénévole à l'amélioration de cette traduction.
    Je sors... le troll n'a pas sa place ici.
    Vivent Garamond et Helvetica ;)
  • Le 13/10/2011, 11:22@ watchlisten : Un incroyable hommage musical à Steve J

    http://www.youtube.com/watch?v=HTaeKeBU50E&feature=channel_video_title
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