Cette édition 2008, enfin, fonctionne nativement sur les Mac équipés de puces Intel en plus d'avoir été totalement reprise avec les outils de développement d'Apple Xcode. Aussi, la nouveauté tant attendue est la vitesse d'exécution. Sur ce point, le bilan est plutôt bon : les applications de la suite, si elles sont parfois longues à charger en mémoire, s'avèrent nettement plus réactives sur un iMac Intel CoreDuo. Une fois chargée, le passage de l'une à l'autre est immédiat : envolée la lenteur propre à l'émulation Rosetta d'Office 2004.
La suite n'a pas, par contre, renoncé à sa tendance à l'embonpoint : 1,2 Go pour la suite étudiant. À décharge, et c'est l'autre nouveauté principale d'Office 2008, le logiciel arrive à une multitude de documents pré-formattés, de thèmes, de clip-art et autres graphiques. Précision, vous ne pouvez installer le logiciel que sur un disque disposant d'un système installé. Autre limitation, Office 2008 est exclusif. Microsoft vous conseille fortement d'effacer des versions antérieures d'Office. Un outil le fait pour vous d'ailleurs.
Une fois installée, la suite se charge assez rapidement. Le lancement initial est parfois un peu longuet (près de 30 secondes pour lancer Word, Excel et PowerPoint) mais ensuite (une fois le menu police optimisé ?), le lancement est quasi immédiat (moins de 5 secondes).
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Les guides d'interface d'Apple ont été largement respectés. L'application adopte une interface très Mac friendly. Mais, quand certaines fonctionallités manquent, de fait, on le remarque : on a envie de glisser déposer, par exemple dans le bandeau, et d'un système de redimensionnement plus clair. Les icônes n'apparaîssent pas toujours très explicites.
Le correcteur orthographique et grammatical ne change pas fondamentalement. Ni tellement plus performant , ni tellement plus ergonomique : il se borne à surligner les erreurs une à une ce qui impose une revue fastidieuse. Une présentation en liste des erreurs, qu'on peut survoler d'un œil, permet de trier plus rapidement, par exemple, les noms non connus du dictionnaire mais valides. Avantage de la méthode imposée par Word, si on s'y plie, le dictionnaire s'adaptera rapidement aux usages spécifiques.
Question nouveauté, pas grand chose à croquer : un mode publication pour la conception de mises en pages complexes, un mode bloc-notes qui vous met face à un bloc-notes (incroyable, non ?) histoire d'organiser un peu vos mémos épars. Dernier élément là aussi en direction de plus de finesse dans les mises en pages, une gestion des ligatures de polices qui vous permettra de régler très finement ce que les typographes nomment le « gris typographique », le rendu d'ensemble de votre texte.
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Notez enfin, certaines terminologies pas évidentes, et certains comportements agaçants. Graphique Smart Art, c'est quoi ? On a envie d'insérer un élément dans un document, ça me marche pas et rien n'indique pourquoi.
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Sur le fond, Excel adopte la même approche que les autres logiciels d'Office 2008 : offrir un multitude de modèles préparés. De la gestion personnelle, à la gestion de portefeuilles boursier, Excel offre des modèles qui couvrent la plupart des besoins. Et, là aussi, c'est un bon point. Autre élément à relever, les graphiques gagnent en possibilités de personnalisation. Ombrage, couleurs, mais aussi perspective, tout, ou presque, est paramétrable. Pas toujours de manière très ergonomique cependant.
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Pour le reste, Excel, plus qu'aucun autre élément de la suite, nous est apparu parfois curieusement peu réactif, alors même qu'il n'avait à traiter qu'une petite feuille de calcul. Il lui faut parfois de longues secondes pour afficher un graphique plutôt simple.
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Coté nouveautés :
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- La recherche améliorée. Désormais, à la manière de Spotlight dans le Finder, il est maintenant possible de taper des mots-clefs directement dans le champ intégré à toutes les fenêtres pour trouver les messages correspondants. L'affichage se fait par ordre d'arrivée, de manière asynchrone, ce qui donne beaucoup plus de souplesse à l'utilisateur. La recherche par filtre (objet, auteur...) reste disponible, et souvent bien plus efficace, pour peu que l'on soit capable de saisir les champs demandés.
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- Bien que légèrement optimisée, la synchronisation avec le carnet d'adresse, iCal et .Mac n'a pas beaucoup changé. C'est surtout très pratique pour récupérer ses contacts sur son iPhone ou sur l'iPod, ou pour afficher rapidement son emploi du temps sous iCal. Mais mis cela de côté, il faut bien l'avouer, quitte à utiliser Entourage, autant se contenter des outils intégrés, qui s'avèrent complets et désormais largement à la hauteur de ceux d'Apple en terme d'interface.
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Et la vitesse alors ?
Entourage 2004 s'avérait d'une lenteur dramatique pour peu que votre base de données pèse plusieurs centaines de méga-octets. La sélection d'un sous-dossier pouvait prendre jusqu'à une dizaine de secondes. Pari réussi pour Entourage 2008, qui fait là un presque sans-faute. Le passage sous XCode a permis à Microsoft de proposer une version native sous Intel et PowerPC à ses clients. Et c'est rapide ! La sélection des sous-dossiers, justement, est instantanée, et même sur une base de 8GO utilisée durant nos tests, le moteur de base de données nous fait immédiatement oublier les lenteurs de son prédécesseur.
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Et donc ?
Il faut bien le dire, Entourage reste une valeur sûre dans le domaine des logiciels de gestion d'e-mails sur Mac. Il s'agit tout d'abord, du seul « mailer » à proposer un support fiable et rapide d'Exchange, le système de serveur de mails de Microsoft présent dans la majorité des entreprises. La gestion des événements intégrée s'avère être également un grand point fort d'Entourage depuis toujours. Dans le monde de l'entreprise, la gestion des requêtes de meeting, par exemple, s'avère indispensable, et les professionnels veulent un « tout-en-un » qui évite l'utilisation séparée d'un logiciel d'e-mails, d'un gestionnaire de tâches et d'un calendrier.
Enfin, d'après nos tests, le filtre de courrier indésirable met toujours une jolie « fessée » à celui d'Apple. Nous recevons sur Mac4Ever, plusieurs centaines de courriers non-désirés chaque jour, et seule une petite dizaine arrive à tromper Entourage, là où Mail sera beaucoup plus tolérant.
Entourage 2008 mérite-t-il vraiment le détour ? Pour les pros, si vous possédez un Mac Intel, la question ne se pose même pas. Le gain en performances est considérable et s'avère être LA nouveauté la plus attendue de la part des utilisateurs. Pour une utilisation personnelle, la question se pose différemment. Il est clair que la gestion des courriers indésirables, par exemple, ne suffira peut-être pas à justifier le passage de Mail à Entourage. Par contre, si vous cherchez une solution vous permettant de consulter votre boite professionnelle basée sur Exchange, ainsi que la synchronisation des tâches et des événements entre le bureau et la maison, il n'existe à l'heure actuelle, peu de solution aussi complète.
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Autre élément, pas plus surprenant, l'intégration de passerelles vers la suite iLife dans Office. Vous pouvez, désormais, exporter vos présentations vers iPhoto, ou mieux, sous forme de slideshow animé Quicktime. Sinon, globalement, PowerPoint ne déçoit pas : ergonomie renforcée, malgré, toujours, des icônes pas très explicites, lissage des polices en sortie, meilleure réactivité...
Reste que, hors obligation spécifique, Keynote d'Apple demeure une solution à la fois plus ergonomique et, un peu de subjectivité, plus classe.
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Toujours là ? Alors, que dire, très rapidement, de cet Office 2008 : mac ? D'abord qu'il est plus vif, évidemment sur Intel, et pas tellement sur PowerPC. Ensuite, que, produit mature, il n'évolue pas tellement depuis la version 2004. Sinon vers un meilleur respect de l'interface du Mac.
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Office 2008 ? Oui, absolument oui, pour tous les utilisateurs de Mac Intel qui veulent utiliser la suite bureautique de Microsoft. Pour les autres, c'est moins évident.
Office 2008 sur le Store, à partir de 139 €















Enfin des prix en euros corrects !
De la balle !





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