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Les stratégies des éditeurs pour rendre visibles leurs apps sur l'App Store
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Les stratégies des éditeurs pour rendre visibles leurs apps sur l'App Store

Le 16/04/2013 à 14h42
L'affaire App Gratis met en lumière un problème, devenu majeur, dans l'App Store d'Apple. La bataille que doivent conduire les éditeurs pour rendre leurs apps visibles. Avec 800 000 applications sur l'App Store, difficile, en effet, de se faire une place au soleil.

Quelles stratégies déploient-ils à cette fin ? Lesquelles marchent le mieux, lesquelles échouent ?

Retrouvez les réponses des 8 développeurs, qui ont répondu à nos questions :
• Antoine Morcos, de Presselite, éditeur de Métro Paris,
• Michael Guez de Chocolapps, éditeur de De la Terre à l'Espace,
• Jeremie Francone de Nuage Touch, éditeur de ON/OFF,
• Pierre Abel, de l'Escapadou, éditeur de La Magie des Mots,
• Raphael Sebbe, de Creaceed, éditeur de Prizmo
• Guillaume Cerquant, de MacMation, éditeur de Courrier
• Michaël Dardol, éditeur de Easy Wifi
• Adrien Duermaël, de Pixowl, éditeur de Greedy Grub




Quelles stratégies avez-vous expérimentées pour donner le plus de visibilité possible à vos apps ?

Michael Guez, Chocolapps : Depuis 3 ans que Chocolapps existe, nous avons testé de nombreux vecteurs de visibilité pour nos apps : Emailing sur notre propre base de données, cross-marketing dans nos apps, facebook ads, Article de presse sponsorisé, baisse de prix ponctuel, gratuité pour acquérir de nouveaux utilisateurs...

Antoine Morcos, Presselite : Aujourd'hui, nous n'avons pas trouvé véritablement de solutions efficaces, et je note un réel problème à ce niveau pour les développeurs indépendants sans budget marketing qui veulent faire connaître leur nouvelle application. Ce problème devient de plus en plus important alors que le nombre d'apps croit dans l'AppStore, et que la visibilité est donc moindre pour chacune d'entre elles. Communiquer avec la presse peut être intéressant pour le lancement. Nous avons aussi pu travailler avec AppGratis et des services similaires, comme beaucoup de développeurs, c'est un procédé avec de très bons résultats, mais qui est aujourd'hui interdit par Apple comme vous le savez sans doute.

Jeremie Francone, Nuage Touch : Relations presse (surtout les sites spécialisés), réseaux sociaux (20K followers), services type AppGratis, relations avec Apple...

Pierre Abel, l'Escapadou : Press release, sites web dédié, facebook, twitter, construire un réseau de journalistes/bloggers/reviewers qui peuvent relayer des nouvelles apps ou des promos, vidéo de démo, changements de prix ponctuels , offrir des codes.

Raphael Sebbe, Creaceed : Réaliser la meilleure application qui soit, en essayant de résoudre une problématique pour l'utilisateur (et donc ne pas s'enfermer dans un trip de développeur). Nous faisons la promotion de nos applications sur Twitter, Facebook, nous essayons d'entretenir une bonne relation avec la presse, les bloggeurs, et évidemment, nos utilisateurs.

Nous avons tenté des publicités dans la presse écrite, Google Adwords, publicité sur des sites web (bannières). Le succès est variable, très difficile à mesurer. Notamment parce que l'App Store ne permet pas de savoir d'où les clients proviennent.

Nous avons eu la chance d'être choisis (Prizmo) dans le bundle MacUpdate, aux côtés de Parallels et DevonThink Pro, qui est l'un des plus gros bundles dans le monde (avec MacHeist), et nous avons pu par cette occasion accueillir 40.000 nouveaux utilisateurs. C'est une super opportunité pour donner de la visibilité également, et donc en dehors de l'App Store.

Nous participons aussi régulièrement à des salons (Macworld, Salon de la Photo, MacBeurs…), où nous rencontrons pas mal de nos utilisateurs.

Guillaume Cerquant, MacMation : Faire une application utile et agréable à utiliser, que les utilisateurs ont envie de partager. J'ai testé aussi la publicité sur différents réseaux (AdWords, Facebook…). Pas évident à rendre efficace sans que cela ne devienne un gouffre financier (mais si vous avez une astuce, contactez moi !)

Michaël Dardol, Easy Wifi : Pour gagner en visibilité, j'essaye de faire des mises à jour pertinentes (environ une fois par mois), suivi d'un communiqué de presse envoyé aux blogs spécialisés.
Le référencement du site web des applications joue également une petite part pour la visibilité sur le web.

J'ai également essayé l'achat de mots clés Google Adwords, avec le crédit que donne Google, pour un résultat nul. De temps en temps faire une baisse de prix, ou un concours permet de remonter un peu dans le classement de l'App Store et de gagner en visibilité.

Adrien Duermaël, Pixowl : On expérimente un peu tous les différents moyens à notre disposition. La cross promotion avec d'autres apps (le service Chartboost est parfait pour ça), le partage sur les réseaux sociaux, des notes et bannières sur différents sites, ainsi que les applications type AppGratis ou AppsFire.






Et selon vous, lesquelles ont été pertinentes ?

Michael Guez, Chocolapps : Le fait de disposer d'un catalogue riche de 30 apps, nous permet de faire du cross-marketing. Ainsi, nous poussons notre application sur notre propre réseau d'utilisateurs afin de les informer lorsqu'une app qu'ils n'ont pas est en promo, ou qu'une nouveauté vient de paraitre. C'est vraiment très efficace ! Par ailleurs, notre base de données étant très qualifiées - les gens s'y sont inscrit volontairement ! - lorsque nous envoyons un mail, celui-ci génère un très grand nombre de clic et donc d'achats sur nos apps. 

Antoine Morcos, Presselite : Il faut avouer que les services de promotion comme AppGratis étaient assez efficaces. Le principe est simple, rendre son application gratuite pendant 24h. Le service s'occupe de promouvoir cette offre auprès de tous ses utilisateurs (des millions).

Jeremie Francone, Nuage Touch : Dans cet environnement ultra-concurrentiel, tout ce qui donne de la visibilité est pertinent.

Pierre Abel, l'Escapadou : Construire un réseau de journalistes/bloggers/reviewers est la plus pertinente je crois car cela permet de relayer les actualités. Le changement de prix ponctuels peut aussi être une bonne stratégie (en particulier si on a plusieurs apps car cela permet de faire du cross-marketing) Mais sinon la stratégie la plus pertinente c'est de faire une excellente app :-) Et après le bouche à oreille fonctionne (et les journalistes sont contents de montrer une belle app)

Raphael Sebbe, Creaceed : Difficile à dire.

Guillaume Cerquant, MacMation : Se concentrer sur la qualité de l'application. Rendre une application simple à utiliser, ce n'est pas simple à faire, mais cela en vaut la peine. Courrier a une note supérieure à 4.5 sur 5. C'est capital, car avec la nouvelle présentation de l'AppStore, les utilisateurs voient la note et en tiennent compte avant de télécharger… ou non.

Michaël Dardol, Easy Wifi : Clairement, les plus pertinentes sont les communiqués suivis d'un article sur les blogs, les concours et les baisses de prix.

Adrien Duermaël, Pixowl : Chacune de ces stratégies donne des résultats sur les downloads. Mais en général, la cross-promotion nous procure des utilisateurs de qualité si on choisit bien les applications pour l'échange. Quand je dis qu'ils sont de qualité, c'est qu'on a un meilleur retour sur investissement avec ces utilisateurs là. La raison est simple, si vous cliquez sur une bannière pour un jeu en pixel art depuis un autre jeu en pixel art, ça a de forte chance de vous plaire, ça correspond à votre profil.

Avec la stratégie AppGratis/AppsFire, les volumes sont plus gros, donc on monte plus vite dans le top. Mais on redescend bien vite aussi si depuis ce top on ne trouve pas rapidement de joueurs qui vont ouvrir l'app tous les jours et partager avec leurs amis.





Quel est l'impact du classement général de l'App Store sur vos ventes ?

Michael Guez, Chocolapps : Lors de la sortie d'une nouveauté ou d'une baisse de prix, l'impact est assez important sur le classement. Nous parvenons à faire remonter une app (en France...) et ainsi à lui donner une vraie visibilité.

Antoine Morcos, Presselite : Il est très important que son application soit bien classée dans l'AppStore, cela apporte plus de visibilité, et donc plus des téléchargements. Je crois que le véritable enjeu, c'est la visibilité, encore plus que la qualité.

Jeremie Francone, Nuage Touch : Difficile de déterminer l'impact du classement sur les ventes car les deux sont liés : si on est bien classé c'est qu'on fait des téléchargements. Une chose est certaine : mettre une app sur l'App Store et attendre, c'est la meilleure solution pour avoir 0 téléchargement. L'App Store ne marche pas seul. Lorsqu'on est très bien classé, il y a un mini cercle vertueux, mais pas aussi marqué que ce que l'on peut espérer. Sans communication par ailleurs, on a du mal à se maintenir car d'autres apps poussent constamment et souvent avec de gros moyens. Il faut viser les périodes creuses pour voir de bons effets (après Noël...).

Il y a des différences entre classement payant/gratuit et entre pays. Pour un petit studio français, le classement US est très difficile à appréhender. Il faut préciser également que lors d'une promo, lorsqu'on repasse une app payante, elle sort directement du classement gratuit et doit refaire ses preuves dans le classement payant. Les promo n'ont donc pas forcément un gros impact sur les ventes et pas d'impact sur la durée, à moins d'avoir une bonne couverture sur le web ou ailleurs.

Pierre Abel, l'Escapadou : Du fait que les classements sont bien visibles sur l'App Store, je pense que l'impact est assez significatif si on est dans le top 100 (et encore plus dans le top 10). Après il y a aussi une corrélation avec le classement dans une recherche effectué sur l'App Store (puisque la recherche est aussi basée, en autres, sur la popularité). Mais quand on voit comment on peut redescendre très vite dans le classements (et donc dans le volume de ventes), ce n'est pas non plus ce classement que les gens regarde le plus

Raphael Sebbe, Creaceed : Important. Nous avons pu placer Prizmo Mac dans le top 5 mondial en catégorie business pendant 2 semaines fin de l'année passée avec nos simples moyens de marketing et le relais presse/utilisateurs. Passer un seuil de vente permet de rester visible, et ça s'entretient un certain temps. Donc nous essayons d'y rester, mais il y a du monde.

Ce qui peut aussi aider, c'est d'être présent dans les catégories thématiques de l'App Store, comme l'éducation, les outils de productivité, etc. Apple est seul maître là, et je dois avouer que c'est assez opaque. Faire une application de qualité qui implémente beaucoup des fonctions du dernier OS (Retina, iCloud, VoiceOver) n'est pas forcément suffisant pour être sélectionné...

Guillaume Cerquant, MacMation : Je ne sais pas trop quel impact a le classement. A moins qu'il ne soit manipulé par des achats de pub / mises en avant, c'est plus une conséquence qu'une cause sur le nombre de téléchargement. Comme au flipper : plus t'es bon, plus de lumières s'allument et plus tu augmentes ton score, pas l'inverse.
Par contre, l'impact dans l'ordre dans les résultats de recherche est fort. Lors d'une recherche dans iOS 6, les utilisateurs ne voient plus qu'une application à la fois. Le fait d'apparaître en 1ère position sur quelques mots clefs importants a un impact énorme.

Michaël Dardol, Easy Wifi : Le classement général de l'App Store est proportionnel au nombre de ventes, et l'inverse est également vrai. Donc plus on est haut, plus on vend. Dès que l'on descend dans le classement, il est difficile de remonter ou de se stabiliser. Il n'y a qu'une fois l'application connue que l'on peut espérer rester.

Adrien Duermaël, Pixowl : L'impact dépend un peu des pays bien sûr. Mais être dans le top, surtout pour une app gratuite peut générer une énorme quantité de téléchargements. Donc pour nous qui faisons du freemium, à partir du moment ou l'économie du jeu est bien définie, on peut dire que du nombre d'installations dépend directement le revenu.





Quel est l'impact du classement au sein de sa catégorie sur l'App Store sur vos ventes ?

Michael Guez, Chocolapps : Tout dépend de la catégorie. Nous profitons d'ailleurs souvent d'une mise à jour de l'app, pour lui faire changer de catégorie, pour tester l'impact sur les ventes. En général, nous obtenons une belle visibilité dans nos catégories phares : Education et Livres

Jeremie Francone, Nuage Touch : Forcément moindre que le classement général. Certains classements sont plus faciles à prendre que d'autres. Il ne faut pas lancer une appli photo gratuite lorsque Youtube vient de sortir et que Instagram vient de se faire racheter par Facebook, car impossible de leur passer devant.

Pierre Abel, l'Escapadou : Même réponse que ci-dessus mais il faut juste dire que c'est beaucoup plus facile d'être dans le top d'une catégorie.

Michaël Dardol, Easy Wifi : En ce qui concerne le classement catégorie, je pense qu'être n°1 aide, étant donné que l'icône devient visible dans la liste des catégories.
En dessous des 5-10 ème de la catégorie, on peut dire que l'on est peu visible. L'habitude des gens est de regarder rapidement celles du top

Adrien Duermaël, Pixowl : Pas grand chose à ajouter par rapport à la question précédente. Nous faisons uniquement des jeux, cette catégorie est très demandées.
Quand on est premier dans les jeux, on est aussi premier (ou pas loin) globalement.





Devez-vous ajuster votre stratégie à la catégorie visée ? (jeux, productivité, éducatif...)

Antoine Morcos, Presselite : En réalité, être numéro 1 de sa catégorie, comme l'application Métro Paris dans la catégorie Voyages, c'est surtout un avantage au niveau de la visibilité sur l'AppStore, en effet, la première application de chaque catégorie voit son icône apparaître (page de chaque catégorie dans iTunes), et sera donc plus visible pour les utilisateurs. C'est toujours la même histoire...

Jeremie Francone, Nuage Touch : Pour les jeux ou les apps pour enfant, il y a de plus en plus de sites spécialisés et la communication est donc légèrement différente. Une app pour retrouver sa voiture intéresse les magazines auto.

Pierre Abel, l'Escapadou : Oui, je contacte en général que des gens/blogs/journaux qui sont spécialisés dans l'éducatif, mais aussi les plus généralistes que je sais intéressé par ce domaine - comme Mac4Ever ;-)

Raphael Sebbe, Creaceed : Je crois surtout qu'il y a la catégorie des jeux et les autres catégories. Les deux sont très différentes et devraient être séparées. Le jeu est un développement one shot, qui vise un succès rapide à grand coup de marketing. Les applications utilitaires et créatives sont plus sur un modèle itératif, mises à jour année après année, avec vraie relation avec ses utilisateurs (feature requests, etc.).

Guillaume Cerquant, MacMation : La question que tout le monde se pose au moment de la mise en ligne, c'est quelle catégorie choisir quand 2 pourraient correspondre.
J'ai pas la réponse, par contre ;)

Michaël Dardol, Easy Wifi : Pour l'instant je n'ai testé que la catégorie des utilitaires, avec ma prochaine application, je pense que le public n'est pas le même et que les stratégies ne seront pas les mêmes.

Adrien Duermaël, Pixowl : Comme je le disais, on ne travaille que sur des jeux, donc la question ne s'est pas posée. Mais j'imagine que oui. Il y a des applications qui sont destinée à un petit nombre de personnes, pour des secteurs bien spécialisés. Dans ce cas, viser les milliers des téléchargement depuis AppGratis ne sert à rien.





Quelles sont les retombées directes des articles de presse généraliste ? Spécialisée ?

Michael Guez, Chocolapps La presse papier n'apporte qu'une part infime des téléchargements car il y a une vraie rupture de canal. En revanche un article en ligne, sur un blog enfants par exemple, a un impact significatif sur les ventes, surtout si l'app est appréciée.

Antoine Morcos, Presselite : Je pense que plus votre application est intéressante, et plus vous avez des chances d'intéresser la presse, ce qui est certes logique. Les retombées dépendent de cela.

Jeremie Francone, Nuage Touch : Les articles de presse spécialisée en France génèrent généralement peu de téléchargements (en dehors d'un concours ou d'une promo), mais ce sont des utilisateurs de qualité, qui n'hésitent pas à laisser un bon commentaire sur l'App Store, à tweeter ou à nous envoyer un email.
Les gros sites techno US (Engadget, Techcrunch, MacRumors...) sont très difficiles d'accès, mais lorsqu'on a la chance d'obtenir un article, c'est le succès assuré. Leur influence rayonne sur tous les sites dans le monde entier. On a pu l'expérimenter avec Task l'année dernière. Les quelques articles de presse généraliste en France que nous avons eu n'ont pas eu d'impact direct sur les téléchargements (presse locale...).

Pierre Abel, l'Escapadou : Cela dépend, bien sur, du nombre de lecteurs et si ces lecteurs sont plus ou moins intéressés par le type d'app. Mais en général, la presse généraliste a de meilleurs retombées car elle touche plus de gens. Par exemple au États-Unis, j'ai eu un article dans le New-York Times pour Word Wizard et bien sur l'impact a été énorme. En France, Mac4Ever marche aussi très bien (je connais quelqu'un là-bas si ça vous intéresse). La presse spécialisé marche bien mais vu qu'elle touche moins de gens l'effet est vraiment moindre (malgré que 100% des lecteurs soient potentiellement intéressé par le type d'app) - en tout cas dans le secteur éducatif. Mais ce qui est intéressant sur les sites spécialisés c'est que la review de l'app va rester plus "vivante" (parce que le site propose un best-of des apps ou que les lecteurs vont chercher une app sur ce site car il est spécialisé)

Raphael Sebbe, Creaceed : Très difficilement mesurables, mais importants (je parle presse au sens large, papier + web). Pour les achats sur notre site web, nous pouvons voir l'origine des clients et établir le lien avec la presse (lien avec un article). Mais le système bascule sensiblement vers l'App Store, qui est opaque.

Guillaume Cerquant, MacMation : Pour la presse spécialisée, l'effet est direct et très important si la mise en avant est bonne. La presse généraliste, ça dépend du tirage, mais similaire.

La vrai différence se fait avec la presse hors-ligne : effet négligeable voir quasi nul, même pour des titres très importants. Le fait de ne pas pouvoir cliquer sur un lien pour automatiquement voir l'application dans l'AppStore change tout.

Michaël Dardol, Easy Wifi : À part les blogs d'actus iPhone, difficile d'apparaître, en ce qui me concerne. Pour moi un article objectif est la meilleure publicité.

Adrien Duermaël, Pixowl : Le nombre de téléchargement n'est pas forcément très gros. Sauf si on parle d'un article en première page du Times… :p Mais les utilisateurs sont bien ciblés au moins, comme avec la cross-promotion.






Des concours ?

Antoine Morcos, Presselite : Nous n'avons pas encore fait de concours.

Jeremie Francone, Nuage Touch : Les concours et promo sur des sites comme Mac4Ever ont un impact significatif sur les téléchargements et sur le classement App Store.

Pierre Abel, l'Escapadou : Si offrir des codes est un concours, cela marche un peu si le concours est réalisé en parteneriat avec un autre site (car cela fait de la visibilité), mais ça retombe très vite.

Raphael Sebbe, Creaceed : Nous avons organisé des concours par le passé, notamment pour Hydra. Cela suscite l'intérêt. Cela fait partie d'un tout.

Michaël Dardol, Easy Wifi : Avec les concours, on a la possibilité d'avoir une grande visibilité, étant donné le pouvoir d'attractivité. Il y a souvent des téléchargements à la clé.

Adrien Duermaël, Pixowl : Pour les concours je ne me rends pas compte. Mais les joueurs actifs sont très contents d'avoir un peu de challenge. Ça ne peut pas avoir un mauvais impact, on évite d'y passer trop de temps.





Avez-vous déjà eu recours à des applications du type AppGratis pour promouvoir vos ventes ?

Michael Guez, Chocolapps Nous avons plusieurs fois fait appel à Appgratis, surtout au début de notre activité. 

Antoine Morcos, Presselite : Comme cité plus haut, oui. AppGratis nous a contacté pour savoir si nous serions intéressés de passer l'une de nos applications vers du gratuit pendant une très courte durée. La promotion a très bien marché, générant plusieurs centaines de milliers de téléchargements sur seulement 1 ou 2 jours. C'est le principe du boost.

Jeremie Francone, Nuage Touch : Oui (AppGratis, App4FREE, AppTurbo...).

Pierre Abel, l'Escapadou : Non. Mais je connais des gens qui ont eu des dizaines de milliers de téléchargement grâce à ces apps pour finalement retomber au même niveau qu'avant quelques jours après quand il remettent leur app payantes...

Guillaume Cerquant, MacMation : Pas à titre personnel, mais j'ai vu de l'intérieur plusieurs clients ou amis le faire. Ils ont (très) rarement eut un retour financier à l'équilibre sur l'important investissement demandé. Néanmoins, si cela fait partie d'une stratégie d'augmentation de nombres d'utilisateurs ou reconnaissance d'une marque, cela fonctionne, car c'est très efficace et moins cher que de la publicité type bannières.

Michaël Dardol, Easy Wifi : En ce qui me concerne, je n'ai jamais utilisé ce type de levier. Le ticket d'entrée est bien trop élevé.

En France, il est possible de s'en passer. Le nombre de téléchargements pour atteindre le top n'est pas aussi élevé qu'aux US. Aux US, pour le moindre article, les reviews sont payantes. Le prix est en fonction de la rapidité de la parution de l'article et du contenu.

Adrien Duermaël, Pixowl : Oui, plusieurs fois.




Si oui, avec des contre parties financières ?

Michael Guez, Chocolapps Les termes des deals sont confidentiels...  mais cela n'a pas toujours été gratuit :)

Antoine Morcos, Presselite : Si c'est vous qui faites appel à AppGratis, le prix de cette promotion est astronomique, 15000 euros il me semble. Dans le cas ou AppGratis vous contacte directement, étant intéressé par votre application, c'est gratuit. Je pense que seules les sociétés importantes (presse journaux, éditeurs jeux vidéo, etc.) pouvaient s'offrir ce genre de promotion programmée, et pas les développeurs indépendants qui eux espéraient que AppGratis les contacte un jour... Ce modèle est aujourd'hui remis en cause par Apple. AppGratis influençait et dominait de manière très (trop ?) significative le classement de l'AppStore tous les jours, en plaçant dans le top 10 ses applications en promotion. De plus, le business de ce modèle ne profite pas du tout à Apple, on peut même pensait que les grosses sociétés éditrices d'applications délaissaient peu à peu iAd (le système officiel de pubs dans les applications Apple) pour se tourner vers ce genre de services peut-être plus efficaces

Jeremie Francone, Nuage Touch : Confidentiel :) Ces services s'adaptent souvent à notre taille.

Adrien Duermaël, Pixowl : Je pense que ces services sont preneurs de très bonnes applications même si il n'y a pas d'argent à la clé pour eux, simplement pour remonter un peu le niveau du catalogue... Donc les petits ont des chances de négocier ça à très peu de frais.

Mais sinon il faut payer au prix de l'installation, qui est entre 2$ et 3$ aujourd'hui. Pour 100 000 installations -> 200 000$. Si les statistiques indiquent qu'un utilisateur rapporte en moyenne plus de 3$, et qu'on a des sous de côté pour se permettre une campagne dans ce cas c'est bon. Sinon, c'est très risqué.





Est-ce que ça a été payant ?

Michael Guez, Chocolapps : Cela permet d'obtenir une visibilité immédiate, c'est certain. Le fait d'être poussé génère un très grand nombre de téléchargements, d'autant plus si l'app passe en gratuit. L'application grimpe vraiment rapidement au classement... mais retombe tout aussi rapidement ensuite :)

Jeremie Francone, Nuage Touch : Exemple concret : on a lancé ON/OFF mi-décembre. Avec notre com' habituelle (Mac4Ever, iGeneration, concours...), on a généré 70 000 téléchargements. 1er janvier, opération AppGratis, on s'approche désormais du million de téléchargements ! Et c'était avant leur levée de fonds et leur buzz aux Etats Unis.

Raphael Sebbe, Creaceed : Nous avons fait un essai avec le Kuboku (notre unique jeu) il y a quelques années car le modèle commercial est différent. Mais nous restons maintenant plus sur un modèle de pricing à la fois juste pour l'utilisateur (valeur de l'app) et juste pour nous également (coût du développement). Nous sommes une des sociétés, pas si nombreuses, qui vivent exclusivement des ventes de leurs apps (nous n'avons pas de projets de consultance).

Par rapport à AppGratis, je ne suis certainement pas pour la promo du cheap et les prix cassés, etc. car ce n'est pas un modèle durable pour les développeurs et cela formatte l'esprit des gens au low cost généralisé. Ceci dit, je trouve cela assez désolant et peu cohérent de la part d'Apple de laisser un business se développer pour ensuite l'arrêter arbitrairement. Ils auraient dû l'empêcher au départ si c'est incompatible avec leur vision.

Adrien Duermaël, Pixowl : Sur le nombre d'installations oui, absolument. Sur la qualité des utilisateurs, pas forcément.




Une remarque à ajouter ?


Michael Guez, Chocolapps : Il est vraiment compliqué de rendre visible une app aujourd'hui :))

Pierre Abel, l'Escapadou : Je le redis : je pense que la meilleure stratégie est de faire une excellente app: originale, bien conçu, jolie, et dont les gens ont besoin. Après il est forcément neccessaire de faire du marketing, mais c'est beaucoup plus facile quand on a une très bonne app...et après le bouche à oreille fonctionne très bien.

Michaël Dardol, Easy Wifi : Nous avons vraiment de la chance en France, les blogs sont vraiment à l'écoute des développeurs. Je pense que si l'on a une bonne application, pas besoin de payer pour monter dans le classement. Le bouche à oreille peut parfois suffire. À nous d'innover et de se démarquer.

Adrien Duermaël, Pixowl : On utilise ces solutions du type AppGratis car il faut bien se positionner comme les autres sur le marché.

Personnellement et objectivement, je trouve que ça entraine une baisse de qualité générale dans le top de l'AppStore.


C'est clair que le classement qui est basé uniquement sur le nombre de téléchargements dans les dernières 24h est du coup peu représentatif de ce que les gens aiment vraiment. Mais pour casser totalement le business de l'app discovery il y a certainement d'autres méthodes plus intelligentes que de les bloquer. En voici une: Dans l'algorithme de génération du top, pourquoi ne pas prendre en compte le temps d'utilisation des apps? Ou le nombre d'ouvertures? Il y a certainement d'autres paramètres.

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