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Les clefs de millions de Volkswagen facilement piratables

Par Didier Pulicani - Publié le

Décidément, le constructeur allemand n'en finit plus d'essuyer de nouveaux scandale. Le dernier touche le système de clefs sans fil qui équipe depuis des années les voitures.

D'après une étude germano-britannique, plus de 100 millions de voitures (dont une grande partie chez Volkswagen) présenteraient de gros risques de piratage. Précisons d'entrée de jeu que la faille incomberait surtout aux modèles les plus anciens, l'étude portant sur des voitures âgés jusqu'à une quinzaine d'année.

Les clefs de millions de Volkswagen facilement piratables


Sur ces modèles, les clefs des Audi A1, Q3, des Golf 4, des Passat, mais aussi des Fabia 1/2 ou encore du Yeti seraient assez simples à reproduire. Le problème se situerait au niveau des clefs de chiffrement (toujours elles !), puisque sur l'ensemble de ces modèles, Volkswagen n'aurait utilisé que quelques master keys, ces clés maitre qui permettent de valider l'ouverture de l'ensemble de la flotte. Si les pirates parviennent à se les procurer, ils peuvent alors créer assez facilement une clef de la voiture désirée, pour une somme d'environ 30/35€.

Pour les utilisateurs, il reste cependant un moyen de se prémunir contre ce type de vol : ne plus utiliser les clefs sans fil. En effet, le pirate devra malgré tout écouter le signal qui transite entre vous et la clé afin de créer le double. Le problème touche également les assurances, puisque ce type de vol dit sans effraction n'est pas toujours pris en charge par les compagnies.

Enfin, si vous roulez en Peugeot, Renault et autres Opel, Chevrolet ou encore Ford, ne pensez pas que vous êtes à l'abri des pirate. Le système Hitag2 utilisé pour créer les clefs a en effet été abondamment piraté. Et sur les modèles les plus récents, munis de systèmes plus complexes, il existe d'autres techniques, comme des prolongateurs de signaux. Si des clefs électroniques 100% sécurisées n'existeront probablement jamais, on a parfois l'impression que les constructeurs n'ont pas pris toutes les protections suffisantes pour assurer leurs clients d'un minimum de sécurité.

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