Il fallait s'y attendre au vu du contexte particulièrement médiatique, oscillant entre confidentialité, politique ou désinformation. Le premier recours collectif contre Facebook et Cambridge Analytica vient d'être déposé aux États-Unis, exigeant 500 millions de dollars en dommages et intérêts. L'action porte sur plusieurs fondements : la violation de la loi californienne sur la concurrence déloyale, les pratiques commerciales illégale et déloyales ainsi que la négligence (voir l'intégralité : ici).
Il est également reproché le mépris absolu avec lequel les défendeurs ont choisi de traiter les renseignements personnels du demandeur, retenant que les informations communiquées devaient être protégées et utilisées uniquement à des fins expressément divulguées et limitées.
Elle dénonce aussi l'attitude du réseau qui a cautionné ce comportement en ne réagissant pas : Facebook, pour sa part, avait connaissance de cette collecte inappropriée de données et ne l'a pas arrêtée, [...] a évité volontairement de découvrir de telles comportements pour se réfugier derrière une supposée ignorance.
Il n'est pas sûr que l'intervention de Mark Zuckerberg hier soir ait réussi à calmer les esprits. En effet, dans un communiqué publié sur sa propre page, le CEO a présenté des excuses aux utilisateurs de la plate-forme et a reconnu que sa société avait commis des erreurs. Depuis, il multiplie les interventions dans les médias américains.