Tests

Domotique

Test de l'Aiper Scuba V3 : l'IA s'invite dans votre piscine, et c'est mieux !

Par June Cantillon - Publié le

Avoir une piscine, c'est un bonheur estival incontestable… jusqu'au moment où il faut s'occuper de la corvée d'entretien. Feuilles, pollen, sable apporté par les orages, traces sur la ligne d'eau : sans coup de pouce technologique, on passe rapidement plus de temps avec une perche télescopique à la main qu'à profiter de son bassin. Heureusement, les robots sans fil ont fait des progrès considérables ces dernières années, et Aiper, numéro un mondial du marché, ne cesse d'enrichir son catalogue. Avec ce nouveau modèle Scuba V3, la marque promet de démocratiser l’IA au sein des robots de piscine afin d'optimiser le nettoyage tout en restant sur un segment de prix plus accessible que les modèles ultra haut de gamme. Pari réussi ? Sortez le maillot, on plonge !

Aiper Sucba V3 test robot piscine IA




Un modèle accessible, pas au rabais



La première chose qui m’a frappée au déballage, c’est la légèreté de l’appareil (8,2kg sur notre balance, comme annoncé par le constructeur). Si vous avez déjà manipulé des robots de piscine classiques, vous savez que c’est souvent une corvée de les sortir de l’eau, surtout quand ils sont pleins d'eau, avant que cette dernière ne s'évacue. Ici, le Scuba V3 est étonnamment maniable. C’est un vrai plaisir de ne plus avoir à se faire un tour de reins pour lancer un cycle de nettoyage.

Voici le contenu du "gros" carton : le robot, un crochet de récupération, la station de charge sans fil et sa béquille, ainsi que l'alimentation
Voici le contenu du "gros" carton : le robot, un crochet de récupération, la station de charge sans fil et sa béquille, ainsi que l'alimentation


Le Scuba V3 se positionne comme un robot de piscine plus accessible que les modèles les plus haut de gamme de la marque, tout en conservant les fonctions majeures que l’on attend aujourd’hui d’un appareil moderne : nettoyage du fond, des parois, de la ligne d’eau, navigation intelligente, application mobile, station de charge, récupération facilitée et filtration fine. Il ne s’agit donc pas d’un modèle d’entrée de gamme sacrifié, mais plutôt d’une proposition plus raisonnable, pensée pour la majorité des utilisateurs.

Test de l'Aiper Scuba V3 : l'IA s'invite dans votre piscine, et c'est mieux !


La qualité de fabrication inspire confiance. Les plastiques sont sérieux, l’assemblage est propre, et le robot donne immédiatement l’impression d’avoir été pensé pour être utilisé souvent. Le format compact et le poids contenu sont de vrais atouts, surtout lorsque l’on a déjà manipulé des robots deux fois plus lourds. On le prend d’une main, on le pose dans l’eau, et l’on passe à autre chose. Notons que ce Scuba V3 ne sait pas flotter en surface pour récolter les débris flottants, contrairement à certains modèles plus onéreux. Si votre hydraulique est correctement dimensionnée et que votre skimmer fait son travail, ce n'est absolument pas un problème. Et pour ceux qui auraient besoin de cette fonction, Aiper propose en parallèle l'EcoSurfer S2, alimenté par l'énergie solaire, et même capable de disperser du chlore. Les deux appareils peuvent ainsi se compléter sans se marcher sur les pieds.

Fond, parois et ligne d’eau : le trio essentiel est bien là



Côté nettoyage pur, le V3 ne fait aucun complexe face à la concurrence. La puissance d'aspiration de 4800 GPH (soit environ 18 170 litres par heure) couplée aux deux brosses fait un excellent travail sur le fond. La vitesse de déplacement est satisfaisante, ni trop pressée ni anormalement lente, et le robot grimpe sans broncher sur les parois pour atteindre la fameuse ligne d'eau, cette zone traîtresse où s'accumulent crème solaire, calcaire et autres petits insectes et feuilles en goguette. Grâce à la technologie JetAssist, le V3 se déplace horizontalement le long de la paroi pour traiter cette portion délicate proprement.

Les dessous de la bête : vous pouvez voir les contacts pour la charge sans fil
Les dessous de la bête : vous pouvez voir les contacts pour la charge sans fil


Le panier peut accueillir le filtre MicroMesh à double couche, sorte de chaussette lavable qui se charge des particules les plus fines. Et là, on touche à un vrai bénéfice du quotidien : avant ce type de filtre, il fallait passer l'aspirateur manuellement après les pluies pour retirer le sable, avec à la clé une perte d'eau évacuée à l'égout. Désormais, c'est le robot qui s'en charge (il peut rester un peu de débris, mais beaucoup moins qu'avec un panier traditionnel à la maille trop espacée). Bon point.

Le panier à droite et son filtre MicroMesh à gauche
Le panier à droite et son filtre MicroMesh à gauche


L'IA : un réel argument ?



Ha, l'IA...A croire qu'à notre époque le monde technologique ne sait plus rien vendre si l'IA n'est pas de la partie. Au sein du Scuba V3, cela se traduit toutefois par du concret (ce n'est pas toujours le cas), avec le mode AI Navium. Le robot embarque une caméra couplée à un capteur dToF avec une portée de détection de deux mètres, capable de reconnaître plus de 20 types de débris différents. Le tout est éclairé par des LED intégrées, ce qui permet au robot de travailler efficacement même dans l'obscurité (très utile pour les nettoyages programmés au petit matin ou en soirée). Et surtout, et c'est un point que j'apprécie particulièrement, l'analyse se fait ici localement. Aucune donnée n'est envoyée sur des serveurs distants, et l'ensemble bénéficie d'une certification TÜV pour la protection des données personnelles. À l'heure où l'on s'inquiète, à juste titre, des données qui partent un peu partout, c'est appréciable.

Test de l'Aiper Scuba V3 : l'IA s'invite dans votre piscine, et c'est mieux !


Concrètement, ce mode permet au robot d'analyser votre piscine pour planifier le parcours le plus efficace possible, de se concentrer sur les zones où il détecte des débris, et d'éviter les éventuels obstacles (une bonde un peu volumineuse, par exemple). Mais surtout, il optimise le nettoyage en fonction des dimensions du bassin et de l'historique d'utilisation, ce qui permet surtout d'optimiser l'autonomie et, au final, d'offrir jusqu'à une semaine de nettoyage intelligent en laissant simplement le robot dans la piscine.

Test de l'Aiper Scuba V3 : l'IA s'invite dans votre piscine, et c'est mieux !


Et ce n'est pas du marketing en l'air. Après une période d'apprentissage, le robot se dirige bel et bien vers les saletés repérées au fond du bassin plutôt que de suivre un parcours bêtement géométrique. Plus intéressant encore, le mode d'apprentissage permet au V3 de mémoriser les zones où les débris s'accumulent le plus fréquemment dans VOTRE piscine, et d'y consacrer ensuite davantage d'attention lors des passages suivants. Or, ces zones de prédilection ne sont jamais les mêmes d'un bassin à l'autre : tout dépend de la forme de la piscine, de l'orientation des buses de refoulement, des vents dominants, des arbres environnants… Bref, de tout un environnement qui vous est propre. Que le robot s'adapte à cette réalité plutôt que d'appliquer une recette générique, c'est un vrai progrès.

Avant, avec le Scuba V3 en train de se dirigé vers les débris placés au préalable
Avant, avec le Scuba V3 en train de se dirigé vers les débris placés au préalable


Côté autonomie sur la durée, les sept jours promis ont également été tenus durant mes tests, et c'est un vrai plaisir de se lever chaque matin pendant une semaine avec la certitude que la piscine est propre, sans avoir eu à lever le petit doigt. Attention, ce mode ne se déclenche que via l'application, mais cette dernière vous propose un récapitulatif clair des tâches programmées (nettoyage du fond le lundi, des parois le mardi, etc) et vous prévient en temps réel à chaque fin de cycle. Si vous préférez garder la main, l'application permet aussi de définir vos propres horaires, la durée de chaque passage et la fréquence : un nettoyage plus long tous les deux jours plutôt qu'au quotidien, par exemple. Logiquement, plus vous augmentez le temps de nettoyage, plus l'autonomie globale diminue, mais la flexibilité est totale.

Après le passage du Scuba V3
Après le passage du Scuba V3


Une fois sa tâche terminée, le robot vient se plaquer sagement contre le bord de la piscine là où vous l'avez plongé au début du cycle, puis l'application envoie une notification. Plus besoin de s'humidifier le bras pour aller le repêcher : on l'attrape, on le pose sur sa station, et c'est terminé.

Un seul bémol



S'il fallait pinailler, et nous pinaillons, le seul point un peu agaçant concerne le panier. Ce dernier ne dispose pas de trappe sur le fond, ce qui oblige à le retourner pour le vider. Rien de dramatique, mais c'est clairement un axe d'optimisation pour la prochaine génération. Quand on voit le soin apporté au reste du produit, on se dit qu'un petit effort sur ce point serait bienvenu.

Test de l'Aiper Scuba V3 : l'IA s'invite dans votre piscine, et c'est mieux !


Verdict



Au final, le bilan est extrêmement positif et c'est très probablement le robot que je conseillerai à la majorité des utilisateurs après avoir testé presque toute l'offre du marché. Aiper démontre une nouvelle fois sa maîtrise du sujet avec ce Scuba V3 : un robot léger, efficace, avec une intelligence et une autonomie suffisamment optimisées pour entretenir une piscine durant une semaine complète sans aucune intervention. Tout cela à un tarif bien plus doux que les modèles haut de gamme, et sans rogner sur l'essentiel. Difficile, dans ces conditions, de ne pas le recommander chaudement.



Léger, intelligent, autonome pendant une semaine grâce à un mode AI Navium qui tient réellement ses promesses. Le robot se dirige effectivement vers les débris et apprend les zones d'accumulation propres à votre bassin, avec à la clé un réel confort d'utilisation. À part un panier sans trappe au fond, petit défaut pardonnable, c'est probablement aujourd'hui le meilleur choix de la gamme pour la majorité des utilisateurs.