Pendant longtemps, les robots tondeuses ont été associés à des appareils coûteux, complexes à installer et plutôt réservés aux grandes propriétés. Entre les câbles périphériques à enterrer, les antennes à installer et les tarifs souvent élevés, franchir le pas demandait une certaine motivation.
Par Candice
Mais depuis quelques années, le marché évolue. Les constructeurs cherchent à rendre ces assistants de jardinage plus accessibles, plus simples à utiliser et surtout plus intelligents. C’est exactement le terrain sur lequel se positionne MOVA avec sa Viax 250.
Un robot-tondeuse à 579 €
Avec un prix annoncé autour de 579 €, cette petite tondeuse autonome promet beaucoup : une navigation sans câble périphérique, une détection intelligente grâce à des caméras, une application complète et une installation simplifiée.
Sur le papier, la recette semble idéale pour ceux qui veulent profiter d’une pelouse entretenue sans passer leurs week-ends derrière une tondeuse classique. Mais une question reste essentielle : peut-on réellement confier son jardin à un robot vendu à ce prix ? Nous avons installé la MOVA Viax 250 dans un jardin du sud de la France afin de vérifier ce qu’elle vaut réellement au quotidien.
Un format compact
Dès la sortie du carton, la première impression est plutôt positive. Contrairement aux tondeuses traditionnelles qui nécessitent souvent de la place dans un garage ou un abri, la Viax 250 adopte un format beaucoup plus discret. Avec ses dimensions de 59 × 27 × 38 cm et son poids de 9,4 kg, elle reste facilement transportable. La présence d’une poignée intégrée facilite largement les déplacements, même si cette dernière donne une sensation légèrement moins robuste que le reste de la machine.
Ce n’est pas forcément inquiétant, mais c’est un élément que l’on remarque rapidement : la tondeuse inspire confiance par son ensemble, mais cette poignée semble être le point qui pourrait le plus vieillir avec le temps.
Sur la partie supérieure, MOVA a choisi une approche assez minimaliste. Pas d’écran, pas de dizaines de boutons, mais un panneau de contrôle protégé par un cache.
On retrouve :
- un bouton d’allumage ; - un bouton de démarrage ; - un bouton de retour à la station ; - un bouton de validation ; - une molette On/Off.
Une fois la tondeuse connectée à l’application mobile, ces commandes peuvent être controlées.
Le bouton le plus visible reste évidemment le bouton rouge STOP, qui sert d’arrêt d’urgence. Sa taille peut surprendre au premier regard, mais dans la pratique c’est plutôt rassurant : en cas de problème, il est impossible de le chercher pendant plusieurs secondes.
Une conception pensée pour les petits jardins
Sous la machine, on retrouve une configuration assez classique pour un robot tondeuse.
La Viax 250 utilise trois lames interchangeables avec une largeur de coupe de 20 cm. La hauteur peut être ajustée manuellement entre 2 et 6 cm, ce qui permet d’adapter la tonte selon le type de gazon.
La machine repose sur trois roues avec deux roues motrices à l’avant et une roue directionnelle à l’arrière. Les deux grandes roues avant disposent de crampons importants. Elles sont conçues pour améliorer l’adhérence sur les terrains irréguliers et permettre au robot de franchir certaines difficultés.
MOVA annonce une capacité à gérer des pentes allant jusqu’à 40 %, soit environ 22 degrés. Dans nos essais, la tondeuse s’est effectivement montrée assez à l’aise sur les petites variations de terrain.
En revanche, comme beaucoup de robots de cette catégorie, les bordures restent son principal adversaire. La marque indique une capacité à franchir des obstacles d’environ 4 cm. Dans la réalité, elle peut parfois faire mieux avec un peu d’élan, mais il ne faudra pas compter sur elle pour escalader toutes les séparations entre deux zones du jardin.
Côté autonomie, la Viax 250 propose environ 50 minutes de fonctionnement pour une recharge de 45 minutes. Une capacité cohérente avec son positionnement et sa surface maximale annoncée de 250 m².
Une version plus grande existe également avec la MOVA Viax 500, capable de gérer jusqu’à 500 m².
Ultra Eye : vraiment efficace ?
L’un des points les plus intéressants de cette tondeuse est clairement sa technologie de navigation.
La MOVA Viax 250 utilise le système baptisé Ultra Eye, basé sur deux caméras placées à l’avant du robot. La Viax analyse son environnement grâce à l’intelligence artificielle.
L’objectif est simple : reconnaître ce qui correspond à une zone de pelouse et différencier les éléments qui ne doivent pas être tondus. Il faut cependant préciser un point important : la Viax 250 ne possède pas de LiDAR. La navigation repose donc entièrement sur son système de vision.
Dans un jardin bien défini, avec une pelouse suffisamment dégagée, le fonctionnement est convaincant. Le robot comprend rapidement son environnement et adapte ses déplacements. Évidemment, comme toute technologie basée sur la caméra, elle appréciera davantage les espaces bien entretenus que les jardins très encombrés. L’herbe trop haute risquerait de représenter une limite de tonte.
Installation simple et rapide
C’est probablement l’un des gros avantages de cette génération de robots tondeuses.
L’installation de la Viax 250 ne demande pas de compétences particulières. Il suffit principalement de :
• placer la station de charge ; • brancher l’alimentation ; • connecter le robot à l’application ; • réaliser la cartographie du jardin.
La station doit néanmoins être installée dans une zone couverte par le Wi-Fi et disposer d’un espace suffisant autour d’elle. MOVA recommande de laisser environ un mètre libre sur les côtés gauche et droit.
Bonne nouvelle : le câble d’alimentation mesure 10 mètres, ce qui offre une certaine liberté pour choisir l’emplacement.
Lors de notre installation, nous avons même tenté de placer la station sur une zone en gravier. Les piquets ont réussi à tenir correctement, même si ce choix n’était pas idéal à cause d’une bordure trop haute empêchant le robot de rejoindre parfaitement sa base. Une fois déplacée directement sur la pelouse, la connexion s’est faite sans problème.
Les voyants présents sur la station sont également très pratiques. Leur fonctionnement est simple à comprendre : pas besoin de consulter constamment l’application pour savoir si tout fonctionne correctement.
Une application mobile étonnamment complète
La partie logicielle est clairement un des points forts de la Viax 250. L’association avec l’application se fait rapidement. Il suffit de créer un compte puis de scanner le QR Code présent sur la machine. Une fois connectée, la tondeuse devient entièrement configurable depuis le smartphone.
L’utilisateur peut notamment :
- programmer les horaires de tonte - choisir les jours d’utilisation - modifier les paramètres de déplacement - créer des zones interdites - suivre la position du robot - lancer une commande manuelle.
L’application permet également de gérer intelligemment la recharge. Il est possible de définir les horaires auxquels la tondeuse recharge sa batterie, ce qui peut être intéressant pour profiter des heures creuses. On peut aussi choisir le niveau de batterie auquel le robot retourne automatiquement à sa station ou celui auquel il reprend son travail. Ce sont des réglages qui semblent secondaires au départ, mais qui prennent tout leur intérêt lorsque le jardin approche la limite de capacité du robot.
Autre fonctionnalité originale : la possibilité de réaliser des motifs dans la pelouse. La Viax peut suivre certains tracés personnalisés pour créer des formes. Ce n’est évidemment pas une fonction indispensable, mais elle apporte une petite touche amusante, notamment pour une première utilisation.
La cartographie : un pilotage façon jeu vidéo
La création de la carte du jardin est probablement l’étape la plus amusante. Depuis l’application, l’utilisateur prend directement le contrôle du robot et le guide dans son environnement.
Grâce aux caméras avant, on observe la construction progressive de la carte du jardin. L’expérience rappelle presque le pilotage d’un petit véhicule télécommandé.
La latence est très faible et les commandes répondent rapidement. Il faudra simplement prévoir suffisamment d’espace lors des virages, car le rayon de braquage est assez large.
Pendant cette étape, il est possible de définir des zones interdites, des passages spécifiques, et plusieurs zones de tonte. Pour les passages étroits de moins de 60 cm, MOVA recommande de créer un chemin dédié. Si plusieurs parties du jardin sont complètement séparées, il faudra créer plusieurs cartes. Dans ce cas, chaque zone devra pouvoir être accessible depuis une station.
Une tonte efficace, mais pas magique
Lors du premier lancement, la pelouse test n’était pas parfaitement entretenue. C’était donc un bon moyen de vérifier si la Viax 250 allait réellement réussir à reprendre le contrôle du terrain.
MOVA recommande d’éviter une herbe dépassant 10 cm, car le robot pourrait rencontrer davantage de difficultés. Une fois lancée, la tondeuse travaille discrètement. C’est d’ailleurs l’un de ses gros avantages : elle est beaucoup plus silencieuse qu’une tondeuse classique.
Son déplacement reste relativement méthodique, avec des trajectoires droites. Elle ne propose pas les parcours les plus avancés du marché, mais son résultat reste satisfaisant. Comme tous les robots tondeuses, elle laisse les résidus d’herbe directement sur place. Le principe du mulching permet ensuite à ces petits morceaux de nourrir naturellement le gazon. Le vent balaiera la plupart.
Après son cycle, elle retourne automatiquement à sa station. Un détail peut surprendre : lors de la recharge, elle vient assez franchement pousser la base avant de se positionner correctement. Cela paraît impressionnant au début, mais le système fonctionne. Il faudra cependant toujours prévoir quelques finitions manuelles, notamment dans les coins et le long des bordures avec un coupe-bordure.
Une détection des obstacles efficace
Un robot tondeuse reste avant tout une machine équipée de lames qui se déplacent automatiquement dans un jardin. La question de la sécurité est donc essentielle, surtout lorsque l’environnement contient des objets, des animaux ou des enfants.
MOVA recommande évidemment de retirer tous les éléments présents sur la pelouse avant chaque cycle de tonte. Dans la pratique, il est difficile d’avoir un jardin parfaitement vide en permanence : jouets oubliés, tuyau d’arrosage, ballon ou petits objets peuvent facilement se retrouver sur le passage du robot.
Nous avons donc volontairement testé plusieurs situations avec différents obstacles du quotidien. Face à un cerceau ou un tuyau d’arrosage posé dans son parcours, la Viax 250 a su adapter sa trajectoire et éviter la collision. Le système de reconnaissance d’image semble efficace dans les situations courantes. Vous pourrez retrouver ces tests dans notre vidéo YouTube.
MOVA indique avoir entraîné son intelligence artificielle sur plus de 300 types d’objets, ce qui explique probablement cette capacité à identifier rapidement ce qui se trouve devant elle. Évidemment, il ne faut pas transformer son jardin en parcours d’obstacles permanent. La caméra n’est pas une garantie absolue contre tous les objets possibles, et les recommandations du constructeur restent valables : mieux vaut préparer son terrain avant une tonte. Nous avons également testé la réaction du bouton d’arrêt d’urgence. Son fonctionnement est immédiat : une simple pression suffit à stopper le robot, sans délai perceptible.
Une tondeuse qui peut aussi surveiller votre jardin
Au-delà de la simple tonte, MOVA cherche à faire de la Viax 250 un véritable assistant connecté pour l’extérieur.
Le robot intègre plusieurs fonctions de sécurité destinées notamment aux jardins facilement accessibles depuis l’extérieur. En cas de soulèvement, une alarme peut se déclencher afin de limiter les risques de vol. La tondeuse peut également détecter une sortie de sa zone autorisée grâce à la cartographie enregistrée.
Pour les utilisateurs souhaitant aller encore plus loin, MOVA propose un module de connexion supplémentaire permettant de suivre précisément la position du robot via Google Maps. Cette option est intéressante pour les personnes possédant un jardin ouvert ou exposé, mais son tarif de 249 € reste difficile à justifier face au prix déjà contenu de la tondeuse.
Mais la tondeuse intègre déjà de nombreuses options :
- accès à la caméra avant du robot en direct - visualisation de l’environnement - détection de présence humaine - mode patrouille
Vous y avez accès même de loin, cette photo a été prise depuis mon lieu de travail (la rédac' de Mac4Ever). L’idée est assez surprenante : transformer une tondeuse robot en petite caméra mobile capable de parcourir le jardin. Vous pouvez même parler à travers la tondeuse !
Évidemment, cette fonction soulève aussi quelques questions autour de la vie privée. MOVA a prévu un indicateur lumineux vert visible lorsque la caméra est active, permettant de signaler clairement qu’une captation est en cours.
Dans l’usage quotidien, ces fonctions restent davantage un bonus qu’un argument d’achat principal. La majorité des utilisateurs choisiront probablement la Viax 250 avant tout pour son rôle de tondeuse autonome.
Une gestion intelligente de la météo
Un jardin ne se résume pas seulement à une surface d’herbe à couper. Les conditions météorologiques jouent également un rôle important dans la qualité de la tonte.
La Viax 250 intègre une surveillance météo permettant d’adapter son fonctionnement. Si de la pluie est prévue, le robot peut interrompre automatiquement son cycle et retourner à sa station. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette fonction n’est pas uniquement destinée à protéger la machine. Son objectif principal est de préserver la pelouse.
Tondre une herbe humide peut provoquer plusieurs problèmes :
- une coupe moins propre - une accumulation d’herbe sous le robot - un gazon davantage fragilisé.
L’application permet de régler un délai avant la reprise de la tonte. Le robot attend alors suffisamment longtemps après la pluie pour permettre à l’herbe de sécher correctement. La Viax 250 est annoncée comme capable de fonctionner dans une plage comprise entre 0 et 50 °C.
Cependant, MOVA recommande plutôt une utilisation entre 10 et 35 °C, des conditions plus adaptées pour préserver la batterie et obtenir une meilleure qualité de coupe. La protection contre le gel est également intéressante. Lorsque les températures deviennent trop basses, la tondeuse suspend son activité afin d’éviter d’abîmer la pelouse. Elle reprendra automatiquement lorsque les conditions redeviendront favorables.
Un entretien limité au quotidien
L’un des grands intérêts d’un robot tondeuse est évidemment de réduire le temps consacré à l’entretien du jardin.
La MOVA Viax 250 demande peu d’attention. Comme pour la plupart des appareils de jardinage, un nettoyage régulier reste recommandé. Après un passage dans une zone humide ou terreuse, il faudra notamment vérifier l’état des roues.
Les crampons présents sur les roues avant offrent une bonne accroche, mais ils peuvent accumuler de la terre et perdre en efficacité. Un simple coup de brosse suffit généralement à retrouver une bonne adhérence.
Le nettoyage à l’eau est possible, mais certaines précautions sont nécessaires comme ne pas utiliser de nettoyeur haute pression, éviter les solvants et laisser sécher correctement la machine après lavage.
Les trois lames peuvent également être remplacées facilement lorsqu’elles commencent à perdre leur efficacité. Un entretien qui reste donc largement plus simple que celui demandé par une tondeuse traditionnelle.
Verdict : la MOVA Viax 250 est-elle une bonne affaire ?
Avec la Viax 250, MOVA propose un robot tondeuse qui vise clairement un public qui souhaite franchir le pas sans investir une somme importante.
À 579 €, elle se positionne dans une catégorie où les compromis sont généralement nombreux. Pourtant, elle réussit à proposer plusieurs fonctionnalités particulièrement intéressantes. Son principal avantage est sans doute son installation simplifiée. L’absence d’antenne RTK change complètement l’expérience utilisateur. La navigation par caméra fonctionne également de manière convaincante dans un environnement adapté. L’application est complète, agréable à utiliser et propose des réglages que l’on retrouve parfois uniquement sur des modèles beaucoup plus chers.
Comme tous les robots tondeuses, elle nécessite aussi un minimum de préparation et ne remplacera pas totalement les finitions réalisées à la main. Le module de connexion supplémentaire à 249 € est également difficile à recommander pour la majorité des utilisateurs, son prix étant élevé par rapport au coût total de la machine.
Mais en prenant en compte son tarif, le bilan reste très positif. La MOVA Viax 250 ne cherche pas à rivaliser avec les robots les plus haut de gamme du marché. Son objectif est différent : rendre cette technologie accessible à davantage de propriétaires de jardins. Et sur ce point, la mission est réussie. Pour un jardin d’environ 250 m², elle représente une excellente porte d’entrée dans l’univers des tondeuses autonomes. Elle permet de gagner du temps, fonctionne discrètement et apporte une vraie sensation de confort au quotidien.
La question n’est donc plus seulement de savoir si un robot tondeuse peut remplacer une tondeuse classique, mais plutôt de savoir pourquoi continuer à passer plusieurs heures à tondre soi-même lorsque des modèles comme la Viax 250 deviennent enfin accessibles.
La MOVA Viax 250 est disponible au tarif conseillé de 579 €, tandis que la version Viax 500, destinée aux surfaces allant jusqu’à 500 m², est proposée à 749 € , mais il y a régulièrement des réductions. Pour ceux qui souhaitent protéger davantage leur investissement, MOVA propose également des accessoires comme un abri permettant de protéger la tondeuse du soleil et des intempéries.
Une chose est sûre : le robot tondeuse n’est plus un gadget réservé à quelques passionnés de technologie. Avec des modèles comme celui-ci, il commence réellement à devenir un équipement du quotidien. Pour plus de détails, n'hésitez pas à aller voir notre test sur YouTube.
La MOVA Viax 250 impressionne par son rapport qualité-prix : pour 579 €, elle offre une navigation par caméra convaincante, une installation sans câble ni antenne RTK et une application particulièrement complète. Elle n’élimine pas totalement les finitions manuelles, mais constitue une excellente solution pour automatiser l’entretien d’un jardin jusqu’à 250 m².