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Fin programmée pour des millions de Kindle ! Êtes-vous concerné ?

Par Laurence - Publié le

Après plus de 10 ans de service, certaines Kindle vont perdre l’essentiel de leurs fonctions. Amazon a confirmé la fin du support pour ses modèles les plus anciens, une décision qui relance le débat sur l’obsolescence dans la tech.

Amazon Kindle obsolescence


Une coupure nette à partir de mai 2026



Amazon a commencé à prévenir ses utilisateurs : à partir du 20 mai 2026, plusieurs Kindle lancées avant 2012 ne pourront plus accéder à la boutique Kindle. Concrètement, il ne sera plus possible d’acheter, télécharger ou emprunter de nouveaux livres directement depuis ces appareils.

Les modèles concernés incluent les premières générations de Kindle, la Kindle DX, la Kindle Keyboard, mais aussi les premières Kindle Touch et Paperwhite. Et pourtant, ces appareils sont parfois encore parfaitement fonctionnels, mais sont désormais exclus de l’écosystème. Histoire de faire passer la pilule, Amazon propose un bon de réduction de 20 % sur les nouvelles Kindle (comme cette Kindle Colorsoft que Vincent a testée l'été dernier) ainsi qu’un crédit de 20 dollars (euros ?) en livres numériques, crédité après l’achat et valable jusqu’au 20 juin 2026.

- Kindle 1 (2007)
- Kindle 2 / Kindle DX (2009)
- Kindle DX Graphite Kindle / Kindle Keyboard / Kindle 3 (2010)
- Kindle 4 / Kindle Touch / Kindle Fire 1 (2011)
- Kindle 5 / Kindle Paperwhite 1 / Kindle Fire 2 (2012)
- Kindle Fire HD 7 / Kindle Fire HD 8.9 (2012)


Fin programmée pour des millions de Kindle ! Êtes-vous concerné ?


Des liseuses toujours utilisables, mais limitées



Après cette date, les utilisateurs pourront continuer à lire les livres déjà présents sur leur appareil. Mais toute interaction avec le Kindle Store sera bloquée. Plus problématique encore : un Kindle réinitialisé ou déconnecté ne pourra plus être réactivé. Autrement dit, une simple manipulation peut rendre définitivement inutilisable une liseuse pourtant en état de marche.

Amazon justifie cette décision par l’évolution technologique qui a bon dos. Selon la firme, ces appareils ont bénéficier d'un support technique pendant 14 à 18 ans, une durée jugée largement suffisante dans l’industrie.

Ce tournant n’est pas totalement une surprise. Dès 2016, Amazon avait imposé des mises à jour obligatoires pour maintenir l’accès au Kindle Store sur les anciens modèles. Il s'agissait bien d'un premier signal d’un désengagement progressif, qui se concrétise aujourd’hui avec une coupure définitive. En parallèle, Amazon pousse naturellement ses utilisateurs vers des modèles plus récents, avec des offres promotionnelles pour accompagner la transition.

Fin programmée pour des millions de Kindle ! Êtes-vous concerné ?


Une décision qui divise les utilisateurs



Forcément, les réactions sur les forums et réseaux sociaux ne se sont pas fait attendre, et ce, de manière contrastée. Certains comprennent la nécessité d’abandonner des technologies anciennes. Mais beaucoup dénoncent une forme d’obsolescence logicielle.

Le souci est que ces liseuses fonctionnent encore parfaitement. Elles lisent des livres, tiennent la charge et remplissent leur fonction principale. Pourtant, elles deviennent artificiellement limitées. Certains utilisateurs évoquent déjà des alternatives comme les liseuses indépendantes ou des solutions moins dépendantes d’un écosystème fermé.

Au-delà du confort utilisateur, la question environnementale revient au premier plan. Forcer le renouvellement d’appareils encore fonctionnels contribue directement à l’augmentation des déchets électroniques. Selon les estimations internationales, ces déchets pourraient atteindre 82 millions de tonnes d’ici 2030. Une tendance à laquelle les géants de la tech participent, volontairement ou non.

Qu’en penser ?



Avec cette décision, Amazon applique une logique industrielle classique : concentrer ses efforts sur les technologies récentes et simplifier la maintenance. Mais elle illustre aussi une limite du modèle actuel. Un appareil peut être techniquement fonctionnel… tout en devenant inutilisable à cause du logiciel ou des services associés. Pour les utilisateurs, cela pose une question simple : achète-t-on un produit… ou un accès temporaire à un service ?