Jusqu'à présent, pouvoir avoir Google Maps dans sa voiture, il fallait utiliser soit la réplication smartphone (CarPlay ou Android Automotive), soit avoir un véhicule sous Android Automotive avec les services de Google.
Avec sa nouvelle L03, le constructeur chinois XPeng est le premier constructeur chinois à utiliser Google Maps Auto SDK dans son véhicule, un moyen de s'appuyer sur les technologies de Google tout en gardant le contrôle sur l'OS.
Google Maps Auto SDK ?
La plupart des véhicules chinois utilisent soit Android Automotive sans les services de Google, soit (la plupart du temps), un OS dérivé d'Android et adapté au véhicule. Dans tous les cas, les services de Google (Maps, Gemini, YouTube, GMail...) sont rarement disponibles.
Google Maps Auto SDK permet en fait aux constructeur de conserver leur propre navigation, avec interface, rendu et toutes les interactions, mais en fournissant le trafic routier, les points d'intérêt, et le planificateur d'itinéraire.
Ce GPS remplace donc celui d'XPeng, qui garde la main-mise sur ses outils, mais tout en bénéficiant des technologies Google sous-jacentes. Plus de 2 milliards d'utilisateurs ont recours à Google Maps chaque mois, et nous sommes ravis de proposer notre technologie de pointe à davantage de conducteurs en Europe et au-delà , a déclaré Jorgen Behrens, vice-président et directeur général de Google Maps Automotive, ajoutant qu'XPeng a déployé cette intégration en moins d'un an.
Seulement la XPeng L03 ?
Ce GPS basé sur Google Maps seront donc déployés en premier pour les clients de la L03, mais uniquement en Europe.
Les autres modèles (G6, G9...) ne sont donc pas concernés pour l'instant, mais Xpeng pourrait sans doute les en faire profiter via une mise à jour OTA, à supposer que le hardware actuel suffise. En effet, même sur la L03, nos premiers tests (cf la vidéo) montraient une interface encore un peu saccadée, mais il s'agissait d'une pré-série de la voiture.
A noter que Rivian utilisait déjà Google Maps Auto SDK depuis juillet 2025 sur son propre système, Xpeng, n'est donc pas le premier constructeur à en bénéficier, mais c'est bien le premier de la région Asie-Pacifique à se faire certifier. Google a profité de ces déclarations pour confirmer qu'il travaille avec d'autres constructeurs, sans toutefois citer de nom.
Le "NGP" en ligne de mire
Cette intégration de Google dans un OS chinois n'arrive pas sans raison : Xpeng souhait en réalité se baser sur les données de l'américain avant la sortie de son NGP (Next Generation Pilot), l'équivalent du FSD de Tesla.
Le futur déploiement du système NGP (VLA 2.0) sur les marchés étrangers devra s'appuyer sur des données cartographiques et des manœuvres de navigation, a déclaré l'entreprise, qualifiant l'intégration des données de Google Maps d'amélioration clé qui ouvre la voie au développement international du NGP (VLA 2.0) .
En d'autres termes, XPeng ne peut pas lancer son système d'aide à la conduite en Europe sans disposer d'une couche cartographique fiable couvrant des dizaines de pays ; l'entreprise a donc choisi de confier cette composante à Google plutôt que de la développer marché par marché comme l'a fait Tesla depuis une dizaine d'années.