June avait testé le premier Surfer S1 d'Aiper il y a deux ans. Son test m'avait tellement convaincu que je l'avais acheté. L’entreprise propose maintenant le Surfer S2, un skimmer de surface toujours à énergie solaire, mais qui promet de régler les petits défauts de son prédécesseur. Après plusieurs semaines à le regarder naviguer les eaux tumultueuses de ma piscine, voici mon avis.
Comme vous avez pu vous en rendre compte, j'essaie de rendre l'entretien de ma piscine le plus automatique possible. C'est pour cela que j'ai mis en place un système de traitement de l'eau presque intégralement automatisé et que j'utilise un robot pour le fond et les parois de la piscine.
C'est avec cette idée en tête que je m'étais offert le Surfer S1 l’année dernière : je ne voulais plus m'infliger la corvée de l'épuisette pour enlever tout ce qui flottait à la surface de ma piscine. Son rôle était simple : il devait passer ses journées à flotter pour aspirer tout ce qui se trouvait à la surface. Avec son panneau solaire, il devait aussi se recharger tout seul, ne me demandant au final qu'un seul travail : nettoyer son panier régulièrement.
Un S1 pas parfait, mais prometteur
Le principe du Surfer S1 m'avait séduit : un petit robot flottant qui récupère en continu les feuilles, fleurs et débris à la surface, sans que j'aie à sortir l'épuisette. Sur le papier, c'est exactement ce qu'il me fallait : ma piscine est entourée d'arbres en tout genre qui la polluent au moindre coup de vent. Dans les faits, le S1 avait quelques défauts.
À gauche le Aiper Surfer S2, à droite le S1. Remarquez la différence de surface de panneaux solaires.
Le premier : il lui arrivait de recracher des débris qu'il venait d'aspirer dès qu'il se cognait contre un bord ou un obstacle. Autant dire que cela pouvait annuler plusieurs dizaines de minutes de travail instantanément. Deuxième souci : le robot bloquait parfois des objets dans son entrée, comme mon thermomètre de piscine ou la sonde de mon système de traitement de l'eau.
Le S1 se bloquait aussi régulièrement contre l'échelle, incapable de se dégager seul. Enfin, sa batterie était trop petite : je retrouvais souvent le Surfer S1 à l'arrêt au réveil, en train d'attendre patiemment que le soleil veuille bien le recharger. Je pense aussi que le fait qu'il se bloque dans l'échelle, et continue en permanence d'essayer de se libérer, ne devait pas aider sa batterie déjà un peu sous-dimensionnée.
Autant de défauts qui rendaient le concept moins magique qu'annoncé. Ce qui n'empêche pas le S1 de m'avoir bien servi en allégeant mon travail. Mais je ne pouvais m'empêcher de regretter ces petits désagréments. C'est avec cette liste en tête que j'ai commencé à tester le Surfer S2.
L'accès au panier est simplifié sur le S2 : il suffit de le tirer directement, pas besoin d'ouvrir une trappe comme sur le S1.
DebrisGuard : la trappe qui change tout
Aiper a visiblement identifié les mêmes limites que moi. Le Surfer S2 inaugure un système baptisé DebrisGuard, une trappe d'aspiration qui se ferme automatiquement dès que le robot s'arrête ou change de direction. Concrètement, elle s'ouvre pour aspirer et se referme aussitôt pour retenir ce qui vient d'être capturé, ce qui évite que le robot ne relâche tout au moindre choc contre la paroi.
À gauche la trappe est ouvert, à droite elle est fermée, évitant que les débris s'échappent.
Batterie et énergie solaire
Aiper annonce plus de 35 heures d'autonomie sur une seule charge. De plus, le robot se recharge automatiquement grâce à ses panneaux solaires élargis, sans aucune intervention de ma part.
Résultat : le Surfer S2 tourne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Fini le robot immobile le matin, en attente de soleil, comme c'était systématiquement le cas avec le S1. C'est l'amélioration la plus utile : on ne pense plus jamais à sa batterie ni à la recharge. Une charge complète prend environ 4h30, un chiffre qui n'a de toute façon plus grand intérêt. Une seule charge en début de saison et le robot reste autonome jusqu'à septembre où je le rangerai à l'abri pour l'hivernage. Autre élément à souligner, le Aiper Surfer S2 fonctionne totalement en silence. Ainsi, même la nuit, on ne l'entend pas. Ce qui est important étant donné qu'il fonctionne aussi quand le soleil est couché.
Robot de surface et robot pour le fond et les parois : le duo gagnant pour ne rien faire en été !
Capteurs et anti-blocage
Pour éviter que le robot se bloque et ingère les sondes, le Surfer S2 embarque deux capteurs optiques dédiés à la détection d'obstacles. De même, il évite soigneusement mon échelle. Sur la durée de mon test, je n'ai jamais eu à le décoincer, contrairement au S1 qui se bloquait souvent dans l’échelle.
Anti-enlisement
Des pieds permettent d'éviter l'enlisement.
Aiper met en avant un design anti-enlisement réglable, censé empêcher le robot de se coincer dans les zones peu profondes, typiquement les marches supérieures ou les plages immergées. Ma piscine n'ayant pas de plage, je n'ai pas pu tester cette fonctionnalité. Cependant, l'astuce du S2 semble fonctionner : elle consiste simplement à déplier des pieds qui empêcheront le robot d'aller dans des zones peu profondes.
Filtration
Le Surfer S2 embarque un filtre fin de 150 microns, associé à une grande bouche d'aspiration. Sur le papier, cela permet de capturer aussi bien les micro-débris comme les algues que les plus gros comme des feuilles. Dans la réalité, ce sont surtout les gros débris comme les insectes ou les feuilles qui sont ramassés. Dans mon usage, le panier avec sa grande taille n'a jamais eu besoin d'être vidé plus d'une fois tous les deux à trois jours, malgré un fonctionnement permanent. Le panier se récupère facilement, il suffit de le tirer. Il s’ouvre en deux et se nettoie sans difficulté. Là aussi c'est un point positif face au S1. En effet, il fallait ouvrir le haut du robot pour sortir le panier, ici pour le S2 c'est plus simple et rapide.
Application et pilotage
Le Surfer S2 se contrôle via l'application Aiper, la même utilisée pour leurs robots de fond comme le Scuba V3 et le Surfer S1. Elle permet de suivre le niveau de batterie, l'état du robot et sa progression, en plus d'offrir un pilotage à distance pour le déplacer manuellement vers une zone précise. L'application permet aussi de mettre en place un mode Éco qui active le robot pendant trois heures et le met en veille ensuite durant trois heures. En pratique, une fois que j'ai configuré le robot, je n'ouvre plus l'application : le S2 tourne tout seul en mode automatique.
Pour ceux qui veulent aller plus loin dans l'automatisation complète de leur piscine, vous pouvez faire la chose suivante. Associez un skimmer comme le Surfer S2 à un système de traitement automatique comme le Pack EcO Pilot Premium ainsi qu'un robot pour le fond. Cela vous permet alors de ne quasiment plus s'occuper de rien, ni pour la propreté de la piscine et de sa surface, ni pour la qualité de l'eau.
Prix et disponibilité
Le Surfer S2 est proposé à 399 €, avec une garantie de deux ans. Dans la boîte, on trouve le robot, un chargeur DC, un frite en mousse pour bloquer les gros skimmers et les manuels habituels.
Le Surfer S2 corrige, un par un, les principaux défauts que j'avais relevés sur le S1. La trappe DebrisGuard met fin au problème de débris recrachés, les capteurs optiques évitent les blocages et les objets avalés, et surtout, la combinaison grosse batterie et recharge solaire automatique permet enfin un fonctionnement réellement continu, jour et nuit. Si vous possédiez un S1 frustrant, le S2 mérite clairement le coup d'œil. Et si vous n’avez pas de robot de surface pour votre piscine, c’est le moment de craquer.