Apple continue d’enchaîner les records à Wall Street. Portée par une forte hausse de son cours de Bourse ces dernières semaines, la firme est désormais à quelques encablures des 5 000 milliards de dollars de capitalisation, un seuil qu’aucune entreprise cotée n’a encore atteint.
DE RECORD EN RECORD
Avec une action clôturant à 336,91 dollars, en progression d’environ 22,5 % depuis la fin du mois de juin, Apple est aujourd’hui valorisée à près de 4 940 milliards de dollars. A quelques jours de son prochain exercice (peut-être le dernier présenté par Tim Cook), le montant exact évolue quotidiennement, notamment en raison des importants programmes de rachat d’actions menés par le groupe. Cette progression permet également à Apple de reprendre la première place mondiale devant Nvidia parmi les entreprises cotées les plus valorisées.
L’ascension boursière d’Apple est spectaculaire. Il y a encore quelques années, le cap des 1 000 milliards de dollars semblait presque inaccessible. Depuis, les seuils se sont enchaînés à un rythme inédit. En moins de huit ans, elle aura donc multiplié sa valeur par près de cinq.
Les grandes étapes de la capitalisation d’Apple :
• Août 2018 : 1 000 milliards de dollars • Août 2020 : 2 000 milliards de dollars • Janvier 2022 : 3 000 milliards de dollars (en séance) • Juillet 2026 : 4 000 milliards de dollars • Aujourd’hui : 4 940 milliards de dollars
POURQUOI LE TITRE S’ENVOLE ?
Cette envolée s’explique par plusieurs facteurs. Les derniers résultats financiers d’Apple ont rassuré les investisseurs, avec une activité toujours très solide sur l’iPhone et les Services. Le marché semble également croire au potentiel des prochaines annonces autour de l’intelligence artificielle et du renouvellement de la gamme iPhone. La perspective d’un nouveau cycle de produits, associée à une trésorerie toujours colossale et à des rachats massifs d’actions, contribue également à soutenir le cours.
Après plusieurs mois durant lesquels Nvidia avait pris la tête du classement mondial grâce à l’explosion de l’IA générative, Cupertino retrouve la première marche du podium. La bataille reste toutefois très serrée entre les deux géants américains, mais la crise de la RAM est là. Les écarts de valorisation se comptent désormais en quelques dizaines de milliards de dollars, soit parfois une seule bonne séance de Bourse.
LE CAP DES 5 000 MILLIARDS, UNE ÉTAPE SYMBOLIQUE
Même si la capitalisation boursière fluctue en permanence au gré des marchés, franchir le seuil des 5 000 milliards de dollars constituerait un symbole fort. Aucune entreprise cotée n’a encore atteint une telle valorisation. Ce chiffre illustre autant la confiance des investisseurs que la place occupée par Apple dans l’économie mondiale, où l’iPhone, les Mac, les services et désormais l’intelligence artificielle continuent d’alimenter les anticipations de croissance.
Enfin une autre question se pose en ce contexte tendu par la crise de la RAM et la croissance de l'IA. Depuis son introduction en Bourse, rappelons qu'Apple a procédé à cinq divisions d’actions (stock splits) afin de rendre son titre plus accessible aux investisseurs, sans modifier la valeur globale de l’entreprise. La première est intervenue le 16 juin 1987, avec un split de 2 pour 1, suivie d’une opération identique le 21 juin 2000, puis le 28 février 2005.
Apple a ensuite réalisé son split le plus spectaculaire le 9 juin 2014, en divisant chaque action en sept nouvelles actions, une opération qui a fortement élargi la base d’investisseurs. Enfin, le 31 août 2020, la firme a effectué son split le plus récent, à raison de 4 actions pour 1, quelques mois avant l’envolée du titre portée notamment par les services et les premiers Mac équipés de puces Apple Silicon.
Qu’en penser ?
Les records boursiers d’Apple ne signifient pas que tout est gagné. Elle doit d'ailleurs dévoiler ses prochains résultats dans quelques jours. Une capitalisation aussi élevée implique aussi des attentes considérables de la part des investisseurs. Chaque nouveau produit, chaque résultat trimestriel et chaque avancée dans l’IA sera désormais scruté avec encore plus d’attention. Ce seuil de 5 000 milliards de dollars illustre le chemin parcouru depuis le premier iPhone et confirme que, près de cinquante ans après sa création, la société est désormais une vraie machine à sous.