Le nouveau patron de Sonos, Tom Conrad, confirme que la marque reste engagée sur le segment des casques malgré le lancement compliqué du Ace. L'audio embarqué en voiture, en revanche, est relégué au rang de simple hobby.
Des casques, oui, mais autrement
Tom Conrad ne le cache pas, il est toujours intéressé par le secteur des casques audio. Il a par exemple déclaré qu'il était toujours très enthousiaste sur ce domaine, même si le Sonos Ace, qui a été lancé en juin 2024, s'est hélas bien peu vendu (même si moi, j'en ai acheté un).
Conrad reconnaît que la stratégie initiale n'était pas la bonne : vouloir attaquer frontalement les AirPods Max et les Sony WH-1000XM5 était ambitieux, et le timing n'a pas aidé. Il faut dire qu'il est sorti en même temps que les mises à jour des enfers de l'application Sonos, qui ont complètement foutu en l'air la bonne réception du produit auprès des acheteurs et des testeurs.
Le message est clair : un successeur du Ace arrivera, mais avec une approche différente. Conrad estime qu'il aurait mieux valu viser d'abord les clients Sonos existants plutôt que de partir à la conquête d'un marché déjà très occupé.
L'audio en voiture, pas pour maintenant
Côté automobile, Conrad a qualifié les efforts de Sonos dans l'audio embarqué de hobby. Le mot est lâché. Une petite équipe travaille encore sur le sujet, et un partenariat avec Audi existe, mais ça s'arrête là. Conrad explique que dans une voiture, il y a beaucoup de contraintes techniques, et qu'il cherche des domaines où Sonos a du poids. Dans l'habitacle, visiblement, ce n'est pas le cas.
Sonos en pleine reconstruction
Bref, on vous l'a dit, la mise à jour de l'application en mai 2024 a provoqué un tollé chez les utilisateurs : systèmes qui ne répondent plus, fonctions disparues, bugs en série. Patrick Spence, ancien CEO de Sonos, a lui été remercié en juillet 2025. Depuis, les résultats ne sont pas mauvais, avec un chiffre d'affaires de 545 millions de dollars au premier trimestre 2025, avec un bénéfice en hausse à 93 millions de dollars. Même si deux importantes vagues de licenciements expliquent aussi en partie ces chiffres.
On en dit quoi ?
C'est une situation délicate. Sonos veut continuer dans les casques alors que le premier essai n'a pas fonctionné, malgré un bon produit. La marque lâche aussi la voiture alors qu'Audi avait déjà signé. On comprend la logique de Conrad : mieux vaut se concentrer sur ce qu'on maîtrise plutôt que de se disperser. Bon par contre, quand on voit l'état de la marque après le fiasco de l'app et les licenciements massifs, on se demande si le casque est vraiment la priorité numéro un.