Après plusieurs jours à la tester en intérieur comme en extérieur, j'ai un avis tranché sur la nouvelle Sonos Play : elle est devenue ma préférée de toutes les Sonos que j'ai à la maison, et il y en a bonne une douzaine. À 349 euros, elle remplace direct ma Sonos Roam et prend sa place à la fois dans mon salon et dans mon jardin.
Un format malin, un design soigné
La Play se place exactement où on l'attendait : entre la toute petite Roam 2, qui fait très enceinte d'appoint, et la grosse Move 2, beaucoup trop lourde pour vraiment sortir de la maison avec. Elle pèse 1,3 kg pour environ 19 cm de haut et 11 cm de large, avec une robe cylindrique en noir ou blanc, une grille métallique (la même que sur toutes les enceintes Sonos) qui enveloppe la quasi-totalité de l'enceinte et des embouts en soft-touch silicone en haut et en bas. Le design reste très identifiable Sonos : épuré, sobre, sans fioriture. C'est le genre d'enceinte qu'on laisse traîner sur un plan de travail, une table de salon ou une table de terrasse, et qui se fait discrète.
J'aime beaucoup la petite boucle en vert sauge à l'arrière, qui sert à la porter, à l'accrocher à un sac ou tout simplement à lui donner un peu de style. Détail amusant, l'intérieur de la base de charge est du même vert sauge, c'est très mignon. Au-dessus, les boutons de volume, de lecture et de microphone sont physiques, avec de petites bosses tactiles qui permettent de les actionner à l'aveugle. C'est clairement plus agréable que les surfaces tactiles de la Move 2, et de toutes les enceintes Sonos fixes habituelles. À l'arrière, on trouve un port USB-C, un bouton d'alimentation, un bouton pour désactiver le micro micro et un bouton pour activer le Bluetooth.
L'ensemble est certifié IP67 : elle encaisse donc bien la poussière, la pluie, et même la piscine pendant trente minutes à un mètre, ce que je n'ai pas testé encore, rapport qu'on est en avril, que j'habite à Clermont-Ferrand, et que je n'ai pas de piscine. Je l'ai quand même laissée sous une belle averse, bien involontairement, et elle n'a pas bronché. Dans la boîte, on trouve l'enceinte, la base de charge, mais pas d'adaptateur secteur. À 349 euros, c'est un peu naze.
Wi-Fi, Bluetooth, AirPlay : le bon mix
C'est là que la Play est vraiment l'enceinte portable ultime selon moi. À l'intérieur, elle rejoint mon système Sonos via le Wi-Fi, avec AirPlay 2, Spotify Connect et toutes les commandes multi-room habituelles que les amoureux de Sonos connaissent. Je peux envoyer de la musique à la Play, à ma barre de son Sonos Beam et à mes Era 100 et 300 en même temps, sans forcément passer par l'appli Sonos (que je n'utilise en fait jamais).
Puis il suffit d'un petit passage dans le Centre de contrôle, un tap sur AirPlay, et c'est parti. Ça change vraiment la donne au quotidien : n'importe qui à la maison peut diffuser ce qu'il veut sans chercher à se connecter en Bluetooth.
En déplacement, le Bluetooth 5.3 prend le relais. Il suffit d'un petit appui sur le bouton Bluetooth à l'arrière, la LED passe au bleu, et l'enceinte est prête. La bascule entre les deux modes est assez fluide. Détail malin : en appuyant longuement sur play/pause sur une seconde Play, les deux se synchronisent directement en Bluetooth, sans passer par le Wi-Fi ni par l'appli, je n'ai pas contre pas pu tester cette fonction, puisque je n'ai qu'un modèle sous la main, mais c'est pratique pour un pique-nique ou une soirée au jardin quand on sort deux Play en même temps. À la maison, on peut aussi les associer en vraie paire stéréo via le Wi-Fi, si besoin.
La batterie tient très bien ses 24 heures annoncées, j'ai plusieurs journées complètes à écouter de la musique sans descendre sous les 30%. En cas d'urgence, l'enceinte sert même de batterie externe via USB-C. Point intéressant pour la durabilité du produit, la batterie est remplaçable. Sonos propose un kit à remplacer soi-même pour 49 euros, ce qui évite de jeter toute l'enceinte dans quelques années, par contre on ne peut pas acheter séparément un second socle de charge, dommage, j'aurais aimé en laisser un en fixe dans mon jardin.
Evoquons rapidement l'application Sonos, qui avait fait parler d'elle en 2024 après une refonte complètement foirée... et bien fonctionne très bien aujourd'hui. On y gère, si besoin, les groupes, les réglages TruePlay, l'égaliser et l'ajout de services vocaux. Mais très franchement, vous pouvez vous en passer grâce à AirPlay, et à Sonos Voice Control. Alexa est aussi disponible si vous préférez, par contre pas de Siri, mais est-ce vraiment un problème ?
Un super son
À l'intérieur de la bête, on trouve un mid-woofer, deux tweeters orientés à 90 degrés pour créer une vraie largeur stéréo, et deux radiateurs passifs. Ces radiateurs sont une exclusivité de la Play et ne sont même pas présents sur l'Era 100. Ils servent à compenser le manque de murs quand on utilise l'enceinte dehors, pour garder un minimum de basses dans le jardin, et ça marche très bien. À l'intérieur le son est rond et très agréable, et dehors, il est étonnamment équilibré même sans surface pour faire rebondir les fréquences.
Le résultat global est vraiment super chouette. Le son est large, très bien équilibré, avec des médiums très clairs et des basses présentes sans être envahissantes. J'ai testé à fond avec des morceaux très différents : classic rock, pop, électro, hip-hop, et même du jazz avec une grosse session de FIP en soirée. Le volume monte haut sans crachoter, et la scène sonore me semble très cohérente.
TruePlay ajuste l'EQ automatiquement selon la pièce, et se met à jour dès qu'on déplace l'enceinte, ce qui change vraiment la donne quand on la bouge entre la cuisine carrelée et le salon plein de tapis. Pas besoin d'ouvrir l'appli pour recalibrer : le micro interne fait le boulot tout seul. Si vous voulez affiner, l'EQ manuel est toujours accessible dans l'appli avec deux curseurs basses et aigus, ce qui est un peu léger pour les maniaques du réglage fin, mais suffisant pour ajuster à son goût, et très franchement, les vrais audiophiles maniaques en sont pas sur l'écosystème Sonos, on le sait.
Le volume est très suffisant pour une pièce moyenne, et largement assez pour un apéro à l'extérieur. Par rapport à la Move 2, il manque peut-être un peu de basses profondes et de puissance brute. La Move reste mieux dimensionnée pour sonoriser un gros jardin ou une surprise partie. Mais la différence de portabilité compense largement : la Move pèse plus du double, elle ne rentre pas dans un sac à dos. Et puis face à la Roam, il n'y a pas photo : la Play est très au-dessus en qualité sonore, au point que je pense clairement me débarrasser de ma Roam.
Verdict ?
Honnêtement ? Ça faisait longtemps qu'une Sonos ne m'avait pas autant enthousiasmé. J'ai une douzaine de Sonos à la maison entre les Sonos Beam 1 et 2 pour mes téléviseurs, toutes les Era, la Roam, etc. Et bien la Play est devenue ma préférée en quelques jours. Elle réussit un truc que peu d'enceintes font bien : être à la fois vraiment pratique à la maison et vraiment indispensable dehors.
Sonos Play VS Era 100
Le vrai truc cool, c'est la base de charge. Comme l'enceinte vit sur le plan de travail, elle est toujours chargée, toujours prête, et je la prends naturellement quand je sors dans le jardin ou sur la terrasse. Vous l'avez compris, ma Roam est rangée dans un tiroir depuis que la Play est arrivée. Je ne la ressortirai probablement plus. L'intégration au reste du système Sonos fait le reste du boulot : la Play s'ajoute aux groupes, passe en paire stéréo si besoin, reçoit les mises à jour comme les autres. C'est top.
Sonos Roam VS Sonos Play
Alors oui, 349 euros c'est clairement cher pour une enceinte portable, et oui, on aurait aimé un chargeur dans la boîte. On aurait aussi aimé aussi une ou deux couleurs en plus, parce que le blanc et le noir, à la longue, c'est un peu tristoune. Mais entre la qualité du son, la robustesse IP67 et une batterie remplaçable, on est pas loin du sans faute, et c'est ma nouvelle référence en enceinte portable. Notez qu'il y a une petite promo sur Amazon au moment où je publie ce test, foncez ! (il faut cocher le coupon une fois sur la page Amazon)
Malgré un tarif qui pique et l'absence mesquine d'adaptateur secteur, cette Sonos Play s'impose comme le chaînon manquant idéal dans un écosystème Sonos, alliant enfin la mobilité d'une Roam à la puissance acoustique d'une Era 100 ou d'une Move. Intuitive, robuste et durable grâce à sa batterie remplaçable, elle signe le grand retour de la marque au sommet de sa forme et devient, sans conteste, ma nouvelle référence d'enceinte nomade.