Geely a dévoilé les tarifs français de sa E2, une citadine électrique qui s'affiche à 20 990 euros avec un équipement de série copieux. Les commandes ouvrent le 1er septembre, et la marque s'offre dans la foulée un partenariat avec les NRJ Music Awards pour se faire connaître du grand public. La Renault 5 est prévenue.
Moins de 21 000 euros, équipement complet
Le constructeur chinois attaque le marché français par le prix, avec trois finitions baptisées Pro, Max et Max+. Même la version de base embarque un écran de 14,6 pouces, sept airbags, des sièges chauffants, la conduite semi-autonome de niveau 2 et une propulsion avec suspension arrière multibras, une dotation que peu de concurrentes alignent à ce tarif.
Geely ne vend pas cette E2 comme une inconnue : la marque la présente comme la voiture la plus vendue en Chine en 2025, toutes motorisations confondues, avec près de 460 000 exemplaires sur l'année et 800 000 ventes cumulées dans le monde.
Deux batteries, jusqu'à 345 km
La version Pro se contente d'une batterie de 35 kWh qui promet 252 km WLTP, un chiffre taillé pour la ville et pas grand-chose d'autre. Les finitions Max et Max+ passent à 47 kWh pour 345 km, de quoi envisager de vraies sorties du périphérique. La E2 soigne aussi l'aspect pratique avec un coffre de 375 litres complété par un coffre avant de 70 litres, bien pratique pour les câbles de recharge, et toute la gamme est couverte par une garantie de 8 ans ou 200 000 km. Le tout arrive via un réseau de distribution encore en cours de déploiement, la marque n'étant présente en France que depuis quelques mois.
Des paillettes pour exister
Pour se faire un nom, Geely a signé un partenariat officiel avec les NRJ Music Awards, la cérémonie qui a réuni près de trois millions de téléspectateurs l'an dernier. L'opération doit accompagner l'arrivée de sa gamme, du SUV E5 au Starray EM-i hybride rechargeable, avec un slogan qui annonce la couleur : Quand le premium devient la norme. Une stratégie de notoriété classique pour un constructeur chinois qui veut s'installer vite dans un marché où l'électrique a dépassé le tiers des immatriculations en juillet.
On en dit quoi ?
Sur le papier, 20 990 euros avec cet équipement, c'est un tarif qui fait mal. Sauf que voilà, la E2 est fabriquée en Chine et ne devrait donc pas décrocher l'aide à l'achat, le coup de pouce CEE qui a remplacé le bonus écologique et dont le score environnemental écarte à peu près tous les modèles assemblés là-bas. Une Renault 5 sortie de Douai ou une ë-C3 assemblée en Slovaquie y ont droit, elles. L'écart réel se resserre donc pas mal, et les 252 km de la version d'appel sont un peu justes en 2026. La bataille se jouera sur la confiance, et une garantie de 8 ans est aussi un bel argument.