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Test de la Razer Prio : la manette pliable qu'on a vraiment envie d'emporter partout

Par Vincent Lautier - Publié le

Razer vend depuis la rentrée la Prio, une manette berceau USB-C qui se plie pour tenir dans une poche, facturée 110 euros. On l'a utilisée sur un iPhone 17 Pro Max et un iPhone Air, avec et sans coque, d'Apple Arcade au cloud gaming en passant par l'émulation. Et le pari du format compact est nettement plus convaincant qu'on ne le pensait.

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Une manette qui tient enfin dans la poche



Le problème des manettes pour iPhone, vous le connaissez si vous jouez en déplacement : elles prennent de la place. Une vraie DualSense au fond du sac, c'est un volume certain, et même les modèles berceau comme la Backbone One, pourtant pensés pour le mobile, finissent souvent par rester à la maison. La Prio attaque exactement ce point.

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Repliée, elle occupe à peine plus de place de deux boitiers d'AirPods, pèse 101 grammes là où une Backbone One en affiche 140 et se glisse dans une poche de jean sans qu'on y pense. C'est tout bête, mais ça change complètement la façon de s'en servir. Pendant notre test, on l'a emportée quasiment partout, ce qu'on n'avait jamais fait avec une manette berceau classique, et une manette qu'on a sur soi sert dix fois plus souvent qu'une manette restée dans un tiroir, aussi bonne soit-elle.

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Mais comment elle se déplie ?



Le mécanisme demande un petit apprentissage, et Razer ne fait pas beaucoup d'efforts pour l'expliquer : la manette arrive repliée dans une boîte joliment finie, avec trois schémas sur les languettes intérieures et c'est à peu près tout. Il faut appuyer sur une zone marquée de trois barres gravées dans la coque pour désolidariser les deux moitiés, reliées entre elles par une bande en caoutchouc, puis faire pivoter la partie droite de 180 degrés pour retrouver une manette dans le bon sens.

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La première fois, on a cherché un peu dans le vide en pestant. La deuxième aussi, mais un peu moins. Ensuite le geste devient naturel et l'ouverture prend quatre secondes, montage de l'iPhone compris. La seule vraie interrogation concerne cette fameuse bande en caoutchouc, qui assure aussi la liaison électrique entre les deux blocs : la finition générale inspire confiance, mais ce choix semble forcément moins durable qu'une glissière rigide, et seul le temps permettra de juger la tenue du système sur des années d'allers-retours dans la poche.

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Des sticks symétriques et tous les boutons qu'il faut



Pour gagner en compacité, Razer a retenu une disposition symétrique façon PlayStation, avec les deux sticks placés en bas, alors que la plupart des manettes pour iPhone copient plutôt l'agencement asymétrique des manettes Xbox. Ces sticks utilisent une technologie capacitive, censée éliminer le drift qui ronge les manettes de consoles depuis des années, et ils sont cliquables, un détail qui compte pour le jeu en streaming. Ils sont plus courts que la moyenne, un compromis assumé pour que rien ne dépasse une fois la manette pliée, mais on s'y fait vite.

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Autour, tout y est : croix directionnelle, boutons A, B, X et Y, boutons Home, options et menu, plus une touche qui ouvre l'application Razer. Sur la tranche, L1 et R1 côtoient deux gâchettes analogiques L2 et R2, assez fines et assez proches les unes des autres. Les boutons d'action sont silencieux, ce qui évite le concert de clics dans le train ou la salle d'attente. Bref, rien ne manque pour jouer sérieusement, ce qui n'avait rien d'évident sur un format pareil.

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iPhone 17 Pro Max, iPhone Air, avec ou sans coque



La Prio se branche en USB-C (rien n'est prévu pour les anciens iPhone en Lightning). Elle accepte les smartphones jusqu'à 7 pouces, soit tous les iPhone récents, 17 Pro Max compris, et fonctionne aussi sous Android. Razer livre plusieurs renforts en caoutchouc pour ajuster le maintien : celui posé en usine convient à la majorité des modèles, un second est prévu pour l'iPhone Air, plus fin que les autres, et un troisième pour les gros blocs photo.

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On a fait le tour des combinaisons avec nos deux iPhone, coque en place puis sans coque, et rien n'a bougé. Deux ergots viennent simplement s'appuyer sur le dos de l'appareil, l'ensemble ne bronche pas, même en jouant debout dans les transports. Par contre, il n'y a ni batterie ni port de recharge : la manette tire son alimentation de l'iPhone, il faudra donc faire une pause pour recharger votre téléphone si besoin, et la sangle qui passe derrière le téléphone condamne aussi le MagSafe pendant la partie. Niveau sensations, la Prio ne vibre pas elle-même, mais iOS 27 fait maintenant vibrer l'iPhone à sa place dans les jeux compatibles, une nouveauté bienvenue pour ce genre d'accessoire sans moteur haptique.

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Et en jeu, ça donne quoi ?



On a enchaîné les usages pendant le test et tout a fonctionné sans le moindre réglage. Apple Arcade d'abord, qui se prête parfaitement à ce format nomade. L'émulation ensuite, où la croix directionnelle silencieuse et précise fait des merveilles sur les jeux rétro. GeForce Now et le cloud gaming de manière générale, où la connexion filaire évite l'appairage Bluetooth et la latence qui l'accompagne.

Test de la Razer Prio : la manette pliable qu'on a vraiment envie d'emporter partout


On a même lancé Star Wars Galactic Racer en streaming depuis notre Xbox via Remote Play, et là encore tout a répondu du premier coup, gâchettes analogiques comprises. La manette est reconnue partout comme un pad standard, en mode MFi chez Apple, et les jeux affichent correctement les bons boutons à l'écran, sans jamais nous demander la moindre manipulation.

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Une application discrète mais bien faite



L'application Cortex Mobile sert de lanceur de jeux, à la façon d'une interface de console, et regroupe les réglages de la manette. On peut y réduire la zone morte des sticks, assez large par défaut, choisir un mode de circularité pour les titres qui réclament de la précision, et abaisser la fréquence de rafraîchissement USB de 1 000 Hz à 500 ou 250 Hz pour économiser un peu la batterie de l'iPhone. Les mises à jour de firmware passent aussi par là. Quoi qu'il en soit, une fois la manette configurée, on peut l'oublier complètement et se contenter de brancher la Prio pour jouer.

Test de la Razer Prio : la manette pliable qu'on a vraiment envie d'emporter partout


On en dit quoi ?



À 110 euros, la Prio n'est pas donnée pour un accessoire qui ne fonctionne qu'avec un smartphone et ne peut pas recharger l'iPhone pendant la partie. Une manette classique de Sony ou de Microsoft coûte à peu près moitié moins et fonctionne avec tout, mais elle ne tiendra jamais dans une poche de jean, et c'est bien là tout le sujet. Les sticks courts et les gâchettes serrées demandent aussi un petit temps d'adaptation quand on vient d'une manette de console classique. Mais tout cela pèse peu face à ce que Razer a réussi ici. Le vrai truc qui la différencie des Backbone et autres manettes berceau, c'est qu'on l'a toujours avec soi : elle disparaît dans une poche, se déplie en quelques secondes et transforme n'importe quel trajet en session de jeu. Depuis la fin du test, je continue de la glisser dans le sac par réflexe, et c'est probablement le meilleur compliment qu'on puisse faire à un accessoire de ce genre.


La Prio troque la polyvalence d'une manette classique contre un format de poche qui change vraiment la donne, puisqu'on finit par l'emporter partout. À 110 euros elle s'adresse aux joueurs nomades sur iPhone récent en USB-C.