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Google Discover : dites à l’IA ce que vous voulez voir dans votre fil

Par Laurence - Publié le

Google prépare une nouvelle évolution de Discover qui devrait permettre de reprendre un peu plus le contrôle sur les contenus proposés. Plutôt que de se contenter des recommandations générées à partir de son activité, l’utilisateur pourra bientôt expliquer directement à une IA les sujets qu’il souhaite voir davantage — ou moins — apparaître dans son fil.

Google Discover IA


EXPLIQUEZ SIMPLEMENT À GOOGLE CE QUE VOUS VOULEZ LIRE



Google Discover repose depuis longtemps sur les centres d’intérêt déduits de l’activité de l’utilisateur dans les différents services de Google. Le système fonctionne plutôt bien, mais ses recommandations ne correspondent pas toujours exactement à ce que l’on souhaite retrouver dans son fil. Google va donc ajouter une nouvelle interface conversationnelle permettant de décrire directement ses préférences. La fonction doit apparaître dans les prochains jours au sein de l’application Google.

Elle sera accessible depuis le menu représenté par les trois petits points dans Discover. Une interface ressemblant à celle d’un chatbot permettra alors d’indiquer en langage naturel les sujets que l’on souhaite privilégier. Il devrait par exemple être possible de demander davantage d’actualités consacrées à Apple, à l’intelligence artificielle ou aux nouvelles technologies, tout en précisant éventuellement les thèmes qui intéressent moins.

Google Discover : dites à l’IA ce que vous voulez voir dans votre fil


DISCOVER VA « SE SOUVENIR » DE VOS PRÉFÉRENCES



L’IA ne se contentera pas d’appliquer ponctuellement la demande. Après avoir analysé les instructions, elle présentera les différents types de contenus qu’elle compte privilégier. Si le résultat ne correspond pas exactement à la demande, l’utilisateur pourra poursuivre la conversation et apporter des précisions. Une fois satisfait, il suffira de sélectionner Refresh your feed pour actualiser Discover avec ces nouveaux paramètres.

Surtout, Google indique que le système sera capable de mémoriser ces préférences lors des prochaines visites. Discover devrait donc progressivement combiner les informations déjà déduites de l’activité Google avec les indications explicitement fournies par l’utilisateur.

Cette approche n’est d’ailleurs pas totalement nouvelle. Plusieurs plateformes, parmi lesquelles YouTube, Instagram, Bluesky ou X, expérimentent elles aussi des outils reposant sur l’IA pour permettre aux utilisateurs de mieux personnaliser leurs recommandations.

Google Discover : dites à l’IA ce que vous voulez voir dans votre fil


GOOGLE NEWS PERSONNALISE AUSSI SES BRIEFINGS AUDIO



Google profite de cette annonce pour apporter quelques nouveautés à ses autres services d’actualité. Sur Android, les briefings audio quotidiens de Google News pourront désormais être personnalisés. L’utilisateur pourra sélectionner les sujets qu’il souhaite entendre plutôt que de laisser Google déterminer seul le contenu de son résumé.

Le moteur de recherche améliore également sa fonction Preferred Sources. Celle-ci permet de sélectionner ses médias préférés afin de les retrouver plus régulièrement dans la section Top Stories de Google Search, mais également dans AI Overviews et AI Mode.

La nouveauté concerne cette fois directement les éditeurs. Ces derniers pourront intégrer sur leur site un bouton interactif permettant au lecteur de les ajouter immédiatement à ses sources préférées, sans avoir à quitter la page pour modifier les paramètres de Google.

Google Discover : dites à l’IA ce que vous voulez voir dans votre fil


Qu’en penser ?



La personnalisation de Discover avec une interface conversationnelle paraît finalement assez logique. Expliquer directement à une IA ce que l’on souhaite lire peut être beaucoup plus efficace que d’espérer que l’algorithme le déduise uniquement de notre historique.

Cette évolution pourrait également donner davantage de contrôle à l’utilisateur sur un fil qui repose jusqu’à présent très largement sur les choix de Google. Reste toutefois une question importante : jusqu’à quel point Discover respectera réellement ces préférences lorsque ses propres algorithmes de recommandation entreront en jeu ?