Dans une dizaine de jours, Apple présentera ses résultats trimestriels et réserve généralement pour ce genre d'occasions quelques effets d'annonces. Aussi vient-elle de publier de nouveaux partenariats industriels pour la fabrication de ses iPhone 18 Pro et iPhone Duo (ça tombe bien il sort vendredi). Au total, près de 100 composants utilisés dans ces deux smartphones seraient produits par des entreprises américaines, réparties dans plus d’une douzaine d’États. Du titane de l’iPhone pliable au nouveau système photo de l’iPhone 18 Pro, la Pomme détaille les coulisses de sa production.
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Du titane américain pour l’iPhone Duo
Avec son programme American Manufacturing Program (AMP), Apple cherche à renforcer sa chaîne d’approvisionnement américaine. Certains diront que Donald Trump n'y est pas pour rien dans cette histoire.
Aujourd'hui, elle dévoile donc un partenariat avec Perryman Company, une entreprise installée en Pennsylvanie et spécialisée dans la production de titane. Elle prévoit d’investir jusqu’à 100 millions de dollars sur trois ans pour soutenir la fabrication du titane de grade 5 utilisé dans le châssis de l’iPhone Duo.
Or ce matériau s'avère particulièrement utile pour un smartphone pliable, puisqu’il associe résistance mécanique et légèreté. Notons au passage qu'il ne s’agit toutefois pas d’une fabrication entièrement américaine de l’iPhone Duo, mais bien de la production locale de certains matériaux et composants. Ces derniers seront donc réexpédiés sur les chaines de montage (en Chine ou en Inde par exemple).
Apple en profite pour mettre de jolies photos du "monde de l'industrie"
Un composant essentiel pour l’appareil photo de l’iPhone 18 Pro
L’autre annonce concerne Qnity Electronics, une société basée dans le Delaware, qui avait rejoint le programme AMP en mars dernier. L’entreprise va produire des films techniques avancés destinés au système d’ouverture variable de l’iPhone 18 Pro. Cette technologie permet d’ajuster physiquement la quantité de lumière qui atteint le capteur, en fonction des conditions de prise de vue.
Cupertino présente ce nouveau système comme le plus avancé jamais intégré à ses smartphones. Le partenariat avec Qnity doit donc contribuer à la fabrication de l’un des éléments clés de cette évolution photographique.
Des écrans aux puces, Apple multiplie les fournisseurs américains
Apple profite également de l'occasion pour faire le point sur plusieurs investissements déjà engagés. Dans le Kentucky, Corning doit produire, d’ici la fin de l’année, l’ensemble des verres de protection des iPhone et Apple Watch vendus dans le monde, notamment le Ceramic Shield. Au Colorado, Broadcom modernise son usine de Fort Collins dans le cadre d’un investissement de 1,5 milliard de dollars. L’accord prévoit la production de plus de 15 milliards de puces radiofréquences fabriquées aux États-Unis.
De son côté, Coherent fournit depuis le Texas des technologies laser utilisées notamment pour Face ID et la Dynamic Island. TSMC poursuit également la montée en puissance de son usine d’Arizona, avec plus de 100 millions de puces destinées à Apple produites en 2026. Enfin, Amkor construit dans ce même État un site consacré à l’assemblage avancé et aux tests de semi-conducteurs, dont Apple sera l’un des premiers clients. Les deux premières phases du projet devraient soutenir plus de 3 500 emplois locaux.
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Qu’en penser ?
Dans un contexte un peu tendu avec des prix de plus en plus hauts, Apple axe sa communication autour de la production américaine, un sujet devenu particulièrement stratégique. Ces investissements permettent de diversifier ses approvisionnements et de renforcer certaines compétences industrielles aux États-Unis. Et aussi de répondre à quelques exigences de la Maison Blanche si on se souvient bien en matière de droits de douane... En tout état de cause il s'agit de composants, on est donc encore loin de l'iPhone made in USA.