À quelques jours du 50e anniversaire d'Apple, Tim Cook a tenu à couper court aux spéculations sur un éventuel départ. Invité de Good Morning America sur ABC, le patron assure ne pas pouvoir imaginer sa vie sans Apple. Le tout après une série de départs inédite parmi les cadres dirigeants de l'entreprise.
28 ans chez Apple et pas envie de partir
Tim Cook a été très direct. Interrogé sur les rumeurs de retraite qui circulent depuis plusieurs mois, il a répondu sans détour : il n'a jamais dit qu'il partait, et c'est une rumeur, rien de plus. Il faut rappeler qu'en 2021, lors d'un échange avec Kara Swisher pour le New York Times, Cook avait lâché qu'il ne serait probablement plus là dans dix ans. Sauf que voilà, on est en 2026, il a 65 ans, et il est toujours là. Sur le plateau d'ABC, il a préféré insister sur sa passion pour le job : 28 ans chez Apple, et il a aimé chaque journée.
Côté coulisses, c'est quand même un peu agité
Si Cook affiche sa sérénité, les derniers mois ont été mouvementés en coulisses. En décembre, Apple a perdu son responsable de l'intelligence artificielle John Giannandrea, son directeur juridique et un cadre clé du design, Alan Dye, parti chez Meta. Le tout en une seule semaine. Johny Srouji, l'architecte des puces Apple Silicon, a lui aussi fait savoir qu'il réfléchissait à un départ, avant de calmer le jeu en assurant qu'il restait. L'analyste Walter Piecyk a d'ailleurs été assez cinglant, estimant qu'Apple était en train de céder son avenir en IA à Google, rappelant l'accord avec Gemini pour alimenter les fonctions d'intelligence artificielle sur iPhone.
2026, une année chargée pour Apple
Cook arrive à un moment où Apple joue gros. L'entreprise fête ses 50 ans le 1er avril, et devrait lancer son premier iPhone pliable ainsi que des lunettes connectées avec IA. Siri, qui devait être entièrement repensé en 2025, se fait toujours attendre. Et puis il y a la question des droits de douane : Apple a déjà versé 3,3 milliards de dollars sous les politiques commerciales de Donald Trump, et Cook est resté prudent sur le sujet, se contentant d'indiquer que l'entreprise surveillait la situation.
On en dit quoi ?
Cook reste Cook : prudent, mesuré, et toujours très attaché à son image de capitaine tranquille. Le souci, c'est que le bateau tangue un peu. Perdre autant de cadres dirigeants en quelques semaines, confier une partie de l'IA à Google et repousser la refonte de Siri, ça commence à faire beaucoup. Mais bon, l'homme a 28 ans de boîte, il connaît la maison mieux que personne, et il a visiblement encore envie d'en découdre. On verra bien si les nombreux lancements de 2026 lui donnent raison.