Le groupe de Mark Zuckerberg a annoncé tester de nouvelles formules payantes sur ses trois plateformes principales, que vous utilisez probablement. Ces abonnements donneront accès à des fonctions exclusives et à des outils d'IA, a priori sans toucher à la version gratuite de base. C'est une nouvelle source de revenus pour le géant, mais faire payer pour l'évolution du service est une vraie rupture.
De nouvelles fonctions réservées aux abonnés
Meta va donc tester de nouveaux abonnements premium sur Instagram, Facebook et WhatsApp dans les mois à venir. Sur Instagram par exemple, les abonnés pourraient créer des listes d'audience illimitées, voir qui ne les suit pas en retour (bien pratique ça), et consulter les Stories de manière anonyme (pas mal aussi). Pour Facebook et WhatsApp, les futures fonctions ne sont pas encore détaillées, mais le principe est le même : débloquer des options supplémentaires contre quelques euros par mois.
Ça vous parle déjà cette histoire ?
Ces futurs abonnements n'ont pas de lien avec Meta Verified, qui propose un badge bleu, une assistance prioritaire et une sorte de protection contre l'usurpation d'identité. Là, on parle vraiment de nouvelles fonctions dédiées au grand public.
Meta Vibes
L'IA au cœur de l'offre
Meta cherche surtout à rentabiliser son rachat de Manus, un système d'agents IA acquis pour quelque 2 milliards de dollars en décembre dernier. L'outil de génération vidéo Vibes, gratuit pour le moment, passera sur un modèle freemium. Les créations de base resteront accessibles, mais les options avancées nécessiteront un abonnement.
On n'a pour le moment aucune information sur les tarifs, mais chez le voisin Snapchat, les fonctionnalités en plus sont facturées 4,60 euros par mois, et le service compte déjà 16 millions d'abonnés. En Europe, Meta propose déjà un abonnement sans pub à 5,99 euros par mois sur le web, ou 7,99 euros sur mobile.
Mais pourquoi maintenant ?
Meta cherche de toutes manières à diversifier ses revenus. La publicité est toujours sa principale source de chiffre d'affaires, mais les investissements colossaux dans l'IA commencent à peser lourd. Proposer des abonnements peut permettre de limiter un peu la casse. D'autant que par chez nous, en Europe, Meta a écopé d'une amende de 200 millions d'euros pour avoir imposé le choix payer ou consentir entre l'abonnement sans pub et le tracking publicitaire. Mais les nouveaux abonnements premium ne supprimeront pas forcément la pub, ils ajouteront des fonctions.
On en dit quoi ?
Meta fait tout simplement comme Snapchat, qui a su prouver que les utilisateurs étaient prêts à payer pour des petits bonus. Si Meta reste autour des 4-5 euros par mois, ça peut passer. Au-delà, ça risque de coincer. Et surtout, on attend de voir ce que WhatsApp proposera de concret, parce que pour l'instant c'est un peu flou. Vous seriez prêts à payer pour ce genre de services en plus vous ?