Des petits robots autonomes qui suivent les clients dans les rayons d'un magasin chinois pour porter leurs courses : la vidéo fait le tour des réseaux sociaux. Le concept du chariot-robot n'est pas vraiment nouveau, mais la Chine semble en avance sur tout le monde pour le déployer à grande échelle. Et franchement, le résultat est assez sympa.
Visuel amélioré via IA
Comment ça marche
Ce genre de robots utilisent en général des capteurs LiDAR et des caméras pour repérer et suivre leur utilisateur dans les allées et dans la rue. La reconnaissance se fait par QR code ou par reconnaissance faciale, et le robot ajuste sa trajectoire en temps réel pour rester à proximité. Il peut porter une quarantaine de kilos et avancer à environ 4 km/h, ce qui correspond à une vitesse de marche normale. Le tout sans bousculer les autres clients grâce à un système d'évitement d'obstacles.
Pas vraiment une nouveauté
L'idée du chariot autonome qui suit le client existe depuis quelques années. En France, Intermarché et Bricomarché ont testé il y a quelques années WiiGo, un robot capable de reconnaître son utilisateur en moins de deux secondes. Aux Etats-Unis, Instacart a développé ses Caper Carts avec paiement intégré.
Piaggio Gita
Et en Italie, Piaggio (le fabricant de Vespa) a lancé Gita, un petit robot-suiveur qui porte jusqu'à 18 kilos, mais on ne peut pas dire que ce genre de produits se soit généralisé dans nos quotidiens. Sauf que la Chine joue dans une autre catégorie. Pékin a ouvert en 2025 un centre commercial dédié aux robots de service, et des entreprises comme Pudu Robotics ont déjà expédié plus de 100 000 robots dans 80 pays.
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On en dit quoi ?
L'idée est sympa, surtout quand on galère avec un caddie récalcitrant et des sacs trop lourds. Mais on voit bien que le modèle chinois ne se transpose pas si facilement en Europe, ne serait-ce que pour les questions de reconnaissance faciale et de protection des données. Mais c'est quand même rigolo de voir la vitesse à laquelle la Chine déploie ce genre de solutions au quotidien, pendant qu'on en est encore à se battre avec des caisses automatiques un peu foireuses.