Profiter des virées bricolage pour recharger sa voiture électrique, c'est le pari de DRIVECO. L'opérateur annonce un partenariat avec Kingfisher pour déployer plus de 70 stations de recharge sur les parkings Brico Dépôt et Castorama en France, étalé sur 2026 et 2027. Le tout ciblé surtout sur les professionnels du bâtiment.
Plus de 500 points de charge prévus
Après un premier partenariat signé il y a trois ans avec Carrefour (près de 400 stations sur les parkings des Carrefour Market), DRIVECO repart pour une deuxième tournée. L'opérateur français s'associe cette fois à Kingfisher, la maison mère de Brico Dépôt et Castorama, pour déployer plus de 70 stations dans les prochains mois, soit plus de 500 points de charge au total répartis sur tout le territoire.
Côté Brico Dépôt, les premiers sites annoncés sont Nantes Saint-Herblain, Bordeaux Artigues et Montpellier Lattes. Castorama suivra avec des premières implantations à Vélizy-Villacoublay, Nantes La Beaujoire, Caen Hérouville et Vannes, avant un déploiement plus large. Tout ça vient compléter un réseau existant de 360 stations entièrement opérées par DRIVECO, qui en comptera 110 de plus d'ici fin 2026.
Recharge standard ou ultra-rapide
Deux types de bornes seront proposés. La recharge standard à 22 kW, pour les clients qui prévoient une visite longue (rénovation complète, gros chantier, projet en cours). Et la recharge ultra-rapide qui monte jusqu'à 300 kW, permettant de passer de 10 à 80% de batterie en environ 20 minutes, parfaite pour ceux qui passent juste chercher une vis.
Ces stations seront disponibles via l'application mobile DRIVECO (et donc compatibles avec Autocharge, qui lance la recharge automatiquement au branchement). Elles seront aussi accessibles via les applications habituelles comme Chargemap, Bump, TotalEnergies ou Octopus Electroverse, ce qui évite de jongler entre les abonnements.
Un réseau qui cible surtout les pros du bâtiment
Le choix des enseignes Kingfisher n'est pas anodin. Brico Dépôt et Castorama sont fréquentés par les particuliers, mais aussi et surtout par les professionnels du bâtiment qui passent leur journée à se déplacer entre chantiers et magasins. Pour eux, le maillage de proximité devient un vrai sujet : si la camionnette se recharge pendant les achats du matin, l'autonomie n'est plus un frein au quotidien.
DRIVECO existe depuis 2010 et revendique un réseau 100% exploité en propre sur ses 360 stations actuelles. L'opérateur a fourni plus de 62 millions de kWh depuis sa création, soit environ 360 millions de kilomètres parcourus en électrique (9 000 fois le tour de la Terre, c'est le communiqué qui le dit).
On en dit quoi ?
Le partenariat avec Kingfisher répond à un vrai besoin. Les pros du bâtiment passent en effet une partie de leur journée en magasin de bricolage, et ce temps d'arrêt, historiquement perdu pour la batterie, peut enfin servir à quelque chose. Pour les particuliers qui basculent à l'électrique, c'est aussi un argument de plus pour franchir le pas.
Par contre, 70 stations à l'échelle de la France, ça reste quand même modeste face à ce que déploient les gros comme Tesla, Fastned, TotalEnergies ou Allego. Il faudrait que ce genre d'initiative se multiplie à des centaines de sites pour que la recharge en magasin devienne un vrai réflexe. Et puis il faut être lucide : passer de 10 à 80% en 20 minutes sur une borne à 300 kW, ça veut dire que votre véhicule doit pouvoir encaisser ces puissances, ce qui n'est pas le cas de la moitié des électriques en circulation aujourd'hui. Mais en tous cas le chemin est tracé, et c'est extrêmement positif.
Reste la question du prix au kWh, que DRIVECO ne précise pas dans son communiqué. Parce que le nerf de la guerre sur la recharge rapide, c'est bien ça : faire le tour de la France en s'arrêtant sur une borne ultra-rapide à 0,70 euro le kWh, ça finit par coûter aussi cher qu'un plein d'essence. On espère donc des tarifs compétitifs !