La Classe C électrique accueille une deuxième motorisation, un peu moins puissante et un peu moins chère que la C 400 de lancement. Cette C 300 4Matic conserve les deux moteurs, la transmission intégrale et promet 682 km d'autonomie, pour 62 999 euros au lieu de 66 399 euros. Les versions réellement accessibles, à propulsion et batterie réduite, arriveront plus tard.
Mais qu'est-ce qu'on perd au juste ?
Depuis son lancement, la nouvelle berline électrique de Mercedes ne se commandait qu'en C 400 4Matic, une version haut de gamme de 489 ch facturée 66 399 euros. La C 300 4Matic qui la rejoint au catalogue reprend exactement la même recette, avec ses deux moteurs électriques et ses quatre roues motrices, mais se contente de 421 ch, soit quand même la puissance d'une AMG A 45 S. Le 0 à 100 km/h prend une demi-seconde de plus, autant dire que personne ne verra jamais la différence. Pour rogner le tarif, Mercedes a surtout retaillé la batterie, qui tombe de 94 à 85 kWh utiles, et c'est à peu près tout ce qui sépare les deux voitures.
Et l'autonomie dans tout ça ?
Avec 682 km annoncés sur le cycle WLTP, cette C 300 ne concède que 71 km à la version de lancement, ce qui la laisse tout en haut du marché des familiales électriques. Côté recharge, rien ne bouge. L'architecture 800 volts héritée du GLC électrique avale toujours jusqu'à 320 kW sur une borne rapide, de quoi passer de 10 à 80 % en 22 minutes, soit à peine le temps d'un café sur une aire d'autoroute. Le compartiment avant sous le capot et la suspension pneumatique sont eux aussi de la partie.
Le vrai prix d'appel, ce sera pour plus tard
Une berline à 63 000 euros qui joue la carte de l'accessibilité, il fallait oser. Mercedes assume, et promet dans le même temps des déclinaisons à propulsion avec un seul moteur et des batteries plus petites, celles qui feront réellement baisser la note. Aucun prix, aucune date pour le moment. Du coup, l'écart de 3 400 euros entre les deux versions actuelles laisse songeur, parce qu'à ce niveau de budget, on imagine que pas mal de clients iront directement chercher les 489 ch de la C 400.
On en dit quoi ?
Cette C 300 fait un peu penser à ce que Mercedes avait fait avec le GLC, lancé lui aussi par le haut de gamme avant de redescendre doucement. La manoeuvre est connue et elle fonctionne, les marges d'abord, le volume ensuite. En tous cas, difficile de bouder une familiale qui se recharge en 22 minutes et dépasse les 680 km, même au prix fort.