La néobanque issue de Lydia va mettre en place des frais d'inactivité pour les utilisateurs de l'offre gratuite qui n'effectuent aucune transaction pendant deux mois. Une mesure qui s'ajoute à la baisse du taux de rémunération du compte courant, passé de 2% à 1% depuis le 1er février.
Ce qui change concrètement
À partir du 12 mars 2026, les clients Sumeria avec un compte Basique (l'offre gratuite) devront payer 3 euros par mois s'ils n'effectuent aucune opération bancaire pendant deux mois calendaires. Les transactions qui comptent : paiement ou retrait par carte, prélèvement, virement, ou opération d'investissement. Bref, il faut utiliser son compte d'une manière ou d'une autre pour éviter la facture.
Cette mesure vient remplacer les anciens frais d'inactivité de carte qui existaient depuis octobre 2025. La différence ? Avant, il suffisait d'utiliser une carte virtuelle pour y échapper. Ce n'est plus le cas.
Comment éviter ces frais
Sumeria assure que les utilisateurs concernés recevront un message avant l'application des frais. Pour les éviter, trois options : faire une seule transaction bancaire (même minime), souscrire à un abonnement payant, ou tout simplement fermer son compte. La résiliation se fait directement depuis l'application, sans justification et sans pénalité.
Pour ceux qui utilisaient Sumeria uniquement pour les virements entre proches, l'entreprise conseille de basculer sur l'application Lydia classique et de résilier le contrat Sumeria. Les identifiants fonctionnent sur les deux apps.
Un contexte de resserrement tarifaire
Cette annonce arrive dans un contexte peu réjouissant pour les clients Sumeria. Depuis le 1er février 2026, le taux de rémunération du compte courant est passé de 2% à 1% brut, soit 0,686% net après flat tax. La néobanque justifie cette baisse par l'évolution des taux directeurs de la BCE, qui ont chuté de moitié entre 2024 et fin 2025. Maigre consolation : le plafond du solde rémunéré pour les offres Basique et Standard passe de 5 000 à 10 000 euros.
On en dit quoi ?
C'est quand même pénible pour les utilisateurs de l'offre gratuite. D'un côté, le rendement du compte est divisé par deux. De l'autre, ceux qui laissent dormir leur compte vont devoir payer pour ce privilège. On comprend la logique économique : avec plus de 6 millions d'utilisateurs Lydia, Sumeria doit composer avec une masse de comptes fantômes qui coûtent en infrastructure. Mais bon, difficile de ne pas remarquer que la générosité des débuts s'estompe à mesure que la néobanque cherche la rentabilité. Reste à savoir combien d'utilisateurs vont migrer vers la concurrence plutôt que de payer ou de se forcer à faire un virement tous les deux mois.