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Ce problème pourrait prolonger le séjour de Sophie Adenot dans l'ISS

Par Vincent Lautier - Publié le

Le retour sur Terre de Sophie Adenot vient de se compliquer. Une fuite a été repérée sur la capsule Crew Dragon qui doit décoller le 12 septembre pour rejoindre la Station spatiale internationale, et tant que cette relève n'est pas arrivée là-haut, l'astronaute française et son équipage n'ont pas le droit de rentrer. La NASA et SpaceX analysent le problème, sans avancer de nouvelle date pour le moment.

Ce problème pourrait prolonger le séjour de Sophie Adenot dans l'ISS


Un comburant qui s'échappe au mauvais endroit



Le souci a été découvert pendant les préparatifs de la mission Crew-13, celle qui doit monter relever l'équipage actuel. Les équipes ont détecté une fuite de comburant dans le système de propulsion de la capsule, autrement dit la substance qui permet au carburant de brûler dans l'espace, là où l'oxygène manque. Sur un vaisseau habité, ce genre de défaut ne pardonne pas la moindre approximation. Les équipes au sol mènent donc des tests approfondis et une analyse complète pour évaluer les réparations, et personne ne s'avancera sur un calendrier tant que le diagnostic n'est pas posé.

Ce problème pourrait prolonger le séjour de Sophie Adenot dans l'ISS


Pourquoi Sophie Adenot est coincée là-haut



Tout tient à la mécanique bien huilée des rotations. Sophie Adenot fait partie de l'équipage Crew-12, qui doit redescendre à bord de la capsule Freedom dans la deuxième quinzaine de septembre. Sauf que la règle est stricte, un équipage ne quitte pas la station avant que sa relève ne soit arrivée à bord. Si Crew-13 reste clouée au sol, Crew-12 attend, et le séjour de la Française s'allonge d'autant. Pour l'instant, on parle de jours, peut-être de semaines, tout dépendra de la gravité de la fuite.

Ce problème pourrait prolonger le séjour de Sophie Adenot dans l'ISS


Un contretemps plus fréquent qu'on ne le croit



Ces reports font partie de la vie de la station. Les rotations d'équipage glissent régulièrement de quelques jours pour de la météo, un souci technique ou un cargo à décaler, et les astronautes sont entraînés à ces prolongations. On reste très loin du scénario de Butch Wilmore et Suni Williams, ces deux astronautes américains partis pour huit jours et restés neuf mois à cause des déboires du Starliner de Boeing. La station dispose de réserves confortables, et Freedom reste amarrée en cas d'urgence réelle.

On en dit quoi ?



On ne va pas se plaindre d'une prudence pareille. Une fuite de comburant sur un vaisseau habité, ça se règle au sol, pas en croisant les doigts pendant le décollage, et la NASA a suffisamment payé pour apprendre cette leçon. Pour Sophie Adenot, quelques jours de plus en orbite ressemblent moins à une punition qu'à du rab de vue imprenable sur la Terre. On surveillera la nouvelle date de lancement de Crew-13, qui conditionne directement son retour.