Nintendo poursuit Genki pour avoir utilisé ses marques sans autorisation, dans des accessoires destinés à la Switch 2 Présentés dès janvier, avant l’annonce officielle de la console, ces produits auraient créé, selon Nintendo, une confusion chez les consommateurs. Un procès s’annonce, avec des conséquences potentiellement lourdes.
Nintendo poursuit Genki après un coup marketing trop agressif
Genki pensait sans doute frapper fort en dévoilant dès janvier des accessoires pour la Switch 2. Le hic : Nintendo n’avait encore rien officialisé à cette date. En effet, à l’occasion du CES 2025, Genki a présenté des maquettes imprimées en 3D, supposément basées sur les dimensions de la nouvelle console. S’en est suivie une communication massive sur la compatibilité de ses produits dès le lancement prévu le 5 juin. Nintendo a vu rouge et vient de déposer une plainte pour contrefaçon de marque, publicité mensongère et concurrence déloyale.
Mock-ups, logos et confusion
Nintendo accuse Genki d’avoir utilisé ses marques (« Nintendo Switch », « Joy-Con ») dans sa communication et sur ses supports de vente, laissant croire à une validation ou une collaboration officielle. Selon la plainte, ce flou pourrait nuire à la réputation de Nintendo si les accessoires tiers s’avéraient défectueux. L’entreprise ajoute que Genki a multiplié les messages contradictoires : évoquant tantôt un accès réel à la console, tantôt niant toute possession. Dans les deux cas, Nintendo y voit une stratégie trompeuse à l’égard des consommateurs.
Un « Genki Direct » à la veille du Nintendo Direct
Le point de rupture est survenu début avril. La veille de la présentation officielle de la Switch 2, Genki a diffusé son propre événement intitulé « Genki Direct ». Un clin d’œil jugé trop appuyé par Nintendo, d’autant que les visuels, produits et mentions de compatibilité y étaient omniprésents. L’un des accessoires portait même le nom de « Genki Glitch 2 », référence explicite à la nouvelle console. Pour Nintendo, cette communication visait à semer la confusion et à capter l’attention des fans à un moment stratégique.
Une plainte de plus
Le géant japonais demande donc au tribunal californien de forcer Genki à cesser la commercialisation des produits concernés, à détruire tout le matériel publicitaire contenant ses marques, et à lui verser des dommages et intérêts. Nintendo souhaite également interdire à Genki toute récidive. Une issue amiable reste possible, mais la firme semble décidée à faire un exemple. Pour rappel, elle a aussi récemment multiplié les actions en justice contre des hackers ou des streamers trop pressés.
Genki maintient sa ligne
Dans un communiqué publié sur X, Genki affirme prendre la plainte au sérieux tout en défendant son indépendance et la qualité de ses produits. L’entreprise poursuit la préparation de ses livraisons, sans commenter davantage sur le fond. En cas de condamnation, l’interdiction de vendre des accessoires Switch 2 porterait un coup dur à sa stratégie. L’affaire pourrait créer un précédent pour les accessoiristes tentés de devancer les constructeurs. À suivre donc !