Vous le savez, Sony arrête les disques pour ses nouveaux jeux PlayStation dès janvier 2028. Une partie de la communauté refuse d'encaisser ça sans broncher. Elle résilie son PlayStation Plus pour essayer de taper au portefeuille de la marque, et a lancé une pétition, qui a déjà dépassé les 110 000 signatures. La colère est réelle.
Le PS Plus dans le viseur
Sony a justifié sa décision d'un chiffre censé clore le débat : 78 % des ventes de jeux complets se font déjà en dématérialisé. Circulez. Une partie des joueurs a refusé de circuler, et elle a ciblé le seul endroit qui compte vraiment chez un constructeur, la caisse. Des milliers d'abonnés coupent donc en ce moment leur PlayStation Plus, ce service payant façon Game Pass qui donne le jeu en ligne et des titres chaque mois, et surtout une rente qui tombe tous les mois pour Sony.
Une pétition, et une ruée vers le jailbreak
En parallèle grimpe une pétition qui somme Sony de garder les disques après 2028, déjà au-delà des 110 000 signatures. Ce n'est pas qu'une affaire de nostalgiques : c'est toute la filière du physique qui se sent condamnée, des revendeurs aux collectionneurs. Il y a plus embêtant encore pour Tokyo. Les recherches Google autour du jailbreak de la PS5 ont bondi d'environ 20 %, pile au moment où une faille majeure découverte début 2026 permet de débrider la console et de faire sauter ses protections. Les joueurs privés de disques vont chercher leur liberté du côté du piratage pur et simple.
Un rapport de force très déséquilibré
Soyons clairs. Les jeux déjà achetés en boîte resteront jouables, c'est bien la fabrication de nouveaux disques qui s'arrête. Le hic, c'est ce que le tout-numérique retire au passage. Vous ne revendez plus votre jeu fini, vous ne le prêtez plus à un copain, et le jour où la boutique en ligne ferme, votre bibliothèque s'évapore. Sauf que voilà. 110 000 signatures et quelques milliers de résiliations, face à des dizaines de millions d'abonnés au PS Plus, ça ne pèse hélas pas grand chose. Et ce genre de boycott retombe souvent au bout de quelques semaines, une fois l'indignation digérée.
On en dit quoi ?
On trouve cette colère légitime, et le boycott se comprend. Couper le PS Plus, c'est parler la seule langue que Sony écoute vraiment, celle du chiffre d'affaires. Par contre, il faudrait que le mouvement tienne des mois et devienne énorme pour faire bouger une telle décision. Le vrai enseignement est ailleurs. Quand un constructeur retire aux joueurs la propriété de leurs jeux, une partie d'entre eux va la reprendre par la force. Sony gagnera probablement cette bataille, mais il vient d'offrir au piratage son meilleur argument depuis des années.