Rockstar a répondu cash à deux questions que tout le monde se posait. Non, on ne dépensera pas d'argent réel dans le mode solo de GTA 6, et non, l'IA générative n'a pas servi à fabriquer le jeu. La déclaration vient de Rob Nelson, co-directeur de Rockstar North, lors d'une visite presse à Édimbourg. Le jeu sort le 19 novembre sur PS5 et Xbox Series, à 79,99 euros.
Un solo qu'on paie une fois, et c'est tout
La promesse a de quoi rassurer. Vous achetez le jeu, vous y jouez, et aucune boutique ne viendra se glisser au détour d'un menu pour vous vendre quoi que ce soit. Dans un secteur où la monétisation permanente est devenue la norme, l'engagement mérite d'être salué. Il faut quand même y mettre un astérisque. GTA 6 arrive en deux éditions, la standard à 79,99 euros et l'Ultimate à 99,99 euros, cette dernière ajoutant du contenu en jeu. Ce n'est pas une boutique permanente, plutôt un bonus de précommande, mais ça reste vingt euros de plus pour du contenu supplémentaire.
Le silence assourdissant sur GTA Online
C'est là que le bât blesse. Rockstar n'a strictement rien dit sur le futur mode en ligne, et ce n'est probablement pas un hasard. Les Shark Cards, ces packs de monnaie virtuelle payés en argent réel, financent la série depuis plus de dix ans et représentent l'essentiel des marges du studio. Personne n'imagine sérieusement Rockstar renoncer à cette poule aux œufs d'or. La promesse vaut donc pour le solo, et uniquement pour lui.
Six cent mille animations faites à la main
Le second refus concerne l'IA générative, ces outils qui produisent images, textes ou décors automatiquement. Nelson ne parle pas des systèmes classiques qui gèrent depuis toujours le trafic ou les passants. Take-Two tient le même discours, son patron Strauss Zelnick expliquait en février que les mondes de Rockstar sont bâtis rue par rue. Les chiffres donnent le vertige. GTA 6 embarquerait plus de 600 000 animations, contre environ 55 000 dans GTA 5 et 300 000 dans Red Dead Redemption 2. L'attente est démesurée. Les précommandes ont bondi de plus de 400 % le jour de la diffusion de l'aperçu sur Netflix.
On en dit quoi ?
Un solo sans monétisation planquée, ça fait plaisir à lire. Le refus de l'IA générative aussi, alors que toute l'industrie court après le moindre gain de productivité. Il faut juste voir où la promesse s'arrête. Elle porte sur le mode solo, celui qui ne rapportait déjà rien après l'achat, et Rockstar n'a pas dit un mot sur GTA Online. C'est pourtant là que se joue l'argent, comme le rappellent les microtransactions devenues la norme ailleurs. On prend quand même. Des jeux avec 600 000 animations faites à la main, on n'en verra plus beaucoup.