À l’issue du AI Impact Summit 2026 qui s’est tenu à New Delhi, quatre-vingt six pays ainsi que deux organisations internationales ont adopté une déclaration commune appelant à renforcer la sécurité, la confiance et la fiabilité des systèmes d’intelligence artificielle. Cette déclaration, bien que non contraignante, reflète une volonté globale de promouvoir une IA qui maximise les bénéfices économiques et sociaux tout en réduisant les risques potentiels.
Une déclaration internationale sans engagements juridiques
La déclaration publiée samedi dernier à l’issue du sommet précise que promouvoir une IA sûre, digne de confiance et robuste est essentiel pour instaurer la confiance et maximiser les bénéfices sociaux et économiques. Elle a été signée par quatre-vingt six pays, dont les États-Unis (finalement), la Chine et plusieurs pays européens (dont la France), ainsi que par deux organisations internationales, sans pour autant imposer d’engagements juridiques contraignants.
Les signataires mettent l’accent sur des initiatives volontaires et non contraignantes, telles que la mutualisation des capacités de recherche en IA à l’échelle mondiale, afin de favoriser la collaboration internationale. D’après le document de la déclaration, le plein potentiel de l’IA ne peut être réalisé que si ses bénéfices sont partagés par l’ensemble de l’humanité.
Un cadre basé sur sept piliers d’action
Selon une version officielle de la déclaration publiée par le gouvernement indien, le texte s’articule autour de sept grands piliers d’action qui définissent des axes de coopération internationale : la démocratisation des ressources IA, une croissance économique et bien-être social, une IA sûre et digne de confiance, une IA pour la science, un accès pour l’autonomisation sociale, le développement des compétences humaines et des systèmes IA résilients, efficaces et innovants.
Ce cadre vise à encourager une démarche collaborative entre gouvernements, institutions et secteur privé pour faire de l’IA un moteur de progrès économique, de développement humain et de transformation sociale à l’échelle mondiale.
Une déclaration saluée malgré son caractère volontaire
La publication de la déclaration avait initialement été prévue vendredi, mais elle avait été repoussée pour atteindre un large nombre de signataires, comme l’a expliqué le ministre indien des Technologies de l’information.
Des personnalités internationales, telles que le chercheur en informatique Stuart Russell, ont salué l’initiative en soulignant que même des engagements non contraignants étaient importants pour instaurer une dynamique de confiance et de coopération autour de l’IA.
Toutefois, certains observateurs estiment que l’absence d’obligations explicites pourrait limiter l’impact réel de cette déclaration, d’autant que les technologies d’IA continuent de se développer à grande vitesse.
Qu'en penser ?
Le AI Impact Summit 2026, qui a réuni des milliers de participants, incluant des dirigeants politiques et des représentants du secteur technologique, est la première rencontre de ce type organisée dans un pays du Sud global. L’événement a permis de repositionner le débat mondial sur l’IA pour inclure davantage de perspectives du monde en développement, notamment sur l’accès aux technologies, l’éducation et les priorités économiques régionales.