Vous l'avez peut-être constaté, Facebook, Instagram, WhatsApp, Messenger et Threads se sont tous coupés en même temps dans la nuit du mardi 23 au mercredi 24 juin. Pages blanches, message "Sorry, something went wrong" et signalements qui explosent sur Downdetector : douze jours après la grosse coupure du 12 juin, l'empire de Mark Zuckerberg a de nouveau vacillé, absolument partout.
Une nuit sans réseaux sociaux
Avec Meta, quand un service est en rade, tous les autres suivent : Facebook, Instagram, WhatsApp, Messenger et désormais Threads partagent la même plomberie. Les utilisateurs français, européens et du reste du monde se sont retrouvés devant des sites qui ne chargeaient plus et des applications de réseaux sociaux qui refusaient de se rafraîchir. Sur Downdetector, la courbe des signalements a fait son habituel pic vertical en quelques minutes.
Un rétablissement poussif
La situation a commencé à se calmer plus tard dans la nuit, sans revenir à la normale d'un coup : l'application se rechargeait un bon moment pour mieux recracher le même message d'erreur deux écrans plus loin. Meta n'a livré aucune explication technique sur l'origine du couac, laissant ses serveurs se remettre d'aplomb pendant que des millions de comptes patientaient. Et c'est la deuxième fois en moins de deux semaines : le 12 juin, la même grappe de services s'était effondrée en plein après-midi, avec plus de 300 000 signalements rien que pour Facebook au pic de 15h40 et près d'une heure d'interruption avant un retour à la normale vers 16h20.
Meta trop fragile ?
Ces pannes à répétition sont inquiétantes, parce qu'elles montrent à chaque fois, notre dépendance totale à une poignée d'infrastructures ultra-centralisées. Quand WhatsApp lâche, ce ne sont pas seulement des stories qui s'arrêtent, c'est une bonne partie des messageries personnelles et professionnelles qui se figent, des entreprises qui ne peuvent plus joindre leurs clients et des pays entiers où l'application sert de réseau téléphonique de fait. On ignore toujours la cause exacte, mais l'histoire récente de Meta penche plutôt vers une mise à jour de configuration réseau mal négociée que vers une cyberattaque, ce qui ne change pas grand chose au fond du problème.
On en dit quoi ?
Deux pannes mondiales en douze jours, ça commence à faire beaucoup pour un groupe qui se présente comme l'épine dorsale sociale de la planète Internet. Et plus le silence quasi total du groupe sur ce genre de problème n'aide pas, là où un simple message clair sur l'origine du problème suffirait à calmer tout le monde.