Le réseau d'Elon Musk a annoncé un coup de balai sur les comptes qui republient les vidéos et photos d'autres utilisateurs pour gratter de la monétisation. La sanction peut aller jusqu'à -90 % de revenus pour le voleur, et toutes les impressions sont reversées au créateur original. Une annonce qui tombe bien pour les photographes, souvent les premiers à se faire dépouiller.
L'annonce et les sanctions
L'info vient de Nikita Bier, responsable produit de X, qui l'a publiée sur la plateforme. Le message est clair : sur le dernier mois, X a repéré plusieurs gros comptes qui republient automatiquement le contenu de petits créateurs pour toucher des revenus de partage publicitaire. La parade se fait en deux temps. D'abord, ces comptes voient leurs gains réduits, jusqu'à -90 % dans les cas les plus flagrants. Ensuite, les vues générées par le repost sont attribuées au compte d'origine. Les comptes qui ajoutent un vrai commentaire gardent une petite part, mais le plus gros revient à l'auteur initial.
Des exemples qui calment
Le cas le plus parlant est celui de Mario Nawfal, un compte de 3,5 millions d'abonnés bien connu sur X, dont les revenus ont été coupés de 90 % pour avoir repompé une vidéo d'ABC News sans ajouter aucun crédit. Côté photo, l'astrophotographe Paul M. Smith avait alerté dès décembre 2025 sur le pillage de sa vidéo des Géminides par les comptes Curiosity et Massimo, deux gros repompeurs bien connus eux aussi. Ce genre d'affaires était devenu la routine, avec parfois des dizaines de milliers d'euros de revenus détournés vers les voleurs en toute décontraction.
Une bonne intention
Pour les photographes et les vidéastes, c'est franchement une bonne nouvelle (et il était temps). Le pillage existait déjà du temps de Twitter, mais s'est franchement aggravé depuis le lancement de la monétisation par Elon Musk en 2023. Sauf que voilà, ces mesures ne sont pas magiques. Le système repose sur de la détection automatique de contenus dupliqués, et les voleurs vont sûrement adapter leurs méthodes : vidéos recompressées, petites retouches, watermarks effacés. À vérifier en pratique, surtout pour les photos qui sont étrangement plus dures à reconnaître qu'une vidéo virale, une fois modifiées.
On en dit quoi ?
C'est rare de voir X aller dans le bon sens, alors on prend. La mécanique est même plutôt bonne, parce qu'elle ne se contente pas de punir le voleur, elle récompense la victime. Je suis quand même un peu sceptique sur la suite, parce que les comptes sanctionnés ces dernières semaines sont surtout des gros poissons qui font du bruit. Les pillages plus discrets, sur les comptes photo à 10 000 abonnés, ça sera probablement une autre histoire.