Sam Altman, PDG d'OpenAI, tente d'annuler sa réservation de Tesla Roadster datant de 2018. Après plus de 7 ans d'attente, il demande un remboursement de son acompte, mais l'email de Tesla dédié aux réservations n'existe plus. Une mésaventure qu'il partage publiquement sur X.
Le Roadster, l'Arlésienne à 200 000 $ de Tesla
Il faut remonter à 2017 pour se souvenir de la présentation du Tesla Roadster. Elon Musk promettait alors la voiture de série la plus rapide jamais fabriquée, avec des specs invraisemblables incluant des propulseurs à gaz froid. La production était annoncée pour 2020. Fin 2025, la voiture est devenue une blague récurrente. Musk repousse l'échéance chaque année, expliquant récemment que le Roadster est la cerise sur le gâteau et que d'autres projets sont prioritaires. Pendant ce temps, des clients ont versé des acomptes allant de 50 000 a 250 000 dollars pour réserver la leur.
Un conte en trois actes
Sam Altman, PDG d'OpenAI et désormais rival notoire d'Elon Musk, fait partie de ces clients. Ce 31 octobre, il a publié sur X ce qu'il appelle un conte en trois actes. Il partage d'abord la confirmation de sa réservation de juillet 2018, puis son email demandant l'annulation et un remboursement de 50 000 dollars. L'acte final est la réponse automatique : l'adresse email reservations@tesla.com n'existe plus. J'avais vraiment hâte d'avoir cette voiture ! [...] Mais 7,5 ans, ça commence à faire long, a-t-il ajouté.
Un parcours du combattant pour les remboursements
Le cas d'Altman n'est pas le seul. Obtenir un remboursement pour ce véhicule fantôme relève du parcours du combattant. Le youtubeur tech Marques Brownlee a récemment partagé une expérience similaire. Après avoir réservé deux Roadsters en 2017, il a décidé d'en annuler un. Il n'y avait aucun bouton d'annulation en ligne. Il a dû passer plusieurs jours à laisser des messages vocaux avant de joindre quelqu'un. Finalement, Tesla lui a renvoyé un chèque de 45 000 dollars, conservant au passage le dépôt initial de 5 000 dollars.
On en dit quoi ?
Au-delà de la petite pique publique entre deux des patrons les plus en vue de la Silicon Valley, l'affaire est assez révélatrice. Elle montre la légèreté de Tesla face à la situation de ses clients, qu'ils soient anonymes ou PDG d'OpenAI. Pendant près de huit ans, l'entreprise a profité de ces acomptes comme d'un prêt à taux zéro. Le minimum serait d'offrir une procédure de remboursement claire. Le fait que l'adresse email de contact soit tout simplement supprimée, sans redirection, est la preuve d'une gestion de la relation client inexistante. Le timing est d'autant plus ironique que Musk prétend que la voiture avance enfin, mais bon, la patience a peut-être quelques limites.