Mais qu'en est-il au quotidien ? Est-il agréable à conduire ? La charge rapide est-elle au rendez-vous ? Quid de la propulsion dans la neige ? Après plus de 2000 km à son volant, il est l'heure du verdict !
Des étoiles dans les optiques
Assez critiqué à son lancement, notamment pour sa calandre jugée un peu peu fade et la surabondance d'étoiles, les réactions in situ lors de notre essai étaient au contraire, globalement très positives.
Il faut dire que cette couleur rouge, le coloris de lancement, permet de mettre en valeur tous les éléments de stylé laqués et la bonne nouvelle, c'est que l'option n'est pas très chère à l'achat.
De nuit, les 142 étoiles illuminées de la calandre font leur petit effet, tout comme les bandeaux de LED situés à l'arrière. Lorsqu'on charge la voiture, c'est une petite chorégraphie lumineuse qui opère, tel un spectacle de drones.
Ce nouveau CLA reprend en fait le look en goutte d'eau que l'on avait déjà observé sur l'EQE/EQS, offrant un Cx de 0,21, meilleur que celui d'une Model 3 de dernière génération (0,22), ce chiffre permettant mécaniquement de faire baisser les consommation, et donc, d'augmenter l'autonomie générale à haute vitesse.
Les jantes ont aussi un impact sur la conso, et malgré nos modèles AMG de 18" et les pneus hiver, vous avez pu le voir dans notre road-trip que la voiture se montrait très efficiente. Alors que les 19" offrent un look plus sportif, et que les 17" seront les reines de l'autonomie et du confort, je trouve que la monte 18" est finalement la plus équilibrée, alors qu'elles ne font perdre que 30 à 40km d'autonomie WLTP, soit à peine 20/25 sur autoroute.
Des dimensions de Model 3
Lorsqu'on regarde les chiffres du CLA, on s'étonne de leur proximité avec la Tesla Model 3 !
Avec une longueur de 4,72m, une largeur de 1,85/2,021m (avec/sans rétroviseurs) et 1,46 de haut (1,44m pour la Tesla), on se demande presque si Mercedes n'a pas fait exprès... En réalité, il y a fort à parier que ce soit la soufflerie qui ait dicté les dimensions parfaites pour maximiser l'autonomie.
Seul le poids trahit l'allemande, avec 2045 kg (2135 en 4Matic), soit 150 à 250Kg de plus qu'une Model 3. La garde au sol est aussi plus faible, officiellement de 10cm, mais ce chiffre nous a étonné car très loin de ce que l'on a mesuré (plutôt 14/15cm, comme chez Tesla). Pour autant, cela reste un handicap sur la neige ou avec les dos d'ânes, où les SUV sont nettement plus à leur aise.
Enfin, le rayon de braquage est à peine meilleur que la Model 3, avec 11,2m (contre 11,8m chez Tesla) : en l'absence de roues arrières directrices, et vu la longueur de la voiture, on fait vite beaucoup de manoeuvre en ville, notamment pour se garer.
Aussi techno que Tesla ?
Avec ses nombreuses caméras et radars pour la conduite semi-autonome, et sa palette d'équipements optionnels, Mercedes poursuit dans sa longe tradition de constructeur techno.
A l'avant, on retrouve notamment des capteurs de parking, un système de double-caméras au niveau du rétroviseur et un radar placé dans le logo, très discret. Les feux sont évidemment matrix LED (multi-beam) et très efficaces.
Malgré l'immense frunk de 100L (88L sur la Model 3), la pompe à chaleur est de série, ce qui est idéal pour moins consommer sur long trajet.
En revanche, pas de vraie clef sur smartphone, ni de carte-clef, et encore moins de mode sentinelle, si pratique pour retrouver d'éventuels responsables d'accidents ou des tentatives d'effraction, surtout sur un véhicule premium.
On se rattrapera avec des poignées rétractables électriquement (désormais interdites en Chine) ou encore de petites attentions, comme la projection d'étoiles au sol, le soir venu.
Un coffre... de CLA
Malgré les dimensions assez voisines avec la Model 3, le coffre s'avère un peu décevant pour la catégorie, surtout avec une plateforme 100% électrique.
En effet, le volume atteint péniblement 405L contre 594 chez Tesla, avec un sous-coffre occupé par le caisson de basses, une absence de hayon et une hauteur très limitée. Sur un tel modèle, on ne s'étonne pas de l'absence d'essuie-glaces, mais on regrette que le bord inférieur de la malle ne soit pas recouverte de métal, des éléments qu'on retrouve habituellement sur le premium Mercedes.
On se consolera avec une capacité de remorquage de 1500 kg (charge freinée), ce qui peut être pratique pour une petite remorque/caravane, ou tout simplement pour transporter les vélos.
Propulsion ou 4Matic ?
Pour le lancement, 3 moteurs sont proposés, à savoir :
• Deux propulsions de 224 et 272 chevaux • Une version 4Matic de 354 chevaux • Une couple de 335, 335 et 515 NM • 0 à 100 en 7,5 6,7 et 4,9s • vMax 210 Km/h
Notre version intermédiaire (272ch) est celle qui offre le meilleur ratio puissance/autonomie, car l'entrée de gamme n'embarque pas le gros pack de batterie.
La puissance est ici largement dimensionnée pour la voiture, avec de bonnes reprises, offrant une réelle sécurité pour dépasser et être à l'aise sur les petites routes de montagne. En revanche, malgré la fermeté des sièges et le look assez profilé, ne vous attendez pas à une vraie sportive, rivée au sol comme une Model 3. La direction reste agréable, mais pas aussi précise que chez Tesla, Audi ou BMW, ce qui offre un peu moins de plaisir dans les courbes que ses concurrentes.
Sur le 0 à 100, on s'étonne même des a-coups liés à la boite à double rapport, destinée à économiser du courant à haute vitesse. On perd ainsi la progressivité des autres modèles 100% électrique, d'autant que les chiffres sur l'exercice n'ont rien de bien sportif, et sont très en dessous de berlines vendues pourtant bien moins chères.
C'est en fait sur autoroute que le CLA est réellement dans son élément : l'insonorisation est très bonne, la suspensions suffisamment douce, la voiture est prête à avaler des centaines de kilomètres dans le plus grand confort... Dommage en revanche, que la sellerie ne soit pas au niveau ! Les sièges sont très fermes et le maintien latéral est même trop prononcé pour pouvoir sortir son coude sur la console centrale. On se rattrape avec le réglage de la profondeur de l'appuie-tête qui est très appréciable et plutôt rare !
Dans l'ensemble, ce CLA reste agréable à conduire, mais elle ne procure pas tellement d'émotion outre mesure, contrairement à une BMW i4 ou une Tesla Model 3, plus typée sportive. En revanche, elle comblera ceux qui cherchent avant tout une berline plus sage et sans doute moins clivante en matière de conduite et de confort.
Pour finir, on signalera que Mercedes propose plusieurs ambiances sonores, via des haut-parleurs situés en dehors et dans le véhicule. Les sons proposés restent toutefois assez discutables, tantôt futuristes, tantôt un peu étranges, et pas vraiment au niveau du travail de Hans Zimmer chez BMW. Si vous aimez les V8 et les V12, passez votre chemin.
Conduite autonome convenable
Précurseur en matière de conduite 100% autonome, Mercedes semble faire un peu du surplace ces dernières années.
Attention, la berline propose ici un excellent système, avec volant capacitif, maintien dans les voies, et même un changement de voie automatique. Le système offre même une très bonne efficacité quelque soit la météo, il adapte la vitesse en fonction des panneaux, mais tout ceci était déjà présent sur l'EQS sorti il y a quelques années.
On attendrait de Mercedes un système comparable au FSD de Tesla ou a minima, de la réalité augmentée dans le HUD... Par ailleurs, face à BMW, le système nous a paru un peu moins fiable, avec notamment quelques freinages fantômes comme chez Tesla, même si, soyons clairs, Mercedes reste dans notre top 3-4 en matière de conduite semi-autonome.
Autonomie : bluffante !
La nouvelle Mercedes CLA affiche une autonomie record de 792 km WLTP pour une batterie de seulement 85 kWh, un chiffre que même Tesla n'atteint pas (750 km pour la Model 3 Propulsion Grande Autonomie). Mais qu'en est-it en pratique ?
C'est une publicité officielle de Mercedes affichées dans les rues de Lausanne qui nous a donné l'idée : un Lausanne-Toulouse (790 km environ) sans charger, est-ce vraiment possible ? Le promesse est-elle trop belle ? La réponse... dans cette vidéo !
Lausanne-Toulouse sans charger (et sans *)
On sait tous que les autonomies WLTP ne correspondent pas vraiment à la réalité, surtout sur voie rapide : un véhicule électrique affichant plus de 700Km d'autonomie peine souvent à dépasser les 450Km sur autoroute.
Il fallait donc oser publier une telle affiche : 793 km sans arrêt entre Lausanne et Toulouse, en voilà une (trop) belle promesse. Rien que le planificateur intégré prévoit déjà un arrêt à mi-parcours, autour d'Avignon :
Bizarrement, il n'y a même pas de petites lignes sur l'affiche : le marketing semble réellement croire que la voiture pourrait consommer quasiment 10 kWh/100Km à 120/130Km/h ? Si la publicité est plutôt libre en Suisse, on s'étonne qu'aucun spécialiste ou même un client n'ait retoqué une telle accroche.
Une consommation "à la Tesla"
La première partie du trajet commence plutôt bien : une consommation ultra raisonnable, autour de 14-15 kWh/100Km alors que l'on est en hiver (~8 degrés), avec des pneus neige et les jantes AMG de 18".
Mais avec ses routes à 120 km/h, voire plutôt 100 et même 80 près de la frontière, la Suisse offre des vitesses moyennes plutôt de 80-100Km/h que de 110-130 comme en France. La seconde partie du trajet voit logiquement la consommation augmenter, avec 16-17 kWh/100Km. Mais là encore, avec la nuit qui tombe rapidement et le froid qui persiste malgré le cap vers le sud (autour de 12 degrés), cela reste une excellente performance.
Nous arrivons donc juste avant Nîmes avec 12% de batterie, après 433 km sans charger ! En pratique, nous aurions encore pu parcourir environ 30/40 kilomètres d'autoroute, de quoi rallier la station suivante en cas de problème.
Recharge rapide... à une condition
La Mercedes CLA a un défaut : elle ne charge (pour l'instant) qu'en 800V, une tension qui n'est pas gérée par toutes les bornes.
Impossible par exemple d'utiliser les SuperChargers Tesla, ni les réseau GoFast en Suisse, qui sont majoritairement en 400V. Ionity, Fastned, pas de problème, c'est plus compliqué chez Total, qui n'a mis des bornes Alpitronics que très récemment sur ses stations -si c'est une Alpi, vous avez de grandes chances de pouvoir charer.
Pire que cela, le planificateur ne semble pas toujours avoir l'info ! Par exemple, chez Electra, où nous avons pu charger, coup de chance, nous étions en 800V. Pour autant, il fallait bien choisir sa borne (400KW) et nous n'avons pourtant pas obtenu les 320 KW promis par Mercedes. Du coup, le 10-80% a pris plus de 24mn contre 22 minutes annoncée. C'est seulement 6 minutes de moins qu'une Tesla Model 3 en 400V.
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Combien de charges jusqu'à Toulouse ?
La seconde partie du trajet est plus courte, 307 km, mais nous n'avons chargé qu'à 80% à la borne, donc pas sûr d'arriver au bout.
Le planificateur est plutôt confiant, avec une arrivée à 15% dans la ville rose, ouf ! En revanche, il faudra trouver une borne rapide sur place pour charger, mais ça ne devrait pas être un problème en 2026.
On arrivera donc à 16%, soit pratiquement le chiffre du planificateur, pas mal ! Entre 16 et 80%, on peut donc parcourir 300Km de pure autoroute, ce qui reste un record pour une berline avec une batterie de capacité raisonnable.
Un intérieur vraiment premium ?
Mercedes proposait jusque là les plus beaux intérieurs du premium allemand, même si dernièrement, beaucoup critiquent le trop-plein de LED, façon boite de nuit et quelques plastiques durs, difficilement admissibles à ce niveau de prix.
De ce point de vue, le CLA se montre plus sobre, et nettement plus sombre, avec beaucoup de plastiques noirs, pas toujours moussés d'ailleurs ! Les assemblages restent de qualité, et il y a heureusement très peu de laquage, l'aluminium étant omniprésent sur la console centrale et les portières, idéal pour éviter les traces de doigts.
J'aime beaucoup le look des sièges, et surtout, ces belles ceintures rouges issues du pack AMG de notre modèle. Les fans de Mercedes devraient apprécier ce juste retour à plus de modération dans les éclairages, avec un design peut-être plus classique, finalement.
A l'inverse, certaines fautes de goût étonnent, comme cette énorme bordure autour des écrans ou encore l'absence d'écran arrière, ce qui aurait été la moindre des choses, au moins pour la climatisation. L'emplacement des ports USB fait penser à une Classe A sans option...
D'ailleurs, les passagers de la seconde rangée devront avoir une taille plutôt modeste, car la garde au toit est bien plus faible que dans une Tesla. Le siège central est quasiment inutilisable et les dossiers des sièges adjacents masquent totalement la lumière et la visibilité à l'avant -heureusement que l'on a un large toit panoramique pour compenser.
A l'avant, la console centrale est plutôt bien faite, avec un chargeur sans-fil (un seul), un double porte-gobelet, et un grand espace en dessous pour ranger un sac à main. A choisir, j'aurais aimé un second emplacement Qi pour le passager, et aussi un espace plus vaste dans l'accoudoir, car les rangements fermés sont assez chiches.
Enfin, si les boutons sont légion côté conducteur, ils sont plutôt chiches pour le passager, qui devra passer par l'écran pour changer de piste par exemple. Des raccourcis physiques sont d'ailleurs présents au dessus de la console, pour les feux de détresse, le son, les caméras ou encore le mode de conduite.
On aurait aussi aimé des poignées de maintien au dessus des portières, mais vu la hauteur sous pavillon, ce n'était pas forcément facile à caser sans empiéter sur l'espace disponible. D'ailleurs, on retrouve ces problème de place au niveau des portières : comme chez Volkswagen, il n'y a que 2 boutons pour les vitres et il faudra passer par un bouton tactile pour que ces derniers commandent les vitres arrière -de quoi s'emmêler les pinceaux au quotidien.
Un iPad et Face ID dans le CLA
Avec le CLA, Mercedes inaugure un tout nouvel OS, basé sur Android Automotive, mais sans les services de Google.
En apparence, il ressemblerait à s'y tromper à iPadOS, avec ses grosses icônes colorées, et son style très épuré. Mais Mercedes a-t-elle vraiment rattrapé Tesla ? Quid des applications disponibles ? Réponse... en vidéo !
Enfin Android Automotive !
Le passage d'un OS maison à Android Automotive est une petite révolution chez les allemands : comme pour BMW, Mercedes a choisi de reprendre le système de Google, mais uniquement la partie OpenSource -il n'y a pas Google Maps ni le PlayStore.
Cela permet d'offrir une expérience plus fluide, plus fiable mais surtout, de bénéficier des apps Android... du moins en partie. En effet, Mercedes n'offre pour le moment que le strict minimum, on retrouve quelques apps comme YouTube, le navigateur Vivaldi, Audible, Twitch, Spotify, Zoom, quelques jeux... et c'est à peu près tout.
Pas de Netflix, de PrimeVideo, il y a bien TikTok mais pas d'Apple Music... uniquement Disney+ pour l'instant. Cela dit, on peut espérer que le store s'enrichisse ces prochains mois, mais ne vous attendez pas à une déferlante, croyez-en mon expérience avec les autres constructeurs.
L'interface rappelle vraiment iOS/iPadOS avec ses icônes colorées et arrondies, avec la possibilité de créer des dossiers, comme sur iPad. On a envie de toucher et de cliquer un peu partout, comme sur une tablette.
Un Dock est fixé sur la partie basse, avec la climatisation, les sièges chauffants, et quelques icônes, dont une partie reste fixe (réglages de la voiture écran principal) et une autre dynamique, avec les 3 dernières apps utilisées. Si la clim est affichée en permanence, même avec CarPlay, il faudra toutefois entrer dans un sous-menus pour régler finalement les flux, le dégivrage (il y a quand-même un raccourci pour le désembuage) etc. Heureusement, les aérateurs restent manipulables à la main pour couper rapidement un flux d'air ou l'orienter différemment.
Un GPS maison... et CarPlay
Le GPS de Mercedes a toujours été satisfaisant, mais pas réellement transcendant face à Waze, Google Maps etc. Manque de chance, le constructeur a choisi de continuer avec son app-maison, qui peine parfois à proposer les meilleurs itinéraires.
D'ailleurs, on a été assez surpris de voir que le planificateur, plutôt efficace au demeurant, proposait des bornes en 400V alors que la voiture exige du 800V pour se charger -une option sera proposée cette année pour charger aussi en 400V. Par exemple, on peut choisir le niveau de charge à destination et aux bornes, mais aussi filtrer par opérateur -mais c'était déjà le cas avant.
Reste qu'à l'usage, il est assez simple à utiliser : il affiche bien les bornes, le pourcentage à l'arrivée, on peut rapidement annuler un trajet... Il met parfois du temps à recalculer un itinaraire quand l'autonomie évolue, et j'ai parfois dû relancer le calcul manuellement pour qu'il me pronostique la bonne borne.
Enfin, il est possible d'utiliser CarPlay sans-fil en complément : par exemple, vous mettez Waze au centre et le GPS Mercedes sur l'écran d'instrumentation, ce qui permet de conserver le planificateur et d'avoir aussi les radars, une bonne chose, que l'on n'a pas encore chez Tesla par exemple.
Comprendre la charge rapide
Avec une plateforme 800V et une recharge rapide en une vingtaine de minutes, ce nouveau CLA impose de nouvelles habitudes pour se charger.
Le menu de charge propose évidemment les fonctions habituelles, comme la programmation de charge aux heures creuses ou encore la limitation de la puissance sur courant alternatif, mais surtout, il est possible de connaitre la puissance de charge maximale.
Si vous êtes à 20% de batterie, mais que cette dernière est froide, autant rouler un peu et lancer le préconditionnement pour atteindre une puissance convenable, plutôt que d'aller sur la borne à froid et attendre pour rien : Mercedes vous donnera la puissance maximale instantanée qu'il est possible d'atteindre.
Des réglages faciles à comprendre
Mercedes est allé à bonne école pour les réglages de la voiture, même si l'ancien système était déjà un modèle du genre, loin de BMW et de ses nombreux sous-menus.
Je ne vais pas vous détailler chaque écran ici, car je l'ai déjà fait la vidéo, mais il faut surtout retenir que pour chaque grande catégorie (son, téléphone, caméra, navigation, profils de conduite, ADAS, éclairage, système...), il y a un menu dédié.
Les possibilités de personnalisation, que ce soit pour les petites LED de l'intérieur, les aides à la conduite comme de la façon de déverrouiller le véhicule sont assez conséquentes, ce qui oblige à se plonger dans ces paramètres pendant une petite dizaine de minutes lorsqu'on configure son compte.
Il ne faut pas hésiter à tout regarder, car certaines fonctions peuvent parfois être vraiment pénibles à l'usage : par exemple, l'affichage en réalité augmentée lors de la navigation à tendance à masquer la carte, du coup, je l'ai désactivée. A l'inverse, j'ai activé toutes les sécurité pour la conduite (maintien de voie, freinage d'urgence...) car je trouve que Mercedes propose des fonctions vraiment pratique, comme le freinage automatique si les capteurs de parking détectent un obstacle.
A noter qu'un menu de raccourcis permet d'accéder rapidement à certaines fonctions, comme l'activation du HUD, de l'ESP, de l'alerte de survitesse, ou encore du maintient de lignes.
Bref, à chacun de se faire sa petite cuisine, car les réglages sont malgré tout assez nombreux.
Une caméra intérieure et "Face ID" !
Si l'on est loin des écrans bord-à-bord de certains constructeurs, c'est aussi car Mercedes inaugure une énorme caméra sur la partie supérieure.
L'idée principale, c'est de l'utiliser pour la reconnaissance faciale, type Face ID, pour identifier le conducteur. Cela évite de rentrer un code à chaque démarrage ou de devoir utiliser les empreintes digitales, comme précédemment.
Cette caméra est de bonne qualité, on peut donc aussi l'utiliser pour de la vidéo et des photos, mais aussi pour de la visio-conférence ! Je n'ai pas eu le temps de faire de longues réunions zoom durant mon essai, mais la qualité était au rendez-vous.
Une instrumentation géante
Avec sa dalle de 10", l'instrumentation est fidèle à la tradition Mercedes, avec un grand écran personnalisable sous le volant.
On peut afficher au choix, la carte et le planificateur, la modèlisation 3D de la conduite semi-autonome ou une vue compteur, avec les consommation par exemple.
D'ailleurs, la vue 3D est assez impressionnante, similaire à ce qu'on trouve chez Tesla, avec la modélisation des voitures, camions, motos, piétons... de pratiquement tout l'environnement.
Si l'on retrouve toutes les infos classiques (vitesse, lecture de panneaux, vitesses etc.), Mercedes renseigne aussi l'estimation de l'autonomie maximale (le WLTP, en gros) et l'autonomie instantanée, si l'on conserve la conduite actuelle, avec la consommation des derniers kilomètres.
Afficheur tête haute basique
Bizarrement, l'afficheur tête haute est correct, mais pas vraiment exceptionnel.
Alors qu'on s'attendait à un HUD géant façon BMW ou bardé de réalité augmentée façon Audi/Volkswagen, rien de tout cela ici ! On peut certes afficher la carte, la vitesse, le régulateur et la lecture de panneaux... mais c'est à peu près tout.
Avec une instrumentation sous le volant très complète, Mercedes a sans doute voulu éviter de se disperser ou d'afficher trop d'infos au conducteur -l'intention est louable- mais en ce qui me concerne, je préfère souvent un bon HUD qu'un grand écran sous le volant.
Une application très complète, mais....
L'application mobile de Mercedes a toujours été parmi les plus complètes du marché, avec BMW, Tesla et XPeng pour ne citer qu'eux.
On peut en effet accéder à de nombreux paramètres du véhicule, que ce soit pour la charge, la pression des pneus, l'ouverture du véhicule, l'état des ouvrants, la puissance de charge etc. On peut programmer un trajet ou encore voir les consommations, comme avant.
Il y a même quelques petites fonctions inédites comme les Live Activities : quand vous chargez, les infos de batterie/recharge s'affichent directement sur l'écran verrouillé de l'iPhone, sans devoir entrer dans l'application.
En revanche, quelle déception de ne pas avoir CarKey ! La clef numérique est totalement absente de la voiture, alors qu'elle est pourtant proposée sur quelques rares véhicules Mercedes, comme la Classe S ! Difficile de savoir ce qui coince réellement chez le constructeur... mais devoir utiliser une clef physique en 2026 donne le sentiment que la cible est plutôt âgée, alors que le CLA se destine quand-même aux personnes un peu avant-gardistes, adeptes des dernières technologies.
Il aurait aussi été souhaitable d'avoir un vrai mode sentinelle pour observer les abords du véhicule ou encore pouvoir fermer les vitres à distance ou démarrer la voiture depuis l'app... En fait, l'app n'a pas tant évolué ces dernières année, et la concurrence chinoise (comme XPeng, on l'a vu sur l'essai du XPeng G6), elle, avance bien plus rapidement.
Bilan : bien mais peut mieux faire !
Avec un Android Automotive moderne, de nombreuses apps, une interface revue, fluide et sans bug, Mercedes fait un véritable bond en avant par rapport à son ancien système... sans réellement révolutionner le segment.
A l'usage, cet OS est très plaisant, facile à comprendre et plutôt bien dessiné. On peut aussi enfin regarder des vidéos, écouter de la musique en streaming nativement sans devoir passer par CarPlay, ou même jouer à des jeux pendant la charge...
A l'inverse, l'absence de services Google, notamment pour le GPS, est un peu regrettable. Pas de clé numérique, très peu d'applications du Play Store validées, un affichage tête haute minimaliste et une app qui n'a pas tant évolué... J'en attendais un peu plus d'un constructeur au tarif très premium.
Cela étant, Mercedes a mis en place toutes les bases pour faire évoluer son OS, en espérant que les mises à jour soient cette fois régulières et apportent de réelles nouveautés, comme le fait Tesla sur des véhicules âgés parfois de plus de 10 ans.
Parking et caméras 360
Le CLA embarque un nouveau système de parking automatique, qui se déclenche tout seul à petite vitesse.
Comme chez Tesla, il repère seul les places disponibles et s'y gare en quelques minutes, sans que vous ayez à toucher au volant ou au frein. Seule limitation, il semble (durant nos tests) que la voiture ne voit que les places bien délimitées, là où l'IA serait capable d'être moins exigeante.
La voiture embarque également une caméra 360°, bien utile pour se garer dans les places exiguës. Là où une Model 3 ne propose même plus de capteur de parking, ni de vue de dessus, le CLA est bien plus pratique à manoeuvrer, bien qu'on aurait pu espérer un meilleur rayon de braquage, au moins sur la version propulsion.
En ville, la one-pédale permet de se passer du frein la plupart du temps et de récupérer beaucoup d'énergie. La consommation est d'ailleurs assez faible, autour de 12 kWh/100Km, et encore, nous étions en hiver !
Seul vrai bémol, la voiture génère beaucoup de freinages fantômes, sans raison apparente. Il semble que nous ne soyons pas les seuls à avoir eu ce genre de soucis parmi les journalistes ayant essayé la voiture.
Bilan : la meilleure berline électrique de 2026 ?
Avec ce nouveau CLA, Mercedes semble enfin avoir rattrapé Tesla, sans forcément faire exploser les prix.
Vendu environ 48 000€ / 56 000 CHF pour la version de base et plutôt 55 000€ / 62 000 CHF pour le modèle avec la batterie de 85 kWh, c'est un tarif plutôt raisonnable pour une Mercedes moderne. A noter que l'on peut obtenir des tarifs en leasing vraiment intéressant notamment en faisant une demande de devis à nos partenaires en suivant ce lien.
Les plus taquins pourront toutefois rétorquer qu'à taille de batterie équivalente, Tesla fait légèrement mieux, y compris sur le plan des performance moteur, d'autant que l'américain est largement monté en gamme, en matière d'assemblage et de finitions. La Model 3 propose aussi plus d'espace à bord et de coffre, pour un encombrement équivalent.
Mais ce nouveau CLA adopte aussi un design exclusif, un intérieur plus premium, et surtout, de la charge ultra-rapide en 800V, indisponible chez Tesla. C'est aussi l'une des premières berlines premium compactes à offrir autant d'autonomie sur le segment.
Maintenant, je ne peux m'empêcher de regretter l'absence de clef numérique, d'écran à l'arrière pour les enfants, alors que la berline est nettement plus chère que chez Tesla. Pour le tarif, on aurait aussi aimé un mode sentinelle et la possibilité de charger sur des bornes 400V sans supplément tarifaire.
A l'arrivée, ce nouveau CLA propose cependant tout ce qu'on est en droit d'attendre d'une voiture électrique : large frunk, one-pédale, des moteurs puissants, et un look vraiment réussi. L'autonomie est incroyable et la consommation vraiment maîtrisée. Si vous aimez Mercedes, allez l'essayer, vous ne serez pas déçus !
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C'est la révolution chez Mercedes ! Nouvel OS, plateforme 800V, un frunk, et une autonomie de près de 800Km, ce nouveau CLA offre tout ce qu'on peut attendre d'une berline électrique, y compris la one-pédale, des moteurs puissants et une belle connectivité. Dommage que le coffre soit un peu juste, que la charge à 400V soit en option et que la voiture ne propose pas de fonctions comme la clef sur smartphone ou le mode sentinelle comme chez Tesla. Reste que le tarif est plutôt raisonnable pour du premium moderne, et que la voiture est pour l'instant, relativement seule sur son segment.