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Vous êtes doué avec votre drone ? L'armée de Terre a peut-être un poste pour vous

Par Vincent Lautier - Publié le

L'armée de Terre recrute des spécialistes des drones en masse. Télépilotes, techniciens, mécaniciens : les profils recherchés sont variés et les formations assurées en interne. De quoi donner des idées à ceux qui passent déjà leurs week-ends avec leurs drones.

Vous êtes doué avec votre drone ? L'armée de Terre a peut-être un poste pour vous


Des métiers plus variés qu'on ne le pense



Comme le rapporte Ouest-France, à l'occasion de la signature d'engagement d'un jeune Morbihannais au Cirfa de Vannes, le besoin en spécialistes ne cesse de croître. Et la réalité des métiers est bien plus large qu'on ne le pense. L'armée de Terre recherche des télépilotes de drones, qui préparent, pilotent et supervisent l'entretien des appareils. Mais aussi des techniciens drones, chargés du lancement et du pilotage de mini-drones, de l'installation des stations de contrôle et de la sécurité au sol.

Les appareils utilisés sont eux aussi très différents d'un régiment à l'autre. En infanterie et dans les blindés, ce sont des mini-drones lancés à la main pour l'observation du champ de bataille ou le combat rapproché. Dans l'artillerie, comme au 61e Régiment d'artillerie de Chaumont, on passe sur des drones tactiques bien plus imposants, comme le système Patroller, lancé depuis des véhicules lourds et suivi par satellite.

Visuel : Ouest-France
Visuel : Ouest-France


Une école et des formations dédiées



L'armée de Terre a créé sa propre école des drones en juillet 2023, preuve que le sujet est pris très au sérieux. Elle forme les instructeurs, les moniteurs de nano et micro-drones. La formation de télépilote passe d'abord par six mois de formation militaire à l'Ensoa de Saint-Maixent, puis par quatre à six mois de spécialisation au 61e RA de Chaumont et à l'école de l'aviation légère de Dax. Pour l'armée de l'Air, c'est un autre parcours qui mène jusqu'au pilotage du MQ-9 Reaper, le gros drone de surveillance et de frappe, avec une formation à Salon-de-Provence puis à Cognac.

Le conflit en Ukraine a démontré le rôle devenu central des drones sur un champ de bataille moderne, que ce soit pour la reconnaissance, la frappe ou la guerre électronique. La France a d'ailleurs lancé la production de ses propres drones de combat ; nous vous en avons parlé, avec Renault qui s'est associé à Turgis & Gaillard pour fabriquer le drone Chorus. Le service national 2026, avec ses 1 800 appelés, propose d'ailleurs le poste de télépilote de drone parmi les spécialités accessibles.

Pas vraiment un petit DJI des familles
Pas vraiment un petit DJI des familles


On en dit quoi ?



Chez Mac4Ever, on adore les drones, et nos lecteurs aussi. On en teste régulièrement, on suit les sorties DJI et on sait que beaucoup d'entre vous passent pas mal de temps à faire voler leurs machines. Du coup, voir que ces compétences-là intéressent l'armée, c'est quand même un angle assez intéressant. Les profils recherchés ne sont pas forcément des ingénieurs aéronautiques : l'armée forme en interne, et un bon sens de l'orientation spatiale, de la réactivité et une affinité avec la tech suffisent pour postuler. Après, entre piloter un DJI Mini au-dessus de la plage et lancer un Patroller depuis un camion en zone hostile, il y a quand même un petit écart. Mais bon, il faut bien commencer quelque part.