Sony a retiré plus de 2 000 jeux du PlayStation Store en deux mois. En ligne de mire : le shovelware, ces jeux de mauvaise qualité produits à la chaîne, souvent avec l'aide de l'IA générative, qui polluent la boutique et compliquent la vie des vrais développeurs indés. Sony n'a communiqué aucun critère de retrait aux éditeurs concernés.
Deux vagues en deux mois
Sony a procédé en deux temps. Une première purge en janvier a fait disparaître environ 1 200 titres. La seconde, en mars, a visé un bon millier de jeux supplémentaires. L'éditeur chypriote Nostra Games a été le plus touché avec près de 700 jeux retirés d'un coup, des simulations génériques et des copies à peine déguisées de concepts populaires. CGI Lab, un autre éditeur qui pratiquait la même méthode, a lui aussi vu ses titres disparaître.
Le problème du shovelware
Le shovelware, ce sont ces jeux produits vite et mal, sans ambition créative, qui inondent les boutiques numériques pour générer du revenu à moindre coût. L'IA générative a accéléré le phénomène : avec des outils qui permettent de produire des assets visuels et du code à bas prix, certains éditeurs publient des dizaines de titres par mois. Ces jeux étaient aussi très populaires auprès des chasseurs de trophées, qui les achetaient pour obtenir des Platine faciles en quelques minutes.
Sony n'a rien dit
Sauf que voilà : Sony n'a fourni aucune explication aux éditeurs visés. Nostra Games a publié un communiqué expliquant ne pas connaître les raisons exactes du retrait de ses jeux. L'éditeur a annoncé qu'il continuerait à publier sur Switch, Xbox et Steam, ce qui montre bien que le problème ne se limite pas à PlayStation, mais on le sait, le Nintendo Store est blindé de ce genre de jeux moisis. En tous cas, Sony n'a toujours pas communiqué de critères clairs, et les développeurs restent dans le flou.
On en dit quoi ?
Le ménage est plutôt bienvenu, parce que retrouver un bon jeu indé au milieu de 700 simulateurs de courgettes générés par IA, c'était devenu un peu pénible, et on aimerait vraiment très très fort que Nintendo fasse la même chose. Mais bon, ne rien expliquer aux éditeurs, même quand ils publient de la daube, c'est un peu limite.