Une panne mondiale a mis les services Xbox à genoux pendant une quinzaine d'heures. Impossible de se connecter, d'ouvrir sa bibliothèque ou de lancer un jeu, y compris certains titres sur disque. En cause, un service de vérification des licences. Scott Van Vliet, le directeur technique de Xbox, parle d'une situation inacceptable.
Une panne mondiale de quinze heures
Tout a commencé dimanche soir. Des joueurs du monde entier se sont retrouvés face à des connexions refusées, des bibliothèques vides et des jeux impossibles à lancer, même en solo et même déjà installés sur la console. Le Microsoft Store était lui aussi tombé, les achats bloqués, les applications mobiles dans les choux. Le plus étonnant dans cette histoire, c'est que certains possesseurs de jeux sur disque se sont heurtés au même mur : la galette dans le lecteur, le jeu payé, et un message d'erreur quand même. Les titres rétrocompatibles Xbox 360 et Xbox One étaient logés à la même enseigne. Le rétablissement complet n'a été confirmé que lundi à 23h30, heure de Paris, après une quinzaine d'heures de blocage, près de vingt pour certains.
La faute à un serveur de licences
À l'origine du fiasco, on trouve un service chargé de vérifier les droits des joueurs, celui qui valide à chaque lancement que vous avez bien le droit de jouer au titre que vous avez acheté, qu'il soit dématérialisé ou parfois physique. Ce mécanisme ne fait pas partie de l'infrastructure Xbox à proprement parler, il sert aussi à des éditeurs partenaires, et quand il est tombé, il a entraîné tout le reste avec lui. Les jeux eux-mêmes n'avaient aucun souci, les serveurs de Microsoft non plus, mais comme plus rien ne pouvait valider les licences, plus rien ne se lançait sur les consoles.
Microsoft fait son mea culpa
Scott Van Vliet, qui occupe le poste de directeur technique de Xbox depuis le mois de mai, a reconnu publiquement que la situation était inacceptable et qu'une seule défaillance ne devrait jamais pouvoir bloquer autant de fonctions à la fois. Il annonce du coup un examen complet de l'incident, avec des services critiques renforcés, une détection des pannes plus fine et une communication plus rapide envers les joueurs. Par contre, aucun dédommagement n'a été évoqué pour le moment, que vous soyez abonné ou non.
On en dit quoi ?
C'est quand même toute l'absurdité du jeu vidéo moderne qui s'est étalée pendant une nuit, avec des joueurs qui tenaient leur disque acheté dans leur console achetée et qui ne pouvaient pas jouer parce qu'un serveur à l'autre bout du monde ne répondait plus. On veut bien saluer la franchise de Microsoft, qui a expliqué l'origine de la panne sans langue de bois, mais le fond du problème ne bouge pas : tant que le droit de lancer un jeu dépendra d'une validation en ligne, ce genre de soirée gâchée finira par se reproduire. Et l'industrie continue pourtant de pousser tout le monde vers le dématérialisé, ce qui n'a rien de rassurant.