Déployée il y a moins d'un an dans les cafés nord-américains, l'IA chargée de compter les stocks de Starbucks a été retirée des magasins. Censée scanner les rayons en quelques minutes, elle se trompait trop souvent, confondait les types de lait et oubliait des bouteilles. Les baristas, eux, n'ont pas caché leur soulagement.
Une IA pour compter les bouteilles de sirop
L'outil s'appelait Automated Counting et il était arrivé dans les magasins nord-américains à l'automne dernier, fruit d'un partenariat avec la société NomadGo. Le principe était plutôt bon sur le papier. Le barista prenait une tablette, la promenait devant les étagères, et la machine scannait tout avec une caméra et un capteur LIDAR. La promesse de Starbucks : un inventaire bouclé en quelques minutes au lieu d'une grosse heure, et des comptages bien plus fréquents qu'avant. Le genre d'argument qui plaît forcément à une direction obsédée par les ruptures de stock.
Le problème : un comptage tout sauf fiable
Le souci, c'est que l'IA n'arrivait pas à faire le boulot le plus basique : compter juste. Elle confondait des types de lait qui se ressemblent, en oubliait d'autres, mélangeait les références. Une vidéo diffusée par Starbucks elle-même montrait l'outil incapable de repérer une bouteille de sirop à la menthe poivrée posée juste à côté de celles qu'il comptait. Résultat, les employés reprenaient le comptage à la main derrière. Sur Reddit, certains ne mâchaient pas leurs mots : C'est franchement impressionnant à quel point c'est mauvais, lâchait l'un d'eux, pendant qu'un autre disait être à deux doigts de mettre un poing dans le mur.
Retour au comptage à la main
Starbucks a donc tranché. L'outil a été retiré cette semaine, et le lait comme les composants de boissons seront désormais comptés comme le reste des stocks, à l'ancienne. L'entreprise explique vouloir rester disciplinée sur les endroits où l'automatisation apporte vraiment quelque chose.
L'épisode tombe mal pour la chaîne, en plein plan de redressement et alors qu'elle galère justement à garder ses boissons populaires en rayon. Et Starbucks n'est pas seule : l'IA aux commandes des drive a aussi connu de gros ratés ailleurs dans la restauration rapide.
On en dit quoi ?
Honnêtement, il y a quelque chose d'assez rigolo là-dedans. On nous vend l'IA comme capable de tout, de coder, de diagnostiquer, de conduire, et la voilà qui cale sur une tâche qu'un ado en stage règlerait en une heure : compter des briques de lait. Le plus parlant, c'est la réaction des baristas, visiblement ravis qu'on les laisse retravailler comme avant. Quand les premiers concernés applaudissent le retour en arrière, c'est rarement bon signe pour la technonolgie concernée.