Toujours plus. Western Digital a présenté sa feuille de route pour les années à venir. Elle commence fort avec un disque de 40 To attendu pour fin 2026, et surtout un objectif d'atteindre les 100 To grâce à la technologie HAMR, d'ici 2029, autant dire demain.
Des lasers pour écrire vos données
Western Digital a donc décidé de ne pas du tout enterrer les disques mécaniques, loin de là. Le fabricant prépare pour la fin de cette année un modèle de 40 To basé sur la technologie ePMR combinée à l'UltraSMR. Des technologies d'écriture en tuiles qui permettent d'empiler plus de données sur chaque plateau. Ce disque est d'ailleurs déjà en cours de qualification chez de gros clients de la marque, de type hyperscalers, et la production en grand volume est prévue pour le second semestre 2026. Notons au passage que WD propose déjà des modèles de 32 To avec cette même approche. Ce sont des disques qu'on ne trouve pas sur le marché grand public, il faut généralement demander un devis à WD.
Cap sur les 100 To
Mais WD ne compte pas s'arrêter là. La firme a aussi détaillé sa stratégie autour du HAMR, cette fameuse technologie qui utilise un laser pour chauffer temporairement une toute petite zone du disque pendant l'écriture. L'idée est assez simple : en chauffant le média, on réduit sa résistance magnétique juste le temps d'écrire un bit, ce qui permet de stocker les données de manière bien plus dense. Côté calendrier, les premiers disques HAMR de WD devraient entrer en production de masse en 2027, avec un objectif affiché de 100 To d'ici 2029. Entre les deux, l'ePMR sera poussé jusqu'à 60 To en empruntant certaines avancées du HAMR, et les deux technologies partageront une architecture commune. En gros, un même châssis, les mêmes interfaces : les clients pourront passer de l'une à l'autre sans tout changer dans leurs datacenters.
Seagate a pris de l'avance
Côté concurrence, il faut quand même noter que Seagate n'a pas attendu. Le rival a déjà livré ses premiers disques 40 To basés sur sa plateforme Mozaic 4+, qui utilise le HAMR depuis un bon moment déjà. WD arrive donc après sur le terrain du HAMR, mais mise sur une approche plus prudente : le constructeur estime que le vrai intérêt du HAMR se situe au-delà de 40 To, là où les gains de densité justifient le surcoût lié aux composants laser et aux plateaux en verre que la technologie impose à la place de l'aluminium classique.
On en dit quoi ?
On est clairement dans une course aux téraoctets, et c'est plutôt une bonne nouvelle pour les datacenters qui doivent absorber des montagnes de données liées à l'IA. WD joue la carte de la prudence avec une transition progressive vers le HAMR, là où Seagate a foncé tête baissée. Les deux approches se défendent. Bon, maintenant, quelque chose me dit que ça n'est pas demain que j'aurai le budget pour mettre un disque de 100 To dans mon petit NAS pour Plex.