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Une semaine avec un MacBook Neo : que peut-on vraiment faire au quotidien ?

Par Laurence - Publié le

Et si le MacBook Neo était le Mac dont la plupart des utilisateurs ont réellement besoin ? Pas le plus puissant, ni le plus impressionnant sur le papier, mais peut-être le plus pratique au quotidien. Avec ce modèle plus compact et plus abordable, Apple semble revenir à une idée simple : proposer un ordinateur que l’on emporte partout, sans contrainte. Pendant une semaine, le MacBook Neo est devenu mon seul ordinateur. Travail, déplacements, détente : l’objectif était simple, voir s’il pouvait vraiment remplacer un Mac classique au quotidien.

MacBook Neo Test
Peut-on vraiment tout faire avec un MacBook Neo ?




Un Mac dans le sac !



Quid de la portabilité ? Le MacBook Neo affiche des dimensions légèrement plus compactes que le MacBook Air 13 pouces (29,75 x 20,64 x 1,27 cm contre 30,41 x 21,5 x 1,13 cm). Sur le papier, la différence reste modeste : environ un demi-centimètre de moins en largeur et en longueur. En revanche, il est un peu plus épais. Mais ces quelques millimètres changent plus de choses qu’on ne l’imagine.

MacBook Neo versus MacBook Air
MacBook Neo versus MacBook Air


Dans un sac déjà bien rempli —entre un carnet, un portefeuille, des clefs, une pochette ou une bouteille d’eau—, il suffit de peu de chose pour que la fermeture éclair bloque. Si le Neo se glisse un peu plus facilement, il y a peu de différence au niveau du poids : les deux machines restent dans la même catégorie. Et c'est dommage, quelques grammes de moins auraient été bien apprécié sur ce form factor.

Une semaine avec un MacBook Neo : que peut-on vraiment faire au quotidien ?


Au quotidien, cela se ressent au moment de sortir de chez soi. Le MacBook Neo se transporte très facilement dans un sac à main, sans donner l’impression de trimballer un véritable ordinateur portable. Cupertino semble clairement avoir cherché à retrouver l’esprit du MacBook 12 pouces : un Mac qu’on emporte presque par réflexe.

Le Mac en réunion
Le Mac en réunion


Ce form factor se révèle aussi très sympa en mobilité. Dans les transports, sur une petite table de café ou même posé sur les genoux (ce qui relève plutôt de l'exercice d'équilibriste avec l'iPad), le Neo est parfait. L’écran reste suffisamment confortable pour travailler, mais l’encombrement réduit rend l’ensemble plus discret. Pour ceux qui travaillent souvent hors de chez eux, c’est probablement l’un des points les plus séduisants de cette machine.

Le Mac à l'hôpital...
Le Mac à l'hôpital...


Un Mac pour travailler au quotidien ?



Pour cette prise en main, j'ai effectué plusieurs sessions de vingt-quatre heures chacune (histoire de vérifier l'autonomie évidemment). J'ai utilisé mon Neo au bureau (avec un écran secondaire), en déplacement et à domicile. Pour les tâches classiques — rédaction d’articles ou de textes, création de tableaux, préparation de supports de formation, gestion des mails ou simple navigation web — le MacBook Neo se montre parfaitement à l’aise.

Le Mac au bureau
Le Mac au bureau


Sur une journée complète de travail, ma configuration était la suivante : Safari, un traitement de texte, Notes, Mail, iMessage, WhatsApp, Slack, une IA (ChatGPT ou Gemini) sans oublier Apple Music en fond sonore et parfois Photoshop (n'ayons pas peur). Malgré ce multitâche constant et plusieurs applications actives en arrière-plan, le MacBook Neo n'a pas montré de signe particulier de faiblesse, de ralentissement ou de plantage. Les bascules entre les applications restent rapides et l’ensemble du système conserve une bonne réactivité.

Le petit message si vous vous trompez de port pour l'écran
Le petit message si vous vous trompez de port pour l'écran


Entre la consultation d’articles, la recherche d’informations, la vérification de sources ou encore la gestion des mails (et même avec une vingtaine d’onglets ouverts), la navigation sur Safari reste confortable sans ralentissements particuliers. Même constat avec d'autres navigateurs. Passer d’un onglet à l’autre, ouvrir de nouvelles pages ou consulter des documents en ligne ne pose aucun problème particulier. Dans ce type d’usage quotidien, il n'y a pas de grandes différences entre un Neo et un Air.

Une semaine avec un MacBook Neo : que peut-on vraiment faire au quotidien ?


L’écriture est agréable : le clavier me rappelle étrangement celui d'un... iBook. La course est courte, mais bien maîtrisée. Ce n’est pas le clavier le plus silencieux de la gamme —il est même un peu plus audible que celui des MacBook Air ou Pro récents—, mais cela reste largement supportable au quotidien, et surtout très loin du désastre des claviers papillon.

L'absence de rétro-éclairage des touches ne m'a pas dérangée. Ne regardant pas mon clavier quand je tape, je n’y ai pas vraiment prêté attention. En revanche, dans un environnement très sombre, cela pourrait être gênant pour certains. Je relève au passage un très bon point concernant le coloris indigo : sa résistance aux taches ! Pour l'avoir amené vraiment partout et dans toutes les conditions, il n'a quasiment aucune trace de doigts. Un vrai bonheur comparé au MacBook Air bleu minuit.

Franchement cet indigo varie entre le bleu, le violet, le gris !
Franchement cet indigo varie entre le bleu, le violet, le gris !


Pour quelqu’un qui passe une grande partie de la journée à rédiger —articles, documents ou mails— le Neo remplit son rôle comme un bon petit soldat. La principale différence avec un MacBook Air se situe finalement ailleurs : l’espace d’affichage, un peu plus compact, ce qui pourrait demander un petit temps d’adaptation lorsqu’on travaille avec plusieurs fenêtres ouvertes. On notera qu'il n'y a pas d'encoche sur l'écran et c'est là aussi très appréciable. Mais pour un usage bureautique classique, cela ne constitue pas un véritable frein.

En tailleur, en centre de soins
En tailleur, en centre de soins


Le MacBook Neo s’inscrit plutôt bien dans ce rôle de bureau mobile. On peut facilement l’ouvrir quelques minutes pour effectuer rapidement une tâche ou passer quelques heures. Cette spontanéité d’usage correspond bien à la philosophie de la machine : un Mac simple, rapide à utiliser et toujours prêt.

Un Mac avec de l’IA



Impossible aujourd’hui de passer une journée (de travail ou pas) sans croiser un outil d’intelligence artificielle. Pour ce test, j'ai utilisé plusieurs services en ligne, que ce soit pour reformuler un texte, générer un résumé ou rechercher rapidement certaines informations. ChatGPT, Gemini ou encore les assistants intégrés à certains services spécialisés font désormais partie de l’usage quotidien.

Une semaine avec un MacBook Neo : que peut-on vraiment faire au quotidien ?


Là encore, je n'ai pas rencontré de difficultés particulières avec le MacBook Neo. La génération de texte / images reste rapide et l’utilisation simultanée de ces outils avec d’autres applications ne ralentit pas la machine. Même avec plusieurs onglets ouverts et quelques applications actives en arrière-plan, l’expérience reste fluide.

Dans ce type d’usage essentiellement basé sur le cloud, la différence entre la puce A18 Pro du Neo et les puces M des MacBook Air se fait finalement assez peu sentir. La majorité du travail est effectuée à distance sur les serveurs des services d’IA. Résultat : pour consulter des réponses, générer du texte ou effectuer des recherches assistées, le MacBook Neo fait le travail demandé.

Quelques secondes suffisent pour avoir ce résultat
Quelques secondes suffisent pour avoir ce résultat


Un Mac qui s'amuse



Mais le MacBook Neo se prête aussi à des usages plus détendus : regarder un épisode de série, lancer une vidéo YouTube ou simplement écouter de la musique tout en parcourant quelques pages web.

Une semaine avec un MacBook Neo : que peut-on vraiment faire au quotidien ?


Dans ce contexte, le multitâche reste très naturel. On peut par exemple laisser Apple Music tourner en arrière-plan tout en naviguant dans Safari ou en répondant à quelques messages. L’écran est suffisamment grand et agréable pour ce type de contenu. Certes, son format est plus compact que celui d’un MacBook Air, surtout pour regarder un film complet, mais la qualité d’affichage est au rendez-vous (et il n'y a pas d'encoche !!) : couleurs équilibrées, luminosité réglée en automatique et un confort suffisant pour une séance vidéo occasionnelle.

Une semaine avec un MacBook Neo : que peut-on vraiment faire au quotidien ?


Côté audio, l’expérience reste correcte. J'ai eu un peu de mal avec le positionnement des haut-parleurs qui sont placés latéralement, mais ils délivrent un son clair, largement suffisant pour regarder une série, suivre un podcast ou écouter de la musique dans une pièce calme. Bien sûr, on n’atteint pas la puissance ou la spatialisation d’un MacBook Pro, mais pour un ultraportable de ce type, l’ensemble reste très convenable et ce n'est d'ailleurs pas ce que l'on attend de lui.

Une semaine avec un MacBook Neo : que peut-on vraiment faire au quotidien ?


J’en ai également profité pour lancer Photoshop et effectuer quelques retouches rapides sur des images. Recadrage, ajustement de la luminosité, retouches légères ou export pour le web, petite colorisation rapide : le MacBook Neo gère ces tâches sans difficulté particulière. J'ai également ouvert quelques gros fichiers à plusieurs Go sans problème. Les outils restent réactifs et les manipulations s’effectuent sans ralentissement notable.

Une semaine avec un MacBook Neo : que peut-on vraiment faire au quotidien ?


Pour un usage de retouche occasionnelle ou pour préparer des visuels destinés à un article ou aux réseaux sociaux, la machine s’en sort donc plutôt bien. En revanche, pour du travail photo plus lourd — fichiers RAW volumineux, nombreuses couches ou retouches complexes — un MacBook Air ou un MacBook Pro restera naturellement plus adapté.

Un Mac au bout de la nuit ?



Côté autonomie, le MacBook Neo s’inscrit dans la tradition des machines Apple. La firme annonce une journée complète (soit 16 heures sur une seule charge) — ce qui est bien souvent très optimiste, même si on fait attention.

Avec un usage normal moyen et en mettant la luminosité en mode automatique, la batterie descend progressivement, mais suffit pour accompagner une bonne partie de la journée de travail. Si vous vous lancez dans le montage vidéo, il est prévisible que celle-ci descende rapidement...

Mettre la luminosité en automatique aide forcément l'autonomie
Mettre la luminosité en automatique aide forcément l'autonomie


Ce comportement est d’autant plus cohérent avec la philosophie du produit : un Mac que l’on emporte partout, sans forcément penser à son chargeur ou à emmener une batterie externe. Bien sûr, selon les usages plus intensifs ou le nombre d’applications ouvertes, l’autonomie peut varier. Mais dans un cadre classique un peu poussé (bureautique, navigation, multimédia), j'ai tenu 8 heures sans trop de difficultés. En revanche, je ne suis pas arrivée aux 16 heures d'Apple...

Une semaine avec un MacBook Neo : que peut-on vraiment faire au quotidien ?


Pour ma part, je n'ai pas eu de mauvaise surprise. En outre, j'ai l'habitude de travailler en mode nomade et d'avoir toujours une batterie externe ou un chargeur dans ma voiture. Bref, en étant conscient des limites de votre machine, vous pouvez tout de même envisager sereinement une journée en mobilité, entre domicile, transports et café, sans craindre la panne sèche.

Vous pouvez aussi passer par la charge via votre voiture (j'ai utilisé un chargeur de voiture 100W UGreen)
Vous pouvez aussi passer par la charge via votre voiture (j'ai utilisé un chargeur de voiture 100W UGreen)




Mon avis au bout d'une semaine



Le MacBook Neo ne cherche clairement pas à remplacer les machines les plus puissantes de la gamme Apple. Ceux qui travaillent régulièrement sur des projets lourds — montage vidéo, développement intensif ou retouche photo avancée — continueront naturellement de se tourner vers un MacBook Air, et plus encore vers un MacBook Pro. Mais ce n’est pas vraiment la mission du Neo.

Une semaine avec un MacBook Neo : que peut-on vraiment faire au quotidien ?


Sa véritable force se situe ailleurs : la simplicité et la mobilité. Dans un usage quotidien fait de rédaction, de navigation web, de mails, de recherche ou de quelques outils en ligne, il répond présent sans jamais donner l’impression d’être limité. Pendant toute une journée de travail, il se fait rapidement oublier, ce qui est souvent le signe d’un ordinateur bien conçu : tout fonctionne simplement, sans que l’on ait à se soucier de la machine.

C’est probablement là que le MacBook Neo trouve le mieux sa place. Pour beaucoup d’utilisateurs, l’ordinateur sert surtout à écrire, consulter des informations, gérer des documents ou regarder un peu de contenu multimédia. Dans ces scénarios, la différence de puissance avec les puces M des MacBook Air se ressent finalement très peu.

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Mais surtout, le Neo possède des avantage imbattables : son format, son look (enfin de la couleur), et son prix ! Sa taille lui permet de trouver facilement sa place dans un sac et s’utilise tout aussi bien sur une table de café que sur les genoux. Il devient alors un véritable compagnon du quotidien, toujours prêt à servir.

En ce sens, le MacBook Neo pourrait bien incarner une autre vision du Mac : moins une machine de puissance qu’un ordinateur personnel, léger et toujours à portée de main. Pour de nombreuses personnes, cela pourrait finalement être le choix le plus logique.