Aux États-Unis, les abonnements sans publicité de Disney+ et de Hulu passent de 18,99 à 21,49 dollars par mois, et presque toutes les autres formules du groupe suivent le mouvement, des bundles avec ESPN jusqu'à Hulu + Live TV. Ces tarifs dépassent l'équivalent chez Netflix, alors que le streaming de Disney n'a jamais gagné autant d'argent.
Une quatrième hausse en quatre ans
Les formules avec publicité s'en sortent un peu mieux, avec 50 cents de plus pour atteindre 12,49 dollars par mois, aussi bien chez Disney+ que chez Hulu, la plateforme du groupe dédiée aux séries et aux contenus plus adultes. Le bundle qui regroupe les deux services sans réclame monte de 19,99 à 21,99 dollars, les packs avec ESPN grimpent jusqu'à 32,99 dollars, et Hulu + Live TV, l'offre qui ajoute les chaînes du câble, prend 10 dollars d'un coup. Les nouveaux abonnés paient ces montants immédiatement, alors que les anciens les découvriront sur leur prochaine facture. Pour Disney+, lancé fin 2019, c'est la quatrième augmentation en quatre ans après celles d'octobre 2023, 2024 et 2025, et elle arrive quelques jours à peine après une hausse du même genre sur les offres ESPN.
Plus cher que Netflix
Netflix facture 20 dollars son abonnement sans publicité, et 27 dollars sa formule 4K. Disney+ dépasse donc le tarif de base du leader du marché, même si sa formule à 21,49 dollars inclut la 4K et le HDR que Netflix fait payer plus cher. Et puis il y a le calendrier : sur le dernier trimestre, les revenus de Disney+ et Hulu ont progressé de 11 %, et leur résultat opérationnel combiné a bondi de 116 % pour atteindre 712 millions de dollars. On est encore loin des plus de 4 milliards de Netflix et de ses 325 millions d'abonnés, contre 131,6 millions pour Disney+, mais la rentabilité promise depuis des années est bel et bien là.
Et par chez nous ?
En France, Hulu n'existe pas, et Disney+ est facturé 6,99 euros par mois avec publicité, 10,99 euros en Standard et 15,99 euros en Premium avec la 4K. Rien n'est annoncé pour le moment de ce côté de l'Atlantique. Mais l'histoire se répète depuis le lancement du service : les hausses américaines finissent par traverser l'océan au bout de quelques mois, et il serait étonnant que celle-ci fasse exception.
On en dit quoi ?
Le streaming s'était vendu comme l'alternative bon marché au câble, et cette promesse a tenu une dizaine d'années. À plus de 21 dollars par mois pour une seule plateforme, on revient tranquillement au point de départ, avec des bundles qui ressemblent de plus en plus aux vieux bouquets de chaînes qu'on était justement censé fuir. La logique de Disney est claire : pousser les abonnés vers la publicité, qui rapporte gros, ou vers les packs, qui limitent les résiliations. Doubler ses profits et augmenter ses tarifs quelques semaines plus tard, il fallait oser, et Disney l'a fait sans trembler.