On attendait le fameux gadget dessiné avec Jony Ive, et voilà que le premier objet signé OpenAI est un petit pavé de raccourcis pour développeurs à 230 dollars, le Codex Micro, fabriqué avec Work Louder. Objet de niche, quantités limitées, aucun prix en euros ni livraison prévue en France pour le moment.
Pas vraiment le gadget qu'on imaginait
Depuis des mois, on guette l'appareil grand public qu'OpenAI prépare avec l'ancien patron du design d'Apple. Eh bien ce n'est pas lui qui est présenté aujourd'hui. Le tout premier objet estampillé OpenAI, c'est donc ce Codex Micro, mis en vente aujourd'hui même, juste teasé fin juin par un message énigmatique sur X. Et la marque prévient d'entrée que ce n'est ni un nouveau modèle, ni une nouvelle capacité d'IA, et surtout que ça n'a rien à voir avec le fameux appareil de Jony Ive, lui toujours attendu pour la seconde moitié de 2026.
À quoi ça sert au juste
Le Codex Micro reprend en fait le châssis du Creator Micro 2 de Work Louder, un petit atelier américain de claviers mécaniques, avec treize touches, un mini joystick, une molette et six couches programmables. Le vrai truc sympa, ce sont les six touches du haut, les "touches d'agent", dont les capuchons translucides changent de couleur selon ce que fait votre agent Codex : blanc quand il ne fait rien, bleu quand il réfléchit, vert quand il a fini, rouge quand ça a planté. Vous le posez à côté de votre clavier et déclenchez vos commandes d'un doigt, sans raccourci ni souris. OpenAI espère draguer les cinq millions de personnes qui utilisent Codex chaque semaine, ou plutôt la petite frange qui en abuse vraiment.
Compliqué à trouver en France
Comptez 230 dollars, soit à la louche 210 euros, mais aucun tarif officiel en euros n'a été communiqué, sans compter la TVA et les frais de douane si l'engin traverse l'Atlantique. Parce que voilà le vrai souci pour nous : le Codex Micro se vend uniquement sur la boutique en ligne de Work Louder, en quantités limitées et jusqu'à épuisement des stocks. Rien n'est prévu pour la France ni pour l'Europe.
On en dit quoi ?
C'est quand même assez rigolo de voir OpenAI, qui pèse des centaines de milliards, choisir comme tout premier objet un clavier d'appoint bricolé par un atelier de niche. Le Codex Micro n'a rien de renversant, c'est un accessoire malin pour une poignée de développeurs déjà accros à Codex, et 230 dollars pour treize touches lumineuses, ça pique un peu. La série limitée jusqu'à rupture sent surtout l'objet de collection qu'on fait miroiter en attendant le vrai produit grand public.