À partir du 1er mai 2026, plusieurs départements français passent à la vitesse supérieure côté sanctions pour le téléphone au volant. Suspension automatique du permis, même sans autre infraction commise en parallèle. Les Landes, le Lot-et-Garonne, le Pas-de-Calais et la Charente-Maritime font partie de la première liste.
Ce qui change concrètement le 1er mai
Pour situer, la règle nationale n'évolue pas en elle-même. Tenir son téléphone au volant reste une contravention de quatrième classe, soit 135 euros d'amende forfaitaire et trois points de retrait. Le Code de la route prévoit déjà une peine en plus, de suspension de permis pouvant aller jusqu'à trois ans, et un retrait immédiat si une autre infraction est constatée en même temps. Ce que font certains préfets, c'est utiliser à fond ce levier en imposant la suspension de manière systématique, sans attendre la seconde infraction.
Les Landes en chef de file, 200 permis suspendus en trois mois
Le précédent vient des Landes, où le préfet a instauré cette politique dès novembre dernier. Selon les chiffres communiqués par la police landaise, 200 permis ont été suspendus en trois mois seulement. La méthode a fait des émules. Le Lot-et-Garonne a suivi en décembre, avec une suspension limitée à deux mois maximum. Le Pas-de-Calais s'y est mis en février 2026, et la Charente-Maritime emboîte le pas en mai après une expérimentation lancée en avril 2025.
Attention aux vidéos TikTok qui affolent les conducteurs
Depuis quelques semaines, les réseaux sociaux et particulièrement TikTok font tourner des vidéos qui affirment que le moindre coup d'œil au téléphone entraînerait désormais une suspension automatique et définitive du permis sur tout le territoire. Ces vidéos sont fausses pour deux raisons. La mesure ne concerne que les départements cités, pas la France entière. Et surtout, jamais aucun préfet n'a parlé de suspension à vie.
On en dit quoi ?
C'est quand même intéressant de voir que les préfets prennent les devants quand le législateur traîne. Le téléphone au volant est devenu en quelques années l'une des premières causes de mortalité routière, et appliquer la suspension dès la première infraction n'a rien d'idiot quand on regarde les statistiques. Maintenant, ce patchwork de règles département par département est un peu bordélique pour les automobilistes qui traversent la France. Une harmonisation nationale aiderait pas mal, plutôt que de laisser chaque préfet bricoler dans son coin avec les textes.