Elon Musk a annoncé que Neuralink allait lancer la production en grande série de ses implants cérébraux cette année. Au programme : des interventions chirurgicales presque entièrement automatisées et un nouvel implant pour rendre la vue aux aveugles.
Des implants par milliers
Dans un message publié sur X, Elon Musk a détaillé les ambitions de Neuralink pour 2026. La start-up spécialisée dans les interfaces cerveau-machine va passer en mode high-volume production, autrement dit une fabrication à grande échelle de ses puces cérébrales. Le patron de Tesla et SpaceX évoque également une évolution majeure de la procédure chirurgicale, qui deviendra presque entièrement automatisée. Un point technique retient l'attention : les fils de l'implant traverseront désormais la dure-mère (la membrane qui entoure le cerveau) sans nécessiter son retrait, ce que Musk qualifie de big deal pour simplifier l'opération.
Douze patients équipés, et bientôt des milliers
À ce jour, douze personnes atteintes de paralysie sévère ont reçu l'implant Neuralink. Ces patients utilisent la puce pour contrôler des outils numériques et physiques par la pensée. Le premier cobaye a par exemple pu jouer à des jeux vidéo, naviguer sur internet et poster sur les réseaux sociaux en utilisant uniquement son cerveau. Musk avait évoqué l'objectif de dépasser le millier de patients implantés d'ici fin 2026. La société a levé 650 millions de dollars en juin 2025 pour financer cette montée en puissance.
Blindsight : rendre la vue aux aveugles
L'autre grand projet de Neuralink s'appelle Blindsight. Cet implant doit permettre de restaurer une forme de vision chez les personnes totalement aveugles, y compris celles qui le sont de naissance. Le dispositif stimule le cortex visuel à l'aide de fils ultra-fins pour créer des perceptions de lumière et de formes. La FDA lui a accordé le statut de breakthrough device (dispositif innovant) en septembre 2024, ce qui accélère son parcours réglementaire. Les premiers essais sur des patients humains sont prévus pour 2026. Neuralink recrute actuellement des volontaires aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni.
On en dit quoi ?
Les annonces de Musk sur Neuralink ont toujours tendance à être optimistes, voire un peu trop, mais c'est aussi grâce à cet enthousiasme parfois un peu excessif qu'il arrive à avancer sur la plupart de ces entreprises. La production de masse d'implants cérébraux en 2026, c'est ambitieux quand on sait que la société n'a équipé qu'une douzaine de patients en deux ans, mais au moins la volonté est là. Et surtout, les avancées techniques sont réelles et le financement suit. Reste à voir si les autorités sanitaires valideront une commercialisation à grande échelle aussi rapidement.