ByteDance a lancé Seedance 2.0, un générateur de vidéos par IA qui produit des scènes hyperréalistes avec des personnages protégés comme Spider-Man ou Dark Vador, et même des combats entre Tom Cruise et Brad Pitt. Disney, Paramount et la Motion Picture Association ont immédiatement réagi avec des mises en demeure, et ByteDance promet de renforcer ses protections.
Des vidéos virales en quelques heures
Il a fallu moins d'une journée pour que Seedance 2.0 fasse le tour des réseaux sociaux. Le générateur de vidéos par IA de ByteDance (la maison mère de TikTok) permet de créer des clips hyperréalistes à partir d'un simple prompt-texte. Et les utilisateurs ne se sont pas fait prier : une vidéo montrant Tom Cruise affronter Brad Pitt sur un toit est devenue virale, postée par le réalisateur et artiste VFX Ruairi Robinson. Mais les exemples ne se sont pas arrêtés là, avec des scènes qui mettent en scène Spider-Man, Dark Vador ou encore Peter Griffin, tous reproduits sans la moindre autorisation.
Hollywood réplique immédiatement
Disney a été le premier studio à dégainer une mise en demeure, accusant ByteDance d'utiliser une bibliothèque piratée de personnages Marvel et Star Wars, traités comme si la propriété intellectuelle de Disney était du clip art gratuit. Paramount a suivi pour South Park, Star Trek et Dora l'exploratrice, et la SAG-AFTRA a parlé de violation flagrante. La Motion Picture Association (qui représente Netflix, Warner Bros et Universal) a dénoncé un usage massif et non autorisé d'œuvres protégées. Bref, tout Hollywood est remonté, et les cabinets d'avocats sont au taquet.
ByteDance promet de corriger le tir
ByteDance a répondu qu'il respecte la propriété intellectuelle et qu'il va renforcer les protections pour empêcher la reproduction de personnages protégés. Les détails techniques sur ces protections sont encore à définir. Et il y a un point qui rend la situation encore plus embarrassante pour ByteDance : Disney a déjà signé un accord avec OpenAI pour permettre à Sora d'utiliser ses personnages dans un cadre légal et financier défini. Ce qui veut dire que Disney n'est pas opposé à l'IA, mais exige que ça se fasse dans les règles. ByteDance, de son côté, a préféré foncer sans rien demander.
On en dit quoi ?
Pour le coup, ByteDance a fait fort. Lancer un outil qui reproduit quasiment à l'identique des personnages sous copyright, à une époque où les procès sur l'IA et le droit d'auteur se multiplient, c'est quand même un peu gonflé. Et le fait que Disney ait déjà un partenariat avec OpenAI montre bien que le problème n'est pas l'IA, mais le fait de ne rien demander à personne. Disney accepte qu'on utilise Spider-Man dans un cadre légal, à condition de signer un accord et surtout de passer à la caisse. ByteDance a préféré sauter cette étape.