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220 milliards pour l’IA : pourquoi Amazon séduit Wall Street, contrairement à Meta

Par Laurence - Publié le

La course à l’intelligence artificielle continue de faire exploser les dépenses des géants de la tech. Après Alphabet, Meta et Apple, c’est au tour d’Amazon de publier ses résultats avec une nouvelle hausse de ses investissements. Le groupe prévoit désormais de consacrer 220 milliards de dollars à ses dépenses d’investissement en 2026, notamment à cause de l’envolée du prix de la mémoire, provoquant une réaction à contre-courant de la Bourse !

Amazon résultats IA


AWS RETROUVE UNE CROISSANCE EXPLOSIVE



Amazon a signé un excellent deuxième trimestre avec un chiffre d’affaires de 200,61 milliards de dollars, contre 196,47 milliards attendus par Wall Street. Le bénéfice par action dépasse lui aussi très largement les prévisions.

La véritable vedette reste toutefois Amazon Web Services (AWS). L’activité cloud a généré 42,2 milliards de dollars de revenus, avec une croissance de 37 % sur un an. Il s’agit tout simplement de la progression la plus rapide enregistrée par AWS depuis 2021.

Pour Andy Jassy Président et CEO d'Amazon, cette accélération reflète avant tout l’appétit toujours plus important des entreprises pour les infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle.

220 milliards pour l’IA : pourquoi Amazon séduit Wall Street, contrairement à Meta


220 MILLIARDS DE DOLLARS POUR SUIVRE LA DEMANDE



Cette dynamique pousse Amazon à investir encore davantage. Le groupe prévoit désormais de dépenser 220 milliards, contre une prévision de 200 milliards annoncée en début d’année. Là encore, la flambée du coût de la mémoire joue un rôle déterminant.

Andy Jassy a expliqué que l’explosion des prix des composants mémoire avait directement conduit Amazon à revoir son budget à la hausse. Mais ce n’est pas la seule raison : le dirigeant affirme que la demande est devenue si importante que même ce niveau d’investissement ne suffira pas à répondre à tous les besoins.

Et malgré cela, Amazon devrait encore manquer de capacités en 2026, probablement aussi en 2027, tandis que les premières demandes pour 2028 sont déjà particulièrement nombreuses. Aussi, les investisseurs —contrairement à Meta ou Alphabet, et même Apple— se sont concentrés sur le renforcement et le potentiel du cloud, encensant les résultats. Dans les échanges post-clôture, le titre grimpant de presque 12%.

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LA COURSE À L’IA S’ACCÉLÈRE



Amazon rejoint ainsi les autres géants américains engagés dans une véritable course aux infrastructures. Alphabet a récemment relevé son objectif d’investissements jusqu’à 205 milliards de dollars, tandis que Meta continue également d’augmenter ses dépenses pour construire de nouveaux centres de données dédiés à l’intelligence artificielle.

Cette inflation des investissements ne concerne plus uniquement les GPU ou les centres de données. Comme Apple l’a récemment reconnu pour ses Mac et ses iPad, la mémoire est devenue l’un des composants les plus coûteux, poussant plusieurs acteurs du secteur à revoir leurs budgets… voire leurs prix.

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Qu’en penser ?



L’enjeu n’est plus seulement de développer de meilleurs modèles d’intelligence artificielle, mais surtout de construire suffisamment d’infrastructures pour les faire fonctionner. La somme investie est colossale (220 milliards de dollars) et pourtant la bourse -qui a durement sanctionné Meta et Alphabet pour leurs investissements dans l'IA- a eu une réaction totalement contraire !

Mais pourquoi ? Tout simplement à cause du cloud et d'AWS. Ce ne sont pas les dépenses qui font peur aux marchés, mais leur capacité à être rapidement rentabilisées, ce qui sera le cas grâce à AWS. Et au delà, ces investissement ne seront toujours pas suffisants pour répondre à la demande actuelle.

Si cette prévision se confirme, la pénurie de capacités de calcul pourrait durer plusieurs années et continuer à faire grimper le prix de composants stratégiques comme la mémoire. Après les GPU de Nvidia, c’est désormais toute la chaîne d’approvisionnement de l’IA qui semble sous tension.