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Une entreprise a dépensé 500 millions de dollars sur Claude en un mois, faute de limites

Par Vincent Lautier - Publié le

Déployer l'IA d'Anthropic dans toute une entreprise sans fixer la moindre limite d'usage peut aboutir à une facture vertigineuse. D'après Axios, une société a vu sa dépense atteindre 500 millions de dollars en un seul mois sur Claude, le modèle concurrent d'OpenAI, faute d'avoir plafonné les licences accordées à ses salariés. Ce cas montre bien les coûts d'exploitation que l'IA générative fait grimper dans les organisations.

Une entreprise a dépensé 500 millions de dollars sur Claude en un mois, faute de limites


Un demi-milliard en trente jours



L'information émane d'un consultant en intelligence artificielle interrogé par Axios, selon qui l'un de ses clients a vu sa note atteindre un demi-milliard de dollars en une trentaine de jours, uniquement sur les licences Claude fournies par Anthropic. Le nom de l'entreprise n'a pas été communiqué. Le mécanisme, par contre, est très clair : aucun plafond n'encadrait l'utilisation, si bien que les employés pouvaient consommer autant de ressources qu'ils le voulaient, sans le moindre garde-fou.

Une entreprise a dépensé 500 millions de dollars sur Claude en un mois, faute de limites


Pourquoi la facture s'emballe aussi vite



Les modèles comme Claude se facturent à l'usage, selon le volume de texte traité en entrée comme en sortie, découpé en unités appelées tokens. Chaque requête, chaque tâche automatisée lancée en arrière-plan consomme des tokens, et donc de l'argent. Quand des centaines de salariés exploitent l'outil sans aucune restriction, avec des scripts qui tournent en continu et des usages qui se multiplient, la consommation s'envole en quelques jours à peine. C'est exactement ce qui s'est produit ici : un accès illimité ouvert à toute l'organisation, et une addition qui finit à neuf chiffres.

Quand l'IA devient une ligne budgétaire à surveiller



Anthropic figure parmi les principaux acteurs de l'IA générative face à OpenAI, et son assistant Claude s'est largement installé dans le monde de l'entreprise. Ce cas extrême révèle une tendance de fond : à mesure que ces outils se diffusent dans les organisations, leurs coûts d'exploitation augmentent eux aussi, parfois dans des proportions que personne n'avait anticipées. Pour l'éditeur, ces très gros clients représentent une manne financière. Pour les directions financières des entreprises, c'est une dépense d'un genre nouveau qu'il va falloir cadrer sérieusement.

Une entreprise a dépensé 500 millions de dollars sur Claude en un mois, faute de limites


On en dit quoi ?



C'est une leçon à 500 millions de dollars. Des entreprises déploient une technologie surpuissante sans poser le moindre garde-fou, comme on distribuerait des cartes bancaires sans plafond à tout un open space. La vraie question n'est pas de savoir si l'IA vaut son prix, mais combien de sociétés découvriront l'addition une fois qu'il sera bien trop tard. Vous fixeriez quelles limites, vous, avant de lâcher Claude dans toute la société pour laquelle vous travaillez ?