Une étude de Morgan Stanley révèle que les batteries CATL affichent une dégradation nettement plus lente que celles de la concurrence. Après 2 millions de kilomètres, l'écart avec BYD, Samsung SDI ou LG Energy Solution devient flagrant.
Des tests en conditions réelles
Morgan Stanley a analysé les performances de 100 batteries réparties sur 12 véhicules électriques dans quatre grandes villes chinoises. Pas de simulation en laboratoire ici, mais des données issues d'une utilisation quotidienne. Résultat : les cellules CATL enregistrent une courbe de dégradation plus douce que celles de leurs concurrents directs. Après 2 millions de kilomètres parcourus, les batteries du fabricant chinois conservent environ 400 km d'autonomie, contre 350 km ou moins pour les autres marques. Une différence de 50 km qui peut sembler modeste, mais qui traduit une meilleure tenue dans le temps.
Une longévité qui se vérifie sur le terrain
Le site de Zhangbei, une immense ferme solaire et éolienne du nord de la Chine qui stocke l'énergie dans des batteries, offre un cas d'école. Parmi les quatre fournisseurs de batteries LFP installés sur le site, CATL est le seul dont les unités n'ont jamais été remplacées. Après 14 ans de fonctionnement, elles conservent encore plus de 90 % de leur capacité. Le fabricant a aussi déployé en 2020 à Jinjiang la première batterie LFP dépassant 12 000 cycles, avec une durée de vie estimée à plus de 20 ans. Côté fiabilité, CATL met de côté 3,8 % de ses revenus pour couvrir d'éventuels problèmes de garantie, mais n'en utilise finalement que 0,2 %. Autrement dit, très peu de batteries reviennent en SAV. C'est le meilleur ratio du marché chinois.
Un leader qui fournit les plus grands
Avec 38,2 % du marché mondial des batteries pour véhicules électriques fin 2025, CATL reste le numéro un incontesté. Le fabricant approvisionne Tesla, BMW, Mercedes-Benz et Volkswagen, entre autres. Sa nouvelle cellule de 587 Ah, présentée comme la solution optimale pour le stockage d'énergie par Morgan Stanley, est entrée en production de masse à l'usine de Jining. Plus de 2 GWh ont déjà été expédiés, avec un coût de production inférieur de 42 % à celui de la concurrence. L'installation produit plus de 220 000 cellules par jour avec des temps de cycle inférieurs à 2 secondes.
On en dit quoi ?
C'est quand même rassurant de voir des données concrètes sur la durabilité des batteries. La dégradation est l'une des grandes inquiétudes des acheteurs de véhicules électriques, et CATL semble avoir une longueur d'avance sur ce point. En plus, on ne peut franchement contester les chiffres quand ils viennent d'une banque d'investissement américaine qui n'a aucun intérêt à faire de la publicité pour un fabricant chinois. Reste à voir si les constructeurs européens et américains parviendront à rattraper leur retard, ou s'ils devront continuer à dépendre de CATL pour équiper leurs modèles les plus performants.