Le bilan 2025 du marché automobile français est tombé et les chiffres sont très bons : l'électrique progresse, le thermique recule, et les voitures assemblées en France s'en sortent mieux que jamais. Avec 327 000 immatriculations de véhicules électriques et une part de marché passée à 20 %, la tendance se confirme, portée par les flottes d'entreprises et bien sûr la Renault 5.
L'électrique passe la barre des 20 %
Sur l'ensemble de l'année 2025, 1,63 million de voitures particulières neuves ont été immatriculées en France, soit une baisse de 5 % par rapport à 2024. Le marché global recule donc, mais l'électrique fait le chemin inverse. Les ventes de voitures 100 % électriques ont progressé de 12 %, pour atteindre environ 327 000 unités. La part de marché est passée de 17 % en 2024 à 20 % en 2025, et en décembre, elle a même grimpé à 24 %. Les voitures diesel et essence, elles, ont chuté de 30 à 34 % rien que sur le mois de décembre. La Renault 5, première voiture électrique à entrer dans le top 10 des meilleures ventes annuelles (7e place), a écoulé près de 38 000 exemplaires. Tesla, de son côté, a perdu 37 % de ses immatriculations sur l'année.
Les flottes d'entreprises, moteur de la croissance
Ce sont les flottes d'entreprises qui ont fait la différence en 2025. Leurs achats de véhicules électriques ont bondi de 52 %, passant de 69 000 à environ 105 000 unités. La réforme de la fiscalité des voitures de fonction, couplée à une taxe annuelle incitative ciblant les grandes flottes de plus de 100 véhicules, a rendu les modèles électriques bien plus intéressants pour les gestionnaires. Pour les particuliers, c'est une autre histoire : les immatriculations ont reculé de 16 %, même si le leasing social a permis de limiter la casse avec ses 50 000 véhicules attribués.
Et le made in France dans tout ça ?
27 % des voitures électriques vendues en France en 2025 ont été assemblées sur le territoire. C'est quand même le double de ce que fait le thermique, à 16 %. Sur le segment des particuliers, cette part grimpe même à 30 %. Les usines de Douai et Maubeuge tournent à fond, et l'éco-score, qui conditionne les aides publiques à l'empreinte industrielle et environnementale des véhicules, pousse les constructeurs à produire localement. Pour les utilitaires, 4 modèles électriques sur 10 vendus en Europe sont assemblés en France, même si la demande reste timide avec 10 % de parts de marché.
On en dit quoi ?
C'est une bonne dynamique pour l'industrie automobile française, et ça fait du bien à lire (et à écrire, me concernant). En France, le thermique recule, l'électrique progresse, et en prime, ça profite aux usines du pays. Maintenant, le prix moyen d'une voiture électrique reste à 42 900 euros, contre 25 600 pour une essence, tout ceci reste donc assez fragile.